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Bureau d’interventions urbaines – Rue des Carmes

Philippe CoudertDepuis quelques années, Radio Campus Orléans gagne vraiment en qualité. Depuis la rentrée, les jeunes organisent une matinale, qui, par certains aspects rivalise sans problème avec ce qui se fait dans des médias plus importants. En plus de commenter l’actualité, ils y intervievent des orléanais du domaine politique, culturel, étudiant, social, etc…

Le 14 février, la matinale de Radio Campus a invité Philippe Coudert pour y parler du projet qu’il a mené aux Carmes. Une démarche et quelques réflexions sur le quartier réellement intéressantes.

Pour ceux qui ne sont vraiment « pas du matin », la bande son de l’interview est disponible sur le net

Le site de Philippe Coudert est

Radio Campus émet sur Orléans 88.3 FM. On peut aussi l’écouter sur internet sur  le site de la radio ou sur la page de blogorleans.fr. Radio Campus a aussi une page facebook et un compte twitter qui permettent de suivre, entre autres, les parutions des podcast internet

Les habitants d’Orléans sont parmi les plus surveillés de France

LIBERTÉS INDIVIDUELLES

Il y a aujourd’hui à Orléans 1 caméra pour 1 039 habitants. Une mise sous surveillance généralisée de la population qui s’est faite sans résistance de la part des habitants.

rue89 - Orleans et sa politique securitaire

Une de Rue 89, le 27 octobre 2011

Fin octobre, Rue 89 a publié une Une qui fit grand bruit :  « Comment les Orléanais laissent grignoter leurs libertés« . Ce titre créa un  trouble au sein de la municipalité qui s’empressa de réclamer un droit de réponse au journal.

L’article de Rue 89 a pour intérêt de décrire la politique sécuritaire de la municipalité d’Orléans sans épargner la droite au pouvoir, la gauche sans pouvoirs mais aussi, et c’est ce qui fait la force de l’article, les habitants totalement impuissants à défendre leurs libertés individuelles.

Reconnaissons-le : si certains citoyens ont combattu à titre individuel la politique sécuritaire du Maire, si dans nos colonnes, nous avons débattu de ces question à plusieurs reprises, si nous avons même réussi à faire démonter une caméra installée sur une crèche  (rappelez-vous !), admettons-le, à Orléans, personne n’est jamais descendu dans la rue pour réclamer qu’on déboulonne une seule caméra de télésurveillance !

Alors que l’on sait que la droite fait d’Orléans une sorte de laboratoire sécuritaire où elle met en œuvre tous ses outils répressifs et y connait en retour tous ses échecs, aucune pétition, aucune campagne d’information ni de mobilisation ne sont lancées par les associations et groupes de défense des libertés individuelles.

Les orléanais semblent bel et bien hermétiques, tant aux discours rationnels sur l’inefficacité et le cout des caméras qu’aux propos, plus humanistes, sur le droit d’aller et venir sans être surveillés.

Pourtant, des éléments qui devraient nous interroger sortent, jour après jour :

- par exemple, un rapport de la Cour des Comptes dénonce des coûts exorbitants et une relative inefficacité de la télésurveillance  tout en mettant en évidence l’insuffisance de formation des personnels surveillants ( à lire sur cet article du très bon magazine OWNI).

- plus récemment, un palmarès  classe Orléans en 3e position des villes qui surveille le plus ses habitants. après Nice et Avignon.

carte cameras de surveillance

Si oublie les caméras qui sont dans les magasins, les lieux privés ou les voies de circulation, que l’on ne prend en compte que les caméras installées par la ville pour surveiller ses habitants dans domaine public, en 10 ans de pouvoir, le maire d’Orléans aurait installé 140 caméras de télésurveillance ! Cela fait 1 caméra pour 1 039 habitants !

Dans ce palmarès, on découvre au passage que les villes de Lille, La Rochelle, Brest et Poitiers n’ont aucune caméra de télésurveillance. Ce sont pourtant des villes où il fait plutôt bon vivre ! Alors, pourquoi cette maniaquerie à Orléans ? Notre ville serait-elle fondamentalement plus dangereuse que Marseille ou Paris ? Pourquoi cette volonté de l’équipe de Serge Grouard de tout contrôler, en permanence ?

Quoi qu’il en soit, sachez-le, orléanais, vous êtes filmés… on ne vous savait pas si souriants !…

 

Une semaine pour sauver les Carmes

ENQUETE PUBLIQUE

Nous avons une petite semaine pour laisser notre avis sur l’enquête publique en Mairie d’Orléans. Sauvons les Carmes maintenant ! Après, il sera trop tard.

Cela fait longtemps qu’on ne parlait plus des Carmes sur Côté Boulevard. C’est au point que certains orléanais pensaient que le funeste projet de destruction du patrimoine était passé aux oubliettes.

Il faut dire qu’après avoir englouti 4 millions d’Euros dans l’achat de maisons qu’elle voulait détruire, la municipalité a fait un habile tour de passe-passe en confiant ces achats à la SEMDO. Ainsi, les achats ne sont plus rendus publics lors du conseil municipal, ils ne sont plus débattus, pas contrôlés par les élus, plus évoqués dans la presse. Pour dilapider l’argent public, autant le faire discrètement…

Il faut dire aussi que l’an dernier, la municipalité a demandé une enquête publique sur son projet, comme la loi l’y oblige. Cette enquête publique a montré que, commerçants de la rue, habitants, amoureux du Patrimoine, associations nationales de défense du Patrimoine, bref, une grand majorité de citoyens et de spécialistes refusent que l’on détruise les maisons du moyen age pour les remplacer par des immeubles modernes.

Il faut dire enfin que la commission de classement des monuments historique s’est prononcé pour la protection de deux maisons de la rue.. excusez du peu !

Alors quoi ?

Alors, ne reculant devant aucun argument, la Mairie a refusé de prendre en compte les décisions de la première enquête publique et en a demandé… une nouvelle !  Une manière, sans doute, de montrer à quel point Mrs Grouard et Carré, respectivement Maire et 1er Adjoint mais aussi députés (UMP) de la nation, portent haut les valeurs démocratiques de notre pays !

Ainsi, la municipalité demande à nouveau à qui le veut de donner son avis sur la démolition des bâtiments.

Par rapport à la première enquête publique, il y a un petit changement. En effet, lors de la première enquête, la municipalité voulait aligner la rue pour faire passer des voitures. Comme les opposants au projet l’ont emporté sur ce dossier, forçant la municipalité à accepter malgré elle la piétonisation de la rue, il ne s’agit plus de faire passer des voitures mais des vélos et les hordes d’étudiants qu’on imagine d’ici par meute, allant se faire écraser par le tram dans cette rue qui, actuellement n’est pas plus étroite que la rue de la République à certains endroits !

Pour l’aider dans ce projet, la municipalité peut compter sur les fines fleurs d’Orléans puisque l’association les Vitrines d’Orléans (qui regroupe les grand commerçants pour plupart franchisés) a écrit à ses adhérents pour leur demander de se prononcer pour le projet de destruction. C’est au fond logique puisque le projet de la mairie consiste précisément à remplacer les petits commerces de proximité par des franchises…

Mail envoyé par les Vitrines à ses adhérents :)

Ci-dessus, le mail envoyé – pour ceux que ça amuse, la PJ est ici :) Ainsi, après avoir été contre le tram, contre la piétonisation de la Rue de la République, contre la piétonisation des la Rue des Carmes, les Vitrines d’Orléans sont contre la restauration du patrimoine. Leur action s’inscrit au fond dans une assez bonne continuité et permet effectivement à ces commerçants d’offrir une sacré Vitrine de leur action pour la ville…

Sentant bien que ces soutiens ne suffiraient pas, la municipalité s’est aussi mise à tracter sur les marchés pour défendre son projet de destruction. Même si c’est assez comique de voir la municipalité utiliser les méthodes habituellement dévolues à ceux qui sont minoritaires, il faut admettre qu’en période pré-électorale pour le Maire, c’est assez culotté d’envoyer ses militants pour le défendre sur le terrain.

C’est que, pour Serge Grouard, ce dossier est aussi un enjeu pour sa réélection aux législatives (sa circonscription étant en partie sur les quartiers Carmes et Madeleine).

Que ce soit pour donner un signe fort au Maire qui donne le sentiment de ne plus écouter personne, pour défendre le patrimoine de notre ville contre les promoteurs et financiers de tous poils, pour dire notre attachement à une vraie vie de quartier, défendre et promouvoir le commerce de proximité, affirmer que les gens modestes ont le droit de vivre en centre-ville, que l’on veut une ville vivante et non aseptisée comme peut l’être les rues où se multiplient les franchisés, il faut aller en mairie, avant le samedi17 décembre 2011 à midi

Si vous ne le faites pas, si vous n’encouragez pas vos amis à le faire, alors, vous laisserez à quelques-uns le soin de décider sans vous, contre vous.

Le projet du Maire et de son premier adjoint, ce sont 35 millions d’euros pris dans la poche des orléanais. Cet argent, ce sont nos impôts locaux qui pèsent tant sur nos budgets personnels. Ne laissons pas la municipalité détourner ces impôts de l’action sociale culturelle et scolaire pour mener des projets immobiliers hasardeux.

Nous avons une petite semaine pour sauver les Carmes.

Allons à l’accueil de la Mairie centrale, écrivons sur les registres notre envie d’une ville harmonieuse, solidaire et respectueuse de ses quartiers et de son patrimoine !

 

Détruire pour du moderne ou rénover, c'est à vous de choisir ... illustration de la tribune d'Orléans du 8-12-2011

Arbres de la place de Gaulle : un gaspillage de moyens ?

Tribune libre

plantation à charles-de-gaulle orleansinfos.fr
photo orleansinfos.fr

A en croire les ouvriers chargés de gruter et de mettre en place les pins sylvestres de la Place de Gaulle, l’opération est un vrai gaspillage. En effet, pour soulever et mettre en place ces pins hauts de 10 à 12 m et ne pesant, motte comprise, pas plus de 3 Tonnes, deux grues de l’entreprise COCHEZ de Saint-Cyr-en-Val ont été conviées, l’une de 220 T, l’autre de 90T, l’opération nécessitant la coupure du tramway de Tourelles jusqu’à Jules Verne de 21 h 30 jusqu’à la fin du service.

Des grues pour impressionner plus que pour être utiles? Oui, pour les ouvriers, qui avaient fini de planter les arbres vers minuit. Si l’on se fie à la voix du peuple, « nul besoin de faire vernir des grues de cent tonnes pour hisser des arrêtes de poisson ! ». C’est vrai qu’ils semblent frêles, ces arbres qu’ils assurent pouvoir mettre en place avec des grues bien plus petites ou des engins de chantier. Rappellons que les grands arbres – moins grands certes – de la rue Fernand Rabier rénovée cette année ont été mis en place avec des moyens quasi artisanaux en comparaison de la débauche de moyens orchestrée place de Gaulle.

Le show a tout de même un coût : pas loin de 10.000 € pour les grues, semble-t-il, à laquelle somme s’ajoutent le prix des arbres et de la main d’oeuvre. En tout, la plantation de grands arbres (6 résineux place de Gaulle et une trentaine de feuillus sur la ligne CLEO) coûte 300.000 €.

Cela dit, un gaspillage arboré à l’entrée de la rue Jeanne d’Arc a toute sa place. L’artère rénovée pour le tram devrait être rebaptisée « rue du Gaspi », ou pour adopter la novlangue de nos élus, « rue de la maîtrise des coûts financiers » : sa rénovation aurait coûté plus d’un million d’€, dans sa section droite. Oui, un million; jadis les provinciaux enrichis mettaient des robinets en or dans leurs villas, aujourd’hui les mairies de province qui ne savent que faire de leur argent plantent des arbres et des pavés en or. Donc 1 million dépensé en pavés (qui glissent), en emmarchements surprenants et traîtres, en buis coupés rasibus (heureusement invisibles), en discutables colonnes végétalisées, le tout pour une dommageable altération de la perspective et de la rectitude de la rue. Vous avez dit maîtrise? >>

LB

Marie-Thérèse Noel, EELV, fait ses adieux au conseil municipal d’Orléans

Marie-therese Noel

Marie-therese Noel

Marie-Thérèse Noel a été élue écologiste de 2008 à 2011 au conseil municipal d’Orléans qu’elle quitte suite à son déménagement en région poitevine.

Elle y parlait avec conviction des sujets qui lui tenaient à coeur.

Au cours de ces 3 ans, Marie-Thérèse s’est particulièrement illustrée au sujet de la géothermie et du bio mais surtout sur la question du tri des déchets. Depuis la demande insistante de mise en place du tri-sélectif partout dans la ville, à celui du tri aux fêtes de Loire en passant par le ramassage différencié des cartons chez les commerçants, elle n’a eu de cesse de réclamer, réclamer, encore et toujours, jusqu’à ce qu’elle obtienne des réponses ou parfois une victoire.

En conseil municipal comme ailleurs, Marie-Thérèse défendait ses convictions mais n’en réclamait pas moins que le débat se fasse dans le respect de chacun ce qui n’a pas toujours été facile.

Alors, parce que, comme dans toute rencontre, les choses importantes se disent souvent au moment de partir, Marie Thérèse Noel a décidé de dire un petit mot d’adieu au conseil municipal d’Orléans. Le voici en images

Je ne sais pas si Orléans lui manquera beaucoup. En tout cas, Marie-Thérèse Noel qui a réussi à nous convertir un peu à l’écologie ainsi que son mari Jean-Pierre à côté de qui j’ai passé un certain nombre de conseils municipaux, eux, nous manqueront. C’est certain !

Alors, bonne route au Couple Ecolo !

Les pissenlits par la racine

Après les arrêtés « anti-bivouac, anti-prostitution, anti-caravaning, le couvre-feu pour les mineurs, les chartes des bistrots, des épiciers, des boîtes de nuit, des cantines scolaires et des mariages, voilà que la mairie d’Orléans se met à vouloir encadrer la Toussaint et le culte des morts.

Peur de l’émeute devant les hordes de belles-mères et héritiers repentis venus confier petits soucis ou sincères chagrins à leurs chers disparus ?

« jusqu’au 15 novembre, les portes des cimetières d’Orléans seront ouvertes de 8h à 18h. La fermeture sera annoncé par son de cloche et l’accès interdit à partir de 17h45″.

Diantre !

« Le fleurissement doit se limiter à des jardinets formés uniquement de plantes ou fleurs en pot. »

Finis les bouquets et couronnes.  Finie la simple rose laissée par l’amoureux inconsolable. La mairie vous dit comment fleurir les tombes !

« De plus, les jardinets ne doivent pas avancer de plus de 30 cm dans les allées centrales et transversales, et de 15 cm dans les allées intérieures. ».

Souffrez si vous voulez, pleurez tant que vous pourrez, mais… amenez votre double-décimètre !

Au fait, si les gens viennent avec une couronne, on fait quoi ? On leur envoie la police municipale ou on balance les fleurs à la poubelle ?

Mais le pire n’est pas là…

Juste en face de l’entrée des cimetières, la municipalité a installé des écriteaux « espaces sans pesticides » qui vous expliquent que les pesticides c’est mauvais pour la nature et mauvais pour la santé. Impressionnant !

Cinetière Orleans

Cimetière St Marceau, à Orleans

« Heu.. Msieur ! ça fait mourir, les pesticides ? »
« Tu vois, Ginette, je lui avais dit de pas jardiner autant… « 

C’est d’un gout… Vous avez un proche qui vient de mourir et on vous parle de produits phytosanitaires, histoire de vous faire penser aux petites bêtes qui fourmille dans la terre…

« Au fait, sans pesticides, les corps se conservent mieux ou moins bien ? »
« et les pissenlits, ils poussent quand-même ? »

Comme pour en rajouter, et afin que votre passage ne serve pas qu’à saluer la mémoire d’un être cher mais qu’il vous permette aussi de mesurer tout le mérite de vos élus,  la ville d’Orléans a aussi installé de grandes affiches colorées de 1m sur 2m environ qui commente cette opération avec des dessins rigolos

pesticides-cimetieres-orleans

Ben, et alors ? C’est pas parce qu’on est dans un cimetière qu’on peut pas rigoler un peu…

Quoi le respect des lieux ? Quoi la dignité ? Quoi la compassion ?

HU MA NI quoi ?

Chiche que, d’ici 2014, la municipalité crée des enterrements labellisés « Ville d’Orléans » sans pétales de roses, sans pleurs, sans pesticides et aux pissenlits bios ?

Serge Grouard en Une d’Arrêt sur Images

Les conseillers en communication du Maire en auraient rêvé ? C’est à présent une réalité : Serge Grouard est en Une d’Arrêt sur Images ! Il a décidément été bien inspiré lors de sa sortie en conseil municipal… (voir ici).

ASI-GROUARD-JournalistesIl y a les bons journalistes, et les autres. Le 7 octobre, le député-maire UMP d’Orléans, Serge Grouard, a refusé l’accès à une conférence de presse au correspondant de Libération. Motif ? Il considère que le journaliste ne respecte pas les règles élémentaires édictées par la charte des journalistes. C’est ce qu’il a affirmé lors d’une séance filmée (et diffusée en intégralité sur le site de la mairie) du conseil municipal du 21 octobre. Le journaliste compte porter plainte.

Surprenante vidéo. Le 21 octobre dernier, le maire d’Orléans, interpellé par une conseillère municipale d’opposition, a développé un argument imparable pour justifier le fait qu’un journaliste de Libération se soit vu refuser l’accès à une conférence de presse, tenue à la mairie début octobre. Selon Serge Grouard, ce journaliste, Mourad Guichard, ne respecterait pas la charte des devoirs professionnels des journalistes, qui stipule notamment qu’un « journaliste digne de ce nom tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ».Très étonnante justification du maire, qui s’arroge donc le droit de trier le bon grain de l’ivraie journalistique…

L’accrochage avec le journaliste date du 7 octobre dernier. Ce jour-là, le maire tenait une conférence de presse à propos d’une affaire qui l’oppose à un blogueur depuis 2008 : pendant les municipales, un blog baptisé « Les amis de Serge Grouard » avait eu la mauvaise idée d’ironiser sur des soutiens, imaginaires, du maire. Après enquête, le maire avait identifié le blogueur anonyme, Antoine Bardet, responsable informatique dans un centre de gestion de la fonction publique territoriale. Ce dernier avait fini par être condammné pour préjudice moral, avant de voir sa condamnation annulée par la Cour de cassation le 6 octobre. La Cour a estimé que le blog ne dépassait pas le cadre de la liberté d’expression.

Le lendemain de la décision, le maire d’Orléans a donc fait le point sur cette affaire lors d’une conférence de presse, mais le journaliste de Libé n’a pas pu y assister. « J’ai tenté d’accéder à la conférence de presse consacrée à l’affaire du blogueur. On m’a physiquement interdit l’accès sans m’avancer aucun argument », explique-t-il à @si. « Qui est-il pour s’arroger le droit de dire qui est journaliste ou qui ne l’est pas ? », s’indigne Guichard.

Le maire n’a pas supporté certains articles du journaliste de Libé

Pour tenter de comprendre l’hostilité du maire vis-à-vis du journaliste, il faut revenir aux révélations de ce dernier dans une autre affaire. En juin 2011, Mourad Guichard révèlait dans Libération l’existence d’une nouvelle charte des mariages particulièrement restrictive à Orléans. A l’époque, l’affaire avait fait grand bruit : la mairie avait imposé la signature d’une charte qui interdisait de faire du bruit (klaxon, chants, cornes de brumes) pendant les mariages, ou de lancer du riz et des pétales de fleurs à la sortie. Derrière cette charte, certains voyaient surtout la volonté d’interdire les youyous des familles maghrébines. « Avec cette charte, on stigmatise encore les familles d’origine étrangère, et c’est regrettable », avait par exemple commenté un conseiller municipal d’opposition interrogé par Le Parisien. Aujourd’hui, le maire assure que les révélations de Libé étaient fausses, car la charte aurait été décidée par son prédécesseur. Une version réfutée par Mourad Guichard, qui note que le maire ne l’a jamais poursuivi en diffamation, ni réclamé de droit de réponse. Sur BFM TV, un adjoint au maire justifiait d’ailleurs la mise en place de cette nouvelle charte.

Il n’en reste pas moins que Grouard n’a pas apprécié l’article du journaliste, lequel s’en était déjà pris à lui quelques années auparavant dans un article critique sur sa politique sécuritaire, intitulé : « A Orléans, le maire la joue Rambo ». Un mauvais journaliste est-il un journaliste trop critique ? Et le maire peut-il lui interdire sa mairie ? Suite à la diffusion de la vidéo, Mourad Guichard a décidé de porter plainte. « La qualification reste encore à définir mais on part sans doute sur de la diffamation », nous a-t-il indiqué.

Par Sébastien Rochat le 26/10/2011
En visionnant la vidéo du conseil, les journalistes de toute la France sont en train de découvrir les méthodes du Maire… une belle réussite qui ne manquera pas de lui faire de la publicité et donner une image formidable d’Orléans. Décidément, nous pouvons être fiers de l’action de Serge Grouard à la tête de notre ville…

Serge Grouard pourrait bientôt faire l’objet d’une procédure judiciare

Côté Boulevard vous en informait en exclusivité  : à la suite du procès en cassation dans l’affaire Serge Grouard contre Fansolo, le Maire a tenu une conférence de presse à laquelle  Mourad Guichard, Journaliste pour Libération et plusieurs autres médias nationaux s’est vu refuser l’entrée.

Cette discrimination fit grand bruit au conseil municipal suivant puisque socialistes, communistes et Modem se sont exprimés solidairement pour demander à ce que la liberté d’informer soit strictement respectée et que ce journaliste soit à nouveau invité aux conférences de presse. Plutôt que de d’esquiver ou de faire amende honorable, le Maire choisit de contrattaquer de manière brutale. A-t-il perdu son sang froid ? Difficile à dire puisqu’il avait visiblement préparé sa réponse… Voici un extrait du conseil portant sur cette question :

Parmi toutes les options qui s’offraient à lui, Serge Grouard a probablement choisi la pire : mettre en cause le professionnalisme du journaliste. Ce n’est pas la première fois que la majorité met publiquement en cause une personne en cours du conseil municipal, nous en avons déjà parlé. Mais, cette fois-ci, la situation semble se compliquer pour le Maire puisqu’il pourrait à nouveau avoir à faire avec la justice, plus en tant que plaignant… mais en tant qu’accusé. En effet, Orleans-infos nous apprend que le journaliste Mourad Guichard songerait à porter plainte contre Serge Grouard pour les propos tenus, ce soir-là.

Pourquoi le Maire s’est-il mis en situation d’être attaqué en justice ? La demande initiale semblait pourtant bien simple : qu’au nom de la liberté d’expression, tous les journalistes puissent faire leur travail ! Mais, visiblement à la mairie d’Orléans, ça a l’air plus compliqué qu’ailleurs…

Dommage !… Mais, qui sait !… Peut-être que les juges obtiendront ce qu’habitants et élus ont demandé en vain au Maire depuis le début de son second mandat : que le respect des personnes et la sérénité revienne,… dans notre bonne ville d’Orléans…

Le projet de la Motte Sanguin à nouveau en rade

Motte Sanguin

Projet de la Motte Sanguin, en 2009

La Motte Sanguin se trouve près du Bord de Loire, au milieu d’un parc arboré, à l’embouchure du Pont Thinat.

Après des décennies d’abandon, la mairie d’Orléans avait choisi de faire appel à un promoteur immobilier pour le vendre par parts à des particuliers désireux d’échapper à l’impôt par les mécanismes de défiscalisation. Ce projet financier qui consistait à vendre le bien à un investisseur qui était lui-même chargé de trouver des investisseurs a naturellement échoué…

Pendant ce temps, le château a continué à se dégrader de manière alarmante. De l’extérieur, on pouvait voir les fenêtres ouvertes à tous vents et laissant passer la pluie qui pourrissait les murs et laissaient craindre le pire pour les parquets et l’intérieur des bâtiments. Ceux qui ont vu les bâtiments de l’intérieur décrivaient de leur côté les cheminées pillées, les tags sur les murs, les parquets, les murs et boiseries pourris.

Devant cette situation préoccupante pour notre patrimoine, l’opposition a réclamé la reprise en main du chantier pour rendre l’usage du parc aux riverains et rénover les bâtiments pour en faire un projet social ou culturel (à lire ici sur le site de Corinne Leveleux-Teixeira). Les besoins et les projets ne manquent pas !

Malheureusement, la municipalité UMP préféra céder à nouveau le château à un promoteur pour mener un nouveau projet beaucoup moins social que celui proposé par l’opposition puisqu’il s’agissait de transformer les lieux en logements et hôtel de luxe.

Ce projet a étonné beaucoup de monde car, si la proximité de la Loire offre effectivement un contexte agréable, l’arrivée assez hideuse du Pont Thinat forme un handicap dissuasif pour une clientèle de luxe. Par ailleurs, étant donné l’état désastreux du tourisme dans notre ville, la création d’un hôtel de luxe semblait relever davantage de la chimère que de la bonne gestion du patrimoine commun.

On apprend aujourd’hui (source France Bleu Orléans) que le projet d’hôtel de Luxe est abandonné, faisant place… à un projet de création de bureaux ! Sûr que ça valait la peine de tergiverser toutes ces années pour vendre à vil prix les bâtiments et les transformer en bureaux !

La municipalité se targue de gérer les affaires de la ville « en bon père de famille ». On peut sérieusement en douter…

Les procès en incompétences, la dernière arme de la droite

denigrement de la droite

A l'Elysée comme au conseil municipal, les mêmes méthodes de la droite

« Ils n’ont que deux armes, la mauvaise foi et le dénigrement » : Ségolène Royal connaitrait-elle la droite orléanaise ?

Extrait de son très bon discours de Ségolène Royal, lors de la convention d’investiture de François Hollande, le 22 octobre 2011 (à voir en intégral ici).

Comme, lors de presque chaque conseil municipal d’Orléans, le Maire UMP, Serge Grouard a, à nouveau, injurié les membres de l’opposition lors du conseil de vendredi 21 octobre ( à visualiser sur le site de la Mairie à partir de mercredi 26). C’est devenu une habitude, pour lui et sa garde rapprochée, une manière de cacher ses propres fautes dans la gestion des affaires de la ville.

Dans les gradins, moins d’une dizaine d’orléanais assistaient aux débats. Les propos du Maire, semble-t-il, n’intéressent plus grand monde…

Mais, heureusement pour lui, la République du Centre, avec tout le recul dont le journal fait preuve depuis sa reprise par La Montagne, en janvier dernier, a reproduit ces injures publiques dans son édition du samedi 22 octobre. Le journal permet ainsi à tout le monde de voir le niveau auquel le Maire positionne le débat ! C’est par ailleurs toujours un plaisir, pour les proches et les amis, de voir quelqu’un se faire injuriés publiquement… Remercions donc chaleureusement le journal !

Comme on ne saurait imaginer que le maire d’une ville de plus de 100 000 habitants se comporte en goujat, on ne peut que conclure que l’objectif, au travers de ce dénigrement et de ces injures, est de dégouter des adversaires à qui il a tant de mal à répondre sur le fond. C’est mal connaitre leur détermination ! Comment dit-elle, Ségolène Royal ? Ah, oui ! … « nous rendrons coup sur coup !« …

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Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
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