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Les 25 meilleurs disques de 2011

Un classement arbitraire et d’une totale mauvaise foi issu du blog Thème ou Tempo ?*.

Pour me racheter, vous pourrez écouter l’intégralité de presque tous les albums grâce à la plateforme Grooveshark, à cette adresse.

Et vous quel est votre classement ?

(*autre lieu sur lequel j’ai l’occasion de sévir de temps en temps…)

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25- Julia Stone – The Memory machine

De la mélodie gracieuse à la mélodie poignante, on explore le sujet à travers 10 morceaux. Constitué de questions, l’album ressemble au journal intime d’une adolescente qui aurait, sans le savoir, la plume d’un maître.

 

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24- Brigitte Fontaine – L’un n’empêche pas l’autre

Sur un album conçu autour de la dualité, à base de compositions et d’extraits de son répertoire réorchestrés, elle plonge son auditeur dans un recueil où chaque chanson est un poème.

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23- Brad Scott – The Serge Gainsbourg experience

Des reprises aux accents “rock de cabaret” qu’on imaginerait accompagnées par un joueur d’orgue de barbarie sur une balançoire rouillée. Ici Brad Scott repeint, tord, déforme Gainsbourg, mais sans jamais le trahir.

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22- Izia – So much trouble

C’est à une avalanche de « because » rock qu’elle soumet son auditeur, dès les premières notes piégé par la dompteuse de boas, dans un alliage de classe quelque part entre Grunge et Punk.

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21- Susheela Raman – Vel

Matadore sans taureau, Susheela propose de bâtir des ponts entre la Grande Bretagne, sa terre natale, et le sud de l’Inde, terre de ses ancêtres. Des chants tamouls à la pop occidentale, on se laisse emporter dans un tourbillon d’une puissance quasi mystique.

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20- Radiohead – The King of limbs

Promettant le “1er album journal” de l’histoire de la musique, Radiohead intriguait avec cet appendice dub qui se traduit dans un sens de la mélodie réduit au strict minimum et une rythmique hyper aiguisée… l’aboutissement d’un groupe de rock qui n’a plus rien à prouver au rock, mais qui continue de le faire !

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19- Beyoncé – 4

Tribale ou reine de la nuit, passéiste et avant-gardiste en même temps, Beyonce, dessine un R’NB sobre et juste porté par une voix immense, une instrumentation haut de gamme et une production impeccable.

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18- Hanni El Khatib – Will The Guns Come Out

Hanni El Khatib propose sa lecture de la naissance du Rock du temps où noirs et blancs faisaient la même musique mais qu’on la nommait autrement, là où l’eau est bourbon et les remèdes issus du venin.

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17- Paul Simon – So beautiful or so what

Depuis son départ du duo Simon & Garfunkel, Paul Simon s’aventure dans la pampa étas-unienne, à la recherche des sources du folk, à l’endroit où il rencontra le blues dans une musique de grands espaces, aventureuse et virtuose.

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16- Feist – Metals

Leslie Feist semble vouloir inviter la Pop music à rencontrer ses lointains aînés. Contrebasse, saxophone-basse, trombones sont quelques uns des anachronismes que vous pourrez y entendre, avec une mention spéciale pour une rythmique à quatre mains pêchée pourquoi pas dans un delta infesté d’alligators…

 

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15- The decemberists – The king is dead

Issu du nord-ouest des Etats-Unis, le quintet associe un folk américain typique issu des gigues et de la Country, à une formation guitare/basse/batterie classique. Il en résulte une succession de morceaux folk alternatif, qui s’ils ne réinventent pas la recette des haricots au lard nous en font une bien belle fournée.

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14- Laura Marling – A creature I don’t know

En 2010, elle nous gratifiait d’un album “folk de grands espaces avec un subtil accent traditionnel”. Plus lourd et plus farouche, A creature I don’t know ressemble à un conte d’aujourd’hui ; chaque morceau est une histoire qu’on pourrait raconter dans un pub, des légendes que se raconteraient les marins, des chansons que chanteraient les enfants… déjà un classique !

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13- Daphné – Bleu Venise

Le bleu Venise de Daphné est profond mais reste clair, parle du train, des rails, mais nous en montre le voyage ! S’offrant des sorties de route comme « The Death of Santa Claus », la chanteuse française propose des mélodies soutenues par une orchestration à la fois subtile et volumineuse de cordes. Fleur bleue ? Oui, mais bleu Venise !

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12- L – Initiale

Munie d’une plume hyper-aiguisée, Raphaëlle Lannadère (dite L) trace une ligne courbe au centre des tourments d’émotions contrastées, évoquant avec noirceur et élégance des thèmes souvent tragiques. De la valse claudiquante à la pop ardente, elle dessine un paysage glaçant d’émoi, dans la même veine, on l’a beaucoup dit, qu’une Barbara en son temps.

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11- The Kooks – Junk of the Heart

Autour de lignes mélodiques simples, presque évidentes, une instrumentation chaste et une esthétique sobrement surannée, Junk of the heart semble vouloir nous rappeler ce qui motiva par le passé les aînés à tailler le Rock’nRoll dans un bois plus tendre que le roc duquel il était issu… So British !

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10- Joan as police woman – The Deep field

Du nom d’une lointaine galaxie se trouvant dans la constellation de la Grande Ours, The Deep field propose un rock sensuel et dansant, piochant dans la soul ou le R’N’B de quoi électriser des mélodies aux arrangements brillants avec l’optimisme en guise de thème directeur.

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9- Kate Bush – 50 words for snow

50 words for snow, c’est une histoire de neige, du plus banal flocon jusqu’au paysage entier pétrifié par le froid. Un album qui prend son temps pour planter un décor aérien et flottant issu d’une pop lyrique ponctuée par un chant discret et juste sur une merveille cristalline au piano.

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8- Tom Waits – Bad as me

Du premier morceau chemin de fer à cette marche funèbre ponctuée de cloches, en passant par la ballade jazz au piano usé ou les chants blues importés d’Ecosse, on est spectateur d’une aventure fantasmée quelque part au sud-ouest des États-Unis, le long d’une voix de chemin de fer en construction, là où mexicains, amérindiens, immigrés irlandais et écossais s’observent en silence dans le suspens des coups de pioches lointains et des portes qui s’ouvrent en grinçant sur un piano-bar enfumé.

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7- Fleet Foxes – Helpness Blues

Fils spirituel d’un hypothétique union entre Crosby, Stills, Nash & Young et les Beach Boys, Helpness Blues est une perle sixties échouée dans le futur, un diamant sur lequel dissonances et harmonies s’accordent au travers d’une esthétique touffue composée de multiples lignes mélodiques cisaillées à l’aiguille à coudre.

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6- White Denim -D

Se faisant portes-drapeau d’une forme de fusion jazz-rock, de blues progressif et psychédélique, les White Denim se lancent dans un rock fusion coloré, dansant et joyeusement désuet… des musiciens incroyables à la virtuosité rare dans l’univers du rock, qui osent se frotter (c’est moi qui le dit…) aux anciennes ambitions d’un Franck Zappa, lui-même ! Un indice évident ?… Ils osent la flûte traversière !

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5- Lykke Li – Wounded Rhymes

Dotée d’une voix métalique aiguisée comme une lâme de rasoir, la suédoise de 25 ans Lykke Li nous transporte dans un univers dense et sauvage, peuplé de mélodies aériennes tribales où les orgues électriques cotoient les rythmes éthiopiens. Faisant naître le brouillard à partir de la pluie, elle transforme le commun en inédit. On approche du “sacré” !

 

4- Alex Turner – Submarine (BO)

Composer la BO d’un film ? Fastoche pour le génial leader des Artics Monkeys. Tout en légèreté l’album passe comme un nuage de beau temps poussé par le vent un soir d’été. Des mélodies d’une finesse incroyable que seuls des magiciens comme Alex Turner sont capables de jouer sans qu’on en voit les ficelles… pas sûr qu’il ne s’agisse pas là du paradis.

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3- The Streets – Computers and blues

Le rappeur anglais se livre ici à un exercice de bricolage de garage, où sans jamais utiliser les “bons outils”, il construit rapidement et sans se tromper des mélodies du troisième type à l’intelligence surnaturelle. C’est une machine infernale que vous ferez avaler à votre platine, un monde encore inconnu peuplé de robots où les tempos bourrés de contretemps et variations s’amusent joyeusement et presque facilement à construire des pièces d’orfèvrerie gigantesques sans que cela ne semble poser la moindre difficulté.

 

2- Wu Lyf – Go tell fire to the mountain

World Unite, Lucifer Youth Foundation est un Concept à nébuleuse virale, entièrement indépendant. Le quatuor autoproduit son premier album par le biais d’un système d’adhésion ingénieux : on commandait leur 1er maxi en vinyle  avant de le recevoir accompagné d’un bandana conférant droit à vie d’entrer aux concerts du groupe pour une somme modique, où qu’ils jouent dans le monde. Après un an de mystère savamment distillé dans un puzzle casse-tête d’imageries à la fois contestataires et religieuses, Wu Lyf fait tomber le masque dans le fracas d’un grand coup de pied porté dans les burnes du Rock. Enregistré dans une église de Manchester, les morceaux associent avec l’énergie du désespoir la mécanique froide de l’orgue aux supplications hurlantes d’un chant au bord de la rupture. Se revendiquant d’un courant inventé Heavy Pop, l’album présente une succession de morceaux tout le temps brûlants où l’harmonie naît du conflit entre la saturation et le rythme, les cris et la mélodie… Un concept total et autonome qui semble vouloir redistribuer les cartes de ce qu’on nommait jadis le rock anglais !

 

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1 – Panda Bear – Tomboy

Noah Lennox, alias Panda Bear, est à l’électro-pop ce que le panda est à la famille des ursidés : énorme, coloré et unique. Sur son 3ème disque, ce membre du groupe pop-psyché déjà culte, Animal Collective, rabâche des mélodies en boucle comme des prières. Avec une voix bourrée d’écho et une rythmique lente et répétitive, les 1ères notes pourraient laisser croire que le disque s’achète en pharmacie contre l’insomnie… Pourtant, après quelques minutes d’écoute, et une fois l’auditeur plongé sous hypnose, il s’avère l’inverse exacte d’un psychotrope. A son écoute ce sont tous les sens humains qui s’activent telles des particules subatomiques en fusions. Ces mélodies là ne pouvaient sortir que de la tête d’un génie ! Les sons improbables, les chants incantatoires, la polyphonie (comment ne pas penser aux Beach Boys ?) éveilleront l’âme plutôt que de l’éteindre, et développeront chez l’auditeur une rapide et profonde addiction salvatrice pour cette œuvre entière, de la même famille que l’eau ou l’air… vital !

Puisque c’est bientôt noël…

Comme chaque année depuis Bach, la période des fêtes est l’occasion pour certains musiciens de proposer leur relecture de certains tubes de noël. Il nous offrent parfois au passage des reprises flirtant avec le mauvais goût, à l’image de ce duo entre Scarlett Johansson et Dean Martin (mort il y a 16 ans…) Petite sélection des tubes de noël 2011.

Article initialement publié ici…

Illustration CC Flickr : kendoman26

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Bubble Boum à l’Astrolabe

7 heures de boum… Voila ce que vous propose l’Astrolabe ce vendredi 16 déc. à 22h00.

7 heures de boum, ouais 7 heures mon pote !

Mais c’est quoi au fait une Bubble Boum ? Eh bien c’est un endroit survolé par des tapis volants, où les cochons se font bâtisseurs et où les pommes sont noires et rondes en vinyle…

Placée sous le thème des contes et légendes, la boum de l’Astro vous propose 7 heures de musique et de danse, au cours d’une folle nuit à laquelle vous pourrez vous rendre, pourquoi pas déguisé en chevalier, en grenouille ou en poney !

Ambiance « contes et légendes » donc pour cette soirée gratuite, ces 7 heures de boum destinées aux couches-tard plus qu’à ceux qui doivent être à 7 heures debout !

Plus d’infos…

 

Festival de Travers à Orléans

La chanson française à l’honneur sur Orléans, avec ce rendez-vous annuel organisé par l’association ABCD (Animation-Bourgogne-Chatelet-Dessaux). Du 8 octobre au 16 novembre vous avez rendez-vous avec quelques grands noms de la chanson, de Bertrand Belin à Anne Sylvestre en passant par Zebda… de la salle Touchard du Théâtre d’Orléans aux concerts gratuits de la place St-Aignan, il y en aura pour tous les goûts et toutes les bourses !

 

Sans faire l’impasse sur les chanteurs à la renommée hors catégorie que sont William Sheller ou Anne Sylvestre, deux noms en particuliers retiennent mon attention : Bertrand Belin qui s’est illustré en 2010 avec un splendide album de folk à la française Hypernuit (le 12 oct au Théâtre d’Orléans) et Loic Lantoine dépositaire d’une « chanson pas chantée » d’une richesse et d’une poésie époustouflantes (le 4 nov. à la salle des fêtes de St-Jean de Braye).

Bertrand Belin – Hypernuit par CInq7

 


La Session live: Loïc Lantoine par liberation

 

Programmation :

8 / 10 FRED + RACHEL DES BOIS
12 / 10 BASTIEN LALLEMANT + BERTRAND BELIN
13 / 10 RÉMO GARY + JEAN-BAPTISTE VEUJOZ
18 / 10 WILLIAM SHELLER
19 / 10 ERIC LAREINE ET SES ENFANTS + BONZOM
20 / 10 FLORENT MARCHET + A TRAVERS… HIGELIN
21 / 10 ANNE SYLVESTRE
3 / 11 POLYKROM + LAURENT BERGER
4 / 11 LOÏC LANTOINE + A TRAVERS… HIGELIN
9 / 11 LES OGRES DE BARBACK
12 / 11 ALAIN SOURIGUES + JEANNE GARRAUD
16 / 11 ZEBDA + A TRAVERS… HIGELIN

 

Site officiel

Joan Baez en concert à Orléans

Joan Baez et Bob Dylan en 1963C’est un évènement énormissime : Joan Baez sera en concert au Zenith d’Orléans, le dimanche 25 septembre 2011, à partir de 20 heures précises.

Faut-il le rappeler ? Avec Bob Dylan dont elle interpréta beaucoup de chansons, Joan Baez incarne toute une génération politiquement engagée !

Quand certains ont baissé les bras, Joan Baez a gardé sa guitare sèche en bandoulières.

A 70 ans, elle continue, encore et encore, par ses chanson, à porter la contestation sociale, de concert en concert, de pays en pays.

 

concert à Paris, en 1983

 

Le 25 septembre, Joan Baez fait escale à Orléans. Voici un extrait amateur de son concert parisien, en mars dernier. Vous verrez qu’avec les années, la voix est plus rauque mais qu’elle toujours là. Pour cela et tout le reste… rendez-vous au Zenith ! Les places (un peu chères mais bon…) sont en vente sur le site de la FNAC.

 

concert à Paris, en 2011

 

Que vous soyez ancien soixante-huitard, fils ou petit fils de soixante-huitard, rebelle dans l’âme, activiste ou pas, nostalgique ou acteur du changement social, vrai fan ou simple curieux, la venue de Joan Baez à Orléans est assurément un évènement à ne pas rater !

Vendeurs d’enclumes au Théâtre d’Orléans – 16 sept. / 20h30

photo : Henri Séguin

Dépositaire d’une fusion de rock, de chanson, de jazz et d’un tas d’ingrédients mystérieux, l’AOC Vendeurs d’enclumes effectue un retour à la source de jouvence orléanaise d’où elle est issue.

En résidence à la Scène Nationale et l’Astrolabe, c’est dans la grande salle du Théâtre d’Orléans qu’ils viendront vous présenter leur nouvel album Decadrant attendu pour novembre prochain. Coutumiers de shows spectaculaires où la musique faute parfois avec le théâtre, on bout d’impatience à l’idée de les revoir à domicile, eux qui polissent désormais les planchers parisiens et sillonnent les grands festivals de France, avec parfois quelques sorties de routes import-export dans les érables québécois ou la steppe russe.

On espère y retrouver la plume venimeuse, tour à tour caustique, violente ou poétique d’un Valérian Renault au chant servi par un clinquant quintet de musiciens tous plus allumés les uns que les autres, complété pour l’occasion d’une formation d’élèves du conservatoire d’Orléans.

Munissez-vous de vos premier, second et troisième degrés… tous vous seront utiles dans ce cabaret des miracles où l’on a déjà pu croiser jadis un prof en asile, un riche en quête de soi, un tueur en série amoureux, un ambulancier au bord de la démission, un clochard en fin de vie, un bègue, un paresseux… et bien d’autres personnages issus d’une discographie schizophrène soignée et encore trop courte.

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C’est dans votre ville, c’est orléanais et c’est le vendredi 16 septembre à 20h30

Renseignements et location 02.38.62.75.30 / Scène Nationale d’Orléans

 

Et aussi…
mercredi 14 septembre 17h – Forum - Fnac d’Orléans
Écoute exclusive du nouvel album des Vendeurs d’Enclumes en présence des artistes.
Photographies du groupe réalisées par Céline Bachelet, photographe de scène.

Côté (Sunset) Boulevard // tubes en été – les 80′s, quand la Soul fauta avec le Disco

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Au début de la décennie 70 on inventait le Disco, un style vêtu d’une rythmique mécanique comptée par minutes et destinée à la danse de discothèque. Jugé par certains comme un raz-de- marée destructeur qui aurait annihilé le Rock’n’Roll, cette pop synthétique ultra rythmée donnera plus tard naissance à d’autres formes de musique électro au titre desquelles la Dance dont se revendiquera une bonne partie de la pop des années 90. Avant d’envahir les actuelles salles des fêtes, le Disco légitimera l’usage du synthétiseur et l’utilisation de la boîte à rythme dans la Soul et plus tard le Rock New Wave, pour le meilleur et parfois le pire…

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Retour vers le futur – « je suis de retour du futur » by JayCout

1976 :

Cet été 76, trois voix de têtes à la masculinité bien camouflée envahissent les pistes de danse. Face à la tempête Bee Gees, le groupe de Soul britannique alors peu connu, Hot Chocolate emprunte à la musique Disco certains de ses codes sans pour autant s’inscrire dans la mouvance. Le 19 mai, en France, on créait le Loto.

 

 

1977 :

Continuant d’alimenter les mange-disques du monde entier, la Soul Music, après 17 années d’existence, devient un fourre-tout censé qualifier toute la musique noire à une période où cette dernière s’imprègne comme une éponge des sonorités issues des mêmes sources que celles du Disco. Après 15 Grammy Awards en 3 ans, Stevie Wonder fait toujours danser les foules en injectant dans sa musique des accords jazz et des tonalités innovantes dans son chant, allant des grognements graves aux voix de têtes les plus aiguës. Ce faisant il nourrit ses morceaux d’une palette de styles toujours plus large et associe à sa musique un usage de plus en plus récurent de l’électronique notamment avec l’utilisation brillante du synthétiseur ARP. Ici, dans Sir Duke, il rend hommage à la légende jazz, Duke Ellington.

 

1982 :

Inventé en 1979 conjointement par Sony et Phillips, le compact disc (CD) est lancé dans la chaîne de la production industrielle par les deux firmes en août 1982. Il faudra attendre 6 ans pour que le nouveau support détrône le vinyle grâce à ses qualités : absence de frottement et donc d’usure, taille réduite et qualité sonore. Cet été là en France, c’est le tube Let’s Groove du groupe Earth Wind and Fire qui se répand comme traînée de poudre sur un support alors en voie de disparition après 30 ans de bons et loyaux services, le 45 tours.

 

1983 :

Après une disparition publique de 4 ans, le chanteur soul Marvin Gaye, un des pionniers du genre, refait surface en 1982 avec l’album Midnight Love. Jouant à lui seul presque tous les instruments de l’album, Marvin Gaye assure avec ce dernier album un de ses plus gros succès, Sexual Healing, qui deviendra depuis cet été 83 jusqu’à aujourd’hui, un hymne à la sensualité. Cet album signera la fin de la carrière de Gaye qui retournera s’installer chez ses parents quelques mois plus tard à cause d’une santé mentale altérée. Sombrant peu à peu dans une folie suicidaire, il sera abattu suite à une violente dispute d’une balle de fusil par son père, un pasteur d’une secte puritaine qui n’aura jamais supporté cette “musique du diable” jouée par son fils.

 

Cette même année, le chanteur Pop issu de la Soul Mickael Jackson signe l’album le plus vendu de tous les temps avec plus de 45 millions d’exemplaires au compteur, Thriller, et notamment ce titre Billie Jean dans lequel le chanteur se défend d’être le père de ce fils fictif né de son hypothétique union avec cette Billie inventée.

 

1985 :

Retour vers le futur – « President en 1985″ by JayCout

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Année de la découverte de l’épave du célèbre Titanic, 1985 est également l’année de la création par Coluche des “Restos du Coeur”, formidable entreprise de distribution gratuite de nourriture aux plus démunis. La fameuse chanson des restos sera créée un an plus tard par JJ Goldman. Entre autres qualités, elle possède la vertu de rester bien en tête de celui qui aura eu la malchance de la laisser entrer dans son conduit auditif. Heureusement l’été 85 aura également la primeur de se voir gratifier d’un tube autrement plus entraînant, ayant traversé l’Atlantique. Tout comme la démoniaque section de cuivres de son concurrent direct Earth Wind & Fire, Kool & The Gang joue du trombone et enflamme les pistes de discothèques du monde entier avec l’ultra-dansant Fresh teinté de disco… évidemment !

 

1986 :

Année de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, 1986 est aussi l’année d’une explosion musicale d’un génie de cette fin de 20 siècle, un des plus prolifiques de son temps et concurrent direct d’un certain M. Jackson… Prince magicien d’une fusion Soul, Jazz, Funk, Rock, multi-instrumentiste apprécié aussi bien du grand public que des amateurs éclairés, signe un des albums les plus marquants de sa carrière Parade qui contient notamment le tube Kiss, sur lequel on dansait et plus si affinité cet été 86 !

 

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retour vers le futur – « ça marche » by JayCout

 

 

Illustration Flickr CC : Ned G

Illustration sonore : Extraits de Retour vers le futur, de Robert Zemeckis

Sources :
Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas
Article Wikipedia : Tubes de l’été

Côté (Sunset) Boulevard // tubes en été – 60′s, 70′s, les avènements Soul et Hard Rock

Côté Sunset Boulevard (suite…)

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Retour vers le futur – « on va devenir des vieux cons ? » by JayCout

1960

Février 1960, plusieurs « sit-in » d’étudiants Noirs visent à protester contre une ségrégation encore criante aux Etats-Unis. Martin Luther King qui soutient ce mouvement appelé “Snick” est arrêté avec 35 étudiants, puis condamné aux travaux forcés.
C’est dans ce contexte d’une amérique en proie à la ségrégation qu’émergent les pionniers d’une variante païenne du Gospel, la Soul music, un nom apparu 2 ans plus tôt grâce à Ray Charles et son album « Soul Brothers ». En 1959, Sam Cooke signe la ballade Wonderful World qui obtiendra un succès retentissant au cours de l’été 1960. Musique de l’âme pour certains, du diable pour d’autres (amour et sexe sur de la musique sacrée…) elle qualifiera rapidement (en parallèle du Rock noir, Rhythm’n’Blues), la Pop afro-américaine, avant de cristalliser, tout comme le Rythm’n’Blues en son temps, toute la musique jouée et écoutée par la communauté noire américaine.
En novembre JFK est élu à la présidence des Etats Unis. Son programme : envoi d’un homme sur la Lune, détente avec l’URSS, lutte contre les discriminations sexuelles et contre la ségrégation raciale.

Les paroles de cette chanson (une des 1ères du genre) « j’y connais rien en sciences, j’y connais rien en philo… mais je sais que je t’aime » ne vous rappellent pas quelque chose  ?

1962

En mai 1962, Marilyn Monroe susurre son célèbre « Happy Birthday, Mr Président » au Madison Square Garden à l’attention du Psdt. Kennedy. Cette même année, la France reconnaît officiellement l’indépendance de l’Algérie et l’Arabie Saoudite abolit l’esclavage sur son territoire. Cet été là, de l’autre coté de l’Atlantique, Sam Cooke persiste avec Twistin’ the Night Away et Bruce Channel signe le plus gros succès de l’année, dans style alors moribond de Country-Rock nommé Rockabilly, Hey ! Baby.

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1970

Alors que Richard Nixon nommait Elvis agent fédéral du FBI contre les narcotiques, cet été-là on danse sur le tube blues planétaire Spirit in the Sky de Norman Greenbaum ou le retentissant I wan’t you back des Jackson 5, un des points d’orgue d’une année fastueuse pour la famille de petits prodiges, avec 4 albums et 14 millions de disques vendus (en France un disque de diamant implique 500 000 exemplaires vendus…)

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Alors que certains se déhanchent  sur la Soul Motown grand public, d’autres lui préfèrent une nouvelle manière de jouer un Rock’n’Roll énergique et proche de ses racines blues, le Hard Rock, dont on peut attribuer l’invention 2 ans plus tôt au groupe Led Zeppelin. Cet été 1970, c’est le groupe Free qui déchaîne les foules avec les riffs hard rock de son cultissime All right now.

1971

Le Congo devient le Zaïre*, Jim Morrison meurt, et avec lui cette année, Coco Chanel, Igor Stravinski, Jean Vilar et Louis Armstrong (sale année !) Durant l’été, on danse sur She’s a lady, du chanteur pop gallois, Tom Jones, à cette époque chanteur le mieux payé au monde.
* Actuelle République démocratique du Congo

1973

Issu de l’album « Talking Book » paru fin 72, le titre Superstition amorcera son destin de grand classique planétaire cet été 1973 durant lequel son auteur, le chanteur soul doté d’une voix couvrant 3 octaves ½ Stevie Wonder, aveugle de naissance, perdra le sens de l’odorat après 3 jours de coma suite à un grave accident de voiture le 6 août.
En octobre, la guerre israélo-arabe du Kippour éclate au Moyen-Orient, 15 jours plus tard le monde subit son 1er choc pétrolier.

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Retour vers le futur – « ça c’est du rock ! » by JayCout

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Illustration Flickr CC : Klearchos

Illustration sonore : Extraits de Retour vers le futur, de Robert Zemeckis

Sources :
Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas
Human Rights Watch
CRDP Midi-Pyrénées, résumé du livre de Nicole Bacharan : Les Noirs américains. Des champs de coton à la Maison Blanche
Article Wikipedia : Tubes de l’été
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/procheorient1973
http://www.larousse.fr/archives/journaux_annee/1998/118/elvis_presley_un_culte_americain

 

Relire l’article précédent Coté Sunset Boulevard - les 50′s et la naissance du Rock

Côté (Sunset) Boulevard // tubes en été – les 50′s et la naissance du Rock

Côté Sunset Boulevard

C’est l’été ! Farniente et cocktails Bana-mama sont vos préoccupations quotidiennes ? Chanceux vacanciers oisifs que vous êtes.
Pour fêter le beau temps (…) la rubrique musique de Coté Boulevard se met au bleu (le ciel, pas le fromage) et vous propose d’aborder le sujet profond du tube de l’été.

Afin de ne pas abîmer nos tympan avec ce robinet à fric souvent impulsé par une chaîne de TV et un sponsor publicitaire, je vous propose de naviguer du rock des 50’s à aujourd’hui en nous concentrant sur les tubes non pas de l’été, mais “en été”.

Et pour ceux qui seraient en phase descendante d’engourdissement cérébral, voici la playlist qui vous évitera trop de lecture… bande de veinards !

 

1949

Quelques mois après la naissance du 33 puis du 45 tours, on ne parlait pas encore de “tubes de l’été”. Il y a 62 ans, les stars de l’époque en France s’appelaient Charles Trenet et Edith Piaf… Et pendant que naissait République fédérale allemande (RFA), le Parti Communiste en Chine prenait le pouvoir par les armes, l’OTAN était créé, et l’abbé Pierre fondait Emmaüs. La même année à Orléans naissait ma mère et aux Etats-Unis naissait le Rhythm’n Blues. Ce genre musical qualifiait alors toute musique jouée et écoutée par la communauté noire américaine. Rapidement ce terme désigna un blues électrique et dansant à la mode…
On ignorait alors que c’était du Rock’n’Roll qu’on écoutait !
Retour vers le futur – « Bon vieux rock » by JayCout

 

Cet été là Jimmy Preston, chante Rock The Joint, un boggie aujourd’hui considéré par certains comme le tout premier rock !

1950

Tandis qu’en Asie la guerre de Corée éclate, de l’autre coté du Pacifique le Rhythm’n Blues poursuit son envolée et continue de faire danser la communauté noire avec Rock Mr. Blues, de Wynonie Harris

 

1952

En juin 1952, on bronze sur Rocking Chair On The Moon de Bill Haley et son premier groupe, The Saddle-Men. Préfigurant de ce qu’allait être la naissance du Rock, le chanteur originaire du nord de l’amérique reprend à son compte des chansons de R’n’B et les popularise auprès d’un public blanc. Cette année là en France, sort le film Jeux Interdits dont la bande originale use aujourd’hui encore les doigts de nombreux guitaristes débutants.

 

1955

1955 restera dans l’Histoire comme l’année de la naissance de mon père… et celle où le monde découvrit cette musique légère et dansante qu’on appela dès lors le Rock’n’Roll. Avec le succès de Rock around the clock, que vos oreilles connaissent déjà, n°1 des ventes pendant l’été 55, Bill Haley et son groupe fraîchement nommé The Comets signent le tout 1er tube de Rock et ouvrent la voie du succès à d’autres chanteurs blancs comme Elvis, Buddy Holly, ou Jerry Lee Lewis.

Véritable réservoir de créativité, le répertoire noir est dès lors régulièrement pillé par les blancs, à l’époque “plus vendeurs”, qui vont le populariser en le reprenant. Relégué chez les disquaires spécialisés, les chanteurs noirs parviennent malgré tout à s’offrir quelques jolis succès aux titres desquels le très énergique Maybellene, du désormais mythique Chuck Berry qui décroche le titre de 2ème tube l’histoire du rock. C’est précisément à partir de ces deux tubes que le Rock’n'Roll est devenu ce phénomène gigantesque, cette source de contestation et d’engouement démentiel pour la jeunesse entière non pas d’un seul pays mais de toute une partie de la planète !

1956

Cette année-là, Boris Vian introduisait presque malgré lui le Rock’n’Roll en France avec l’irrévérencieux Fais-moi mal, Johnny*, chanté par l’actrice et chanteuse Magali Noël. Prétexte à la gaudriole pour le féru de jazz qu’est Vian, le Rock’n’Roll naîtra en France comme une farce bas de gamme à la mode dans les clubs de jazz.
*sorti en octobre, on ne peut donc pas parler de tube en été mais je ne pouvais pas l’omettre.

1957

Alors qu’en Europe, six pays décidaient de faciliter leurs échanges en créant la Communauté économique européenne (CEE), outre Atlantique cet été là, on découvre les images de ce jeune rockeur Jerry Lee Lewis qui choquera l’amérique prude de l’époque en jouant Whole Lotta Shakin’ Goin’ On debout au piano avec une énergie folle. On le surnommera plus tard “The Killer”.

 

Retour vers le futur – « Vos gosses vont adorer » by JayCout

 

 A suivre : les 60’s, 70’s, avènements de la Soul et du Hard Rock

Illustration Flickr (CC) : Hey Merce
Illustrations sonores : Extraits de Retour vers le futur, de Robert Zemeckis (1985)

Sources :
Dictionnaire du Rock, sous la direction de Michka Assayas
La musique de A à Z  sous la direction de Françoise Kinot
http://www.slate.fr/story/9159/pourquoi-ny-il-plus-de-tubes-de-lete?page=1
Pages « années » de Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rock

Sous les palmiers, le Jour J

Quelques jours après la fin d’Orléans’Jazz, le Jour J, festival des musiques actuelles gratuit organisé par la Ville d’Orléans, emboîte le pas sur les cendres encore fumantes de son grand frère jazzeux, au Campo Santo, le 7 juillet à partir de 17h.

 

Têtes d’affiche du festival qui ne dure qu’un jour, les anglais de Metronomy présenteront au public orléanais leur esthétique électro jadis explosive et prolifique. L’occasion pour le groupe de nous rappeler leur troisième album, The English Riviera paru en avril dernier… de l’électro-pop qui a fauté avec une esthétique new wave datée des années 80. Pour moi, une demi-déception sur disque, et sur scène alors ? … La réponse demain.

 

A voir également :

The Finkielkrauts
Karkwa
I’m from Barcelona
Janski Beeeats

 

Le programme complet ici.

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Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
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