La TNT, c’est un peu la suppléante des grandes chaînes. Elle tente de se frayer un chemin parmi les poids lourds que sont TF1, France Télévision…
Ce sixième et dernier épisode de Star Wars est un peu déroutant… Pour ceux qui avaient suivi ma modeste intervention sur « La Guerre des étoiles est-elle de droite ou de gauche ? », vous vous souvenez que je concluais que cet épisode était le plus déconcertant : tourné en 1982/83, au cœur des années Reagan, le film transparaît comme l’apogée de l’Amérique triomphante, sans remise en question possible… Où sont passées les valeurs humanistes d’antan ? Quelle image du héros ressusciter après les déboires et déconvenues du précédent opus ? Luke n’écoute personne, il est devenu un bobo-Jedi qui ressasse tout le temps les mêmes antiennes : son passé, son enfance banlieusarde sur Tatooine, son avènement de Jedi à force (!) de persévérance. Donneur de leçon, il divise plus qu’il rassemble et la rebellion semble trouver sans lui son rythme de croisière. Mystique et féru de nouvelles technologies, il délaisse la lutte contre l’Empire pour ne penser finalement qu’à lui-même… Déjà, dans l’épisode précédent, il n’a pas écouté les conseils du sage maître Yoda qui lui disait de ne pas foncer tête baissée au danger, de poursuivre encore un peu son apprentissage et sa formation… Patatras : il tombe dans tous les pièges, se porte candidat pour lutter contre l’empereur sans voir le danger qui vient de son propre camp –ou plutôt du contexte familial…
Que nenni. Luke devient dans cet épisode un personnage un peu fade et presque antipathique. Il garde cependant un groupe d’ami qui peine à le conseiller. Il n’emporte l’adhésion du public que d’une très courte majorité. Mais surtout il en vient à former rapidement un binôme avec sa sœur jumelle dont il devient rapidement le suppléant. C’est elle qui doit finalement mener le combat sur le terrain, en pleine forêt écologique d’Endor tandis qu’il se cantonne à régler des problèmes d’ego en famille. Avec l’aide des Ewoks, adeptes du tri-sélectif et des toilettes sèches, Leia prend la tête de la lutte hyper localisée pour l’emporter. Luke ne vient qu’après mais cherche quand même à capter l’attention. Il en devient parfois lourdingue. Et c’est pourquoi certains s’escriment toujours à lui porter des coups. Il ne comprend d’ailleurs pas tout. Cela donne lieu dans le film à de pathétiques et longues scènes explicatives qui déroutent l’auditoire. Qu’importe : à la toute fin, ce tandem improbable aura donné du grand spectacle à défaut de sens et de lisibilité…
C’est un des travaux de Pierre Desproges les moins connu mais mythique. Pour la société Belokapi, Desproges se lance dans quelques mini-sketchs pour l’émission « l’ile aux Enfants » (Casimir). Exclusivement destiné aux enfants, le principe de ces programmes courts est le suivant : un professeur (Corbiniou), idiot et potache, ayant mis sa blouse de traviole, donne des conseils d’éducation aux enfants : comment répondre poliment, comment boire sa soupe sans faire de bruit disgracieux, comment faire cuire des carottes, etc… Le problème, c’est que ça tourne à l’absurde et au loufoque très vite : pour cuire les carottes, Corbiniou en prend neuf et en balance une : elles sont qu’huit… Vous voyez le genre ? Et puis Corbiniou parfois se fait taper dessus ou se vexe (il mange alors la fleur qu’il a a sa boutonnière en disant « Corbiniou, Corbiniou, Corbiniou.. »)
Diffusé en 1981 et 82 (également parfois dans « Croque-Vacances »), ces saynètes me faisaient vraiment marrer. Selon le site officiel consacré à Pierre Desproges, c’était à la fois l’ancêtre de Cyclopède (du même Desproges) et de Mr Bean. Retrospectivement, j’y vois aussi le précurseur de moult « podcast » de blogueurs…
Et quand j’apprends que la fille de Desproges avait honte et demandait à son père de ne pas l’accompagner à l’école : « C’est ton père qui donne des conseils idiots à la télé ? », je reste songeur…
(Les bons conseils sortent en DVD avec la minute nécessaire du professeur Cyclopède, en coffret et à l’unité)
Cela ne vous aura pas échappé, ou du moins pas à vos enfants : les figurines Star Wars de chez Hasbro font leur grand come-back ces temps-ci dans les rayons des magasins de jouets… en emballage « vintage » ! Quelques définitions préalables pour les non initiés : les figurines Star Wars sont une véritable institution pour les fans depuis 32 ans. En 1978, la société Kenner obtient l’autorisation de produire des petits bonhommes de plastique de 10 cm de haut à l’éphigie des héros du film « La Guerre des Etoiles ». Pour les mettre en vente, les fabriquants ont eu l’idée de placer les jouets dans des « blisters » (c’est le terme anglais) accompagnés d’une photo du personnage tel qu’il apparaît dans le film.
En France, c’est la firme Meccano (devenu 2 ans plus tard Miro-Meccano) qui repris la licence de Kenner pour distribuer les jouets sur le territoire national.
Annoncée à grand renfort de publicité dans les « magazines pour la jeunesse » de l’époque (Télé-Junior, Pif-Gadget, Picsou, Mickey…), l’arrivée de ces « blisters » a fait l’effet d’une bombe ! D’abord rectangulaires, les blisters ont adopté ensuite un petit format carré uniquement en France et jusqu’en 1982, qui leur conféra une originalité très particulière
Et puis en 1983, pour la sortie du « Retour du Jedi » les blisters reprirent un format rectangulaire jusqu’en 1986 où les figurines disparurent des rayons de jouets…
Mais à peine 10 ans plus tard, Kenner, entretemps racheté par Tonka puis par Hasbro, se mit à ressortir des figurines !! Il ne s’agissait plus des moulages initiaux (sauf pour les vaisseaux) mais de nouvelles sculptures, plus ou moins réussies. Le succès étant immédiatement au rendez-vous, Hasbro se mit à sortir des milliers de figurines différentes, nhésitant pas parfois à changer un détail de peinture ou d’articulation sur un même personnage, décliné presque jusqu’à l’infini !
Ainsi, si la figurine vintage de Vador sortie en 1978 pouvait contenter un gamin pour les 3 films de la trilogie classique, il n’en fut plus de même à partir de 1995. Dark Vador put aissi se décliner rapidement en une quarantaine de figurines différentes, tenant compte des différence de détail vestimentaire entre chaque films… Un casse-tête pour les collectionneurs, une forme d’arnaque pour les parents… et un beau pactole pour Hasbro.
Et donc, voici qu’arrive 2010 et l’on se rend compte que c’est l’année des 30 ans du film L’Empire Contre-Attaque, le film considéré comme le meilleur de tous… Que pouvait faire Hasbro ? Eh bien ressortir des « fac-similés » des blisters vintage de l’époque pardi ! Si les figurines à l’intérieur des blisters sont modernes, poly-articulées, bourrées de gadgets et d’ccessoires, l’emballage, lui, reste très proche de ce qui sortait au début des années 80. Jusqu’au logo Kenner qui orne le recto des blisters en lieu et place d’Hasbro.
Ces nouveaux blisters ont commencé à inonder la chaîne de magasin « Toys R Us » cet été. Notons qu’à Orléans et son agglo, vous pouvez trouver facilement ces figurines dans les Maxi-Toys de Saran et d’Olivet (face au parc des expositions) mais ils sont vendus à un prix plus interessant dans les Jouets-Clubs (mêmes adresses plus un en centre-ville, rue Royale) même s’ils partent vite ! 11 personnages sont disponibles : Vador, Boba Fett, C-3PO, Dengar, 4-Lom, le pilote du Cloud Car, le commandant du AT-AT, Leia, Han Solo, Luke et Dak.
Mais comme si cela ne suffisait pas, Hasbro a fait plus fort aux Etats-unis qu’en Europe en proposant, pour 5 figurines achetées, d’offrir cette fois une réplique quasi exacte du personnage Boba Fett tel que sorti d’usine en 1979 ! Avec un missile éjectable en plus !
Et c’est là que nous français, même si la joie est grande de revoir « du vintage » (enfin, du vrai-faux vintage) dans les magasins, sommes un peu frustrés… Pas d’offre équivalente pour l’instant : pas de Boba Fett 100% vintage… Et ce n’est pas tout !
Une société américaine spécialisée plutôt dans la fabrications de bustes en résine de personnages de ciné (Gentle Giant) a réussi à ressortir en édition limitée les figurines d’antan, mais au format 30cm !! Et là, le blister ressemble comme deux gouttes d’eau au blister Meccano carré de l’époque. Problème de taille : ces figurines sont hors de prix et non disponibles en France… Elles sont tirées à 1500 ou 2500 exemplaires dans le monde et il faut s’abonner à un site spécial pour pouvoir espérer les pré-commander, payer des frais de port et de douane exorbitants,etc, etc.. De quoi rebuter n’importe qul fan. Dommage…
Alors la réapparition du vintage, c’est pas mal dans l’absolu mais on peut vraiment regretter que la France ne soit pas associée à ces ressorties…
Je ne sais pas vous mais moi, quand je dois sortir une voiture d’un garage ou que je fais vrombir la boîte de vitesse en surrégime pour m’insérer sur l’autoroute, je pense systématiquement à Goldorak.
Une seule vitesse sur le poste de commande de la soucoupe d’Actarus et ce signal qu’il faut impérativement prononce à voix haute (comme tout le reste sinon ça ne marche pas) : GOLDORAK GO !
Ce dessin animé de Go Nagaï (d’où, Goldorak go !) était sensé rendre dingue une générations d’enfants au tournant 70/80. Le pitch : Actarus et Alcor luttent contre les forces de Véga qui trépignent d’impatience d’envahir la terre car ils se morfondent sur une lune noire. Alcor n’a au début qu’une soucoupe volante minable (qui s’appelle l’ovéterre), par contre Actarus a un jouet bien plus gros : Goldorak ! A chaque épisode d’une 20aine de minutes, Goldorak doit immanquablement se bastonner avec un Golgoth ou un Antérak, sorte de robot de l’ennemi forcément moins bon…
Et c’est à se demander si les bien-pensants de l’époque n’avaient pas raison de redouter le retour de ce robot car la sortie DVD de Goldorak, en 2005 a vite été retirée de la vente pour éviter des troubles à l’ordre public !
Avant ça, le brave garçon qui dissimule son identité en tant que garçon de ferme chez l’horripilant MRiguel et qui répond au doux patronyme d’Actarus doit suivre une sorte de rituel immuable : il court d’abord comme un fou dans des couloirs interminables de la base du Professeur Procyon (son père adoptif) : tout ça pour se précipiter dans le vide-ordure du bout-du-couloir qui est juste adapté à sa taille.
Bon, ce n’est que le début : il tombe ensuite sur une sorte de moto placée sur un rail d’aérotrain cranté et parcourt un bon kilomètre pendant qu’une caméra filme son visage en gros plan et que qu’une chanson retentit dans le tunnel. C’est une chansoin qui lui est consacrée et qui doit certainement le motiver car il prend un air hyper sérieux le gars ! « Accourt vers nous, Prince de l’espace… » Des fois, Actarus n’a droit qu’à la musique sans les paroles mais je suis sûr que, comme un footballeur avec la Marseillaise, il a son hymne dans la tête !
Mais comme il ne va pas rester sur sa moto indéfiniement, il fait de nouveau un saut tout au bout et prend un toboggan qui débouche au sommet d’un immense garage ! Actarus tombe donc du plafond et on croit qu’il va s’écraser mais non car là, il crie un truc de dingue : « Métamorphose ! » Et là, ses habits changent d’un coup d’un seul ! Incroyable ! Il a désormais un casque (qu’il aurait pu mettre 2 minutes avant pour faire son tour de moto mais bon… alllez comprendre) et une tenue mixant celle de Spiderman et de Michael Jackson dans Thriller !
Le voila qui peut rebondir et se mettre aux commandes de la soucoupe qui contient son robot Goldorak ! Etonnant non ?
Avant de poursuivre, je m’arrête pour préciser que, quand j’étais petit, mes parents avaient acheté un numéro de Télérama qui dézingait ce dessin animé en disant que sa violence allait tous nous conduire en tôle (ondulée comme les Golgoths). En fait, Télérama et nos parents confondaient Actarus et Goldorak : ils pensaient que l’un se transformait en l’autre ! Ah les niais quand j’y pense !
Je me suis toujours interrogé sur le rite de ce parcours préalable avant qu’Actarus puisse s’installer à son poste de travail… Enfant, on trouve ça démentiel de prendre une mini-moto et de ne pas avoir à shabiller : la métamorphose le fait tout seul. Adulte, pour aller au boulot, la métamorphose prend plusieurs minutes : se laver, se raser, s’habiller, prendre son petit déjeuner…
Actarus ne fait jamais rien de tout ça ! Il va pas faire comme nous quand même : c’est aussi le Prince de l’Espace, faut pas l’oublier quoi ! Alors il faut savoir qu’il est en mode autolavage, autohabillage et tout et tout ! Un super système mis au point par les meilleurs savant jamponais pour lui faire gagner un temps précieux !
Le problème c’est qu’il le perd à courir dans les couloirs et sur sa moto ! Le professeur Procyon n’aurait pas pu ranger Goldorak plus près pour éviter tout ce mic-mac ?
Parce que, tenez vous bien : une fois qu’Actarus est aux commandes de Goldorak, il le fait partir sur une rampe qui le fait passer sous une chute d’eau (et hop, un coup de flotte pour le faire briller). Et cette chute d’eau est placée juste sous la base !
C’est à se demander si la moto, elle ferait pas une boucle inutile, juste pour chauffer les fesses d’Actarus (pour que sa métamorphose soit plus fastoche).
Et puis parfois, on sait pas pourquoi, Goldorak prend une route qui le rallonge encore plus, par exemple, comme ici : la nationale 7 (comme Charles Tenet).
En tout cas, une chose est sûre : côté rentabilisation du temps de travail, Actarus et Goldorak ne sont pas très sarkozystes…
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