Avec la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, partout en France, les moyens mis à la disposition des écoles sont revus à la baisse. De leur côté, devant la diminution des moyens financiers, les collectivités locales commencent à avoir des problèmes pour investir là où les besoins se font sentir.
La situation devient préoccupante dans certains collèges du Loiret qui voient leurs effectifs augmenter (+361 élèves) en même temps que le nombre d’enseignants diminuent (-15 postes). Pour faire face aux directives du ministère, les établissements augmentent mécaniquement le nombre d’élèves par classe. Naturellement, cela nuit à la réussite des enfants, en particuliers de ceux qui ont plus de mal à suivre. Mais comment faire autrement ?
Notons la situation particulière du collège de Pithiviers où plus d’un élève sur deux est issu d’un milieux social défavorisé. Ce collège compte plus de 960 élèves ! Pensez vous qu’on leur donne vraiment les meilleurs conditions pour réussir ?
A la prochaine rentrée scolaire, les effectif de ce collège vont encore augmenter pour dépasser le millier d’élèves. Il y a, certes, un vieux projet de construction de collège mais, il semblerait qu’aucune décision ne soit encore prise pour le moment. N’y a-t-il pas urgence ?
C’est que, dans notre département, il semblerait qu’on tente de relever tous les défis ! Ainsi, les collèges qui accueillent le moins d’enfants défavorisés ont de petits effectifs (Olivet, Orléans-Dunois par exemple). Cherchez l’erreur !
Naturellement, on n’attend pas des élus UMP qui gèrent le département qu’ils donnent le plus de moyens aux enfants issus de milieux défavorisés. Mais quand-même ! Qu’ils commencent au moins par donner les mêmes moyens à Tous ! Ce serait moins décourageant pour ceux qui paient des impôts avec un certain esprit de justice sociale, moins dur pour les enseignants et personnels des collèges, moins vexatoire pour les élèves eux-même !
Alors que partout en France, les écoles crient au
- D écouragement
- D éperdition
- D éclin
quel avenir veut-on pour les jeunes de Pithiviers ? Cherche-t-on vraiment à les jeter dans la
- D élinquance ?
Jadis cité en exemple, le système éducatif français est en train de s’écrouler devant ce genre de politiques imbéciles, laissant sur le bas-côté tout une génération d’enfants dont on ne saura plus quoi faire, une fois devenus grands !
Depuis le soir du jeudi 19 janvier, le trafic du tram ligne A est interrompu entre les stations Lorette et Victor Hugo, à cause d’un affaissement sous la ligne à l’endroit où elle passe sous la rocade, près de la station Victor Hugo.
Des bus de substitution remplacent le tronçon neutralisé et circulent au moins à raison d’un tous les quarts d’heure. Il faut compter quarante minutes pour rejoindre Université Château depuis le centre ville (De Gaulle), une heure pour aller à l’Hôpital, en s’imposant le transbordement dans les bus articulés à Victor Hugo et de nouveau à Université Château à l’arrêt de la ligne 20.
L’affaissement serait causé, d’après les agents de la SEMTAO, par une « rivière souterraine » qui n’aurait rien trouvé de mieux pour jaillir que cet endroit près de la station Victor Hugo, mettant en danger la stabilité de la voie et donc la circulation sur ce tronçon de la ligne.
Première explication : la remontée naturelle des nombreux puits et sources que l’on constaterait dans les quartiers Saint-Marceau, Cigogne, Candolle et à une partie de la commune d’Olivet de part et d’autre du Loiret.
Une autre explication peut être avancée : dans le secteur où a eu lieu l’affaissement, une forte urbanisation détourne et complique le cours des rivières souterraines et des infiltrations d’eau dans la nappe.
Par ailleurs, tout près du lieu de l’affaissement, un bassin de rétention des eaux pluviales d’assez grandes dimensions a été creusé ces derniers mois.
Quoi qu’il en soit, il va falloir reboucher le trou, et cela va prendre du temps.
Ce soir, en l’absence de toute communication officielle sur le sujet, on parlerait d’un délai de trois semaines pour rétablir la situation. Cela va faire long, très long pour les nombreux étudiants du campus.
LB
Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.
La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est clair : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !
Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.
Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.
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La Conférence Régionale de la Jeunesse s’est réunie pour débattre du SRADDT, « Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire ».
Elle a émis un avis favorable sur le document qui lui était fourni. Mais comme être jeune, c’est vouloir s’appropréier le monde pour le changer, elle a tenu à formuler un certain nombre de remarques. Celle-ci ont été lues par la jeune élue tourangèle, Clémence Dauphin, lors du débat sur le SRADDT, en Conseil Régional du 15 décembre 2011.
Comment les jeunes voient-ils la Région Centre et son avenir, quels sont leurs doutes, leurs espoirs et leurs envies ? Voici quelques éléments, fruits de leur réflexion …
Axe n° 1 : Une société de la connaissance porteuse d’emplois
Il est apparu aux membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse que de placer l’emploi comme « une nécessite impérative, la base indispensable à un accomplissement personnel ou familial » est trop réducteur. En effet, l’emploi ne constitue pas la seule forme de travail. Ce terme exclut le coopératisme, l’entreprenariat, les professions libérales, les volontaires, ou encore les bénévoles.
Par ailleurs, la Conférence approuve fortement l’ambition de 70 000 étudiants en région Centre. Mais elle ne peut néanmoins se satisfaire d’un objectif purement quantitatif. En effet être étudiant ne signifie pas systématiquement suivre la formation de son choix et acquérir un diplôme d’Etat.
Elle tient ainsi à rappeler l’importance pour la jeunesse de pouvoir accéder à la formation puis à la profession de son choix et donc de voir ses compétences reconnues.
De plus, l’excellence ne nous semble pas le moyen à prioriser pour atteindre cet objectif.
En effet, elle implique de concentrer les fonds et autres moyens sur un nombre restreint d’étudiants ce qui, dans le contexte de restriction budgétaire imposé par le gouvernement, ne peut se faire sans un risque de dégradation des conditions d’études du plus grand nombre. Or la Conférence pense justement, que c’est par l’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants que la Région atteindra son objectif. Dans ce sens, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse souhaitent rappeler que le manque de moyens ne permet pas la réussite des jeunes et plus d’un étudiant sur cinq quitte l’enseignement supérieur sans diplôme. Ainsi au coût, de plus en plus important des études, vient s’ajouter l’incertitude grandissante de les réussir décourageant ainsi de nombreux jeunes, notamment les plus modestes, à poursuivre une formation. Il est donc apparu aux membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse que la priorité pour augmenter le nombre d’étudiants en région Centre est de favoriser l’accès et la réussite de tous en parallèle à l’objectif d’excellence.
Par conséquent, la Conférence Régionale de la Jeunesse ne peut qu’être en accord avec l’objectif de la Région Centre de faciliter et d’améliorer la vie étudiante. Il est à noter que les conditions de vie et notamment les difficultés financières, ont un impact fort sur la réussite. Elle souhaite ajouter que la qualité de vie est un facteur important lors du choix de l’établissement dans lequel le jeune va faire ses études. Ses membres souhaitent rappeler que le CROUS est le premier interlocuteur sur ces questions, mais que le manque de financement dont il est victime rend son fonctionnement difficile.
Le PRES, Pôle Régional d’Enseignement Supérieur, a également fait l’objet de débats entre certains membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse, et des points de vue différents ont émergé. Le PRES n’étant pas connu de tous, les membres de la Conférence ont émis le souhait qu’il soit présenté, par un(e) élu(e) et/ou par une personne des services de la Région compétente sur ce sujet. Ainsi, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse et plus particulièrement les membres de la première
commission « éducation, formation, emploi » pourraient donner un avis plus global sur ce pôle de recherche et contribuer à un débat constructif.
La Conférence regrette que l’économie sociale et solidaire ne soit pas plus mise en valeur dans le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire.
Pourtant avec plus d’un salarié sur sept qui partira à la retraite d’ici 2018, l’économie sociale et solidaire par ce renouvellement de génération va devenir l’un des grands acteurs de l’emploi pour les années à venir. De plus, dans un contexte de crise du système économique majoritaire, le développement d’une économie basée sur les humains et non sur les capitaux paraît essentiel.
Les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse tiennent à saluer les politiques d’incitations au développement de la filière « agriculture biologique », notamment les aides à destination des agriculteurs en reconversion.
Enfin, sur ce premier axe « Une société de la connaissance porteuse d’emplois », il nous semble que la formation à la citoyenneté est aujourd’hui insuffisante. Nous alertons donc les politiques sur la nécessité de faire prévaloir cette formation au « être et devenir citoyen », au sein de nos établissements scolaires.
Axe n° 2 : Des territoires attractifs organisés en réseau.
Concernant l’ambition de porter nos grandes agglomérations à l’échelle de l’Europe, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse tiennent à rappeler que la Région n’est pas uniquement constituée de deux métropoles mais d’un maillage, plus ou moins dense, de villes et villages à forte identité régionale. Par conséquent, il convient de veiller à la solidarité et à la coopération entre les territoires.
Des doutes sont émis quant à la capacité de la Région à mener de front l’amélioration de l’attractivité des grandes agglomérations et celle des zones rurales, et que la réussite de cette ambition de dynamisme sur un territoire ne se reproduit pas automatiquement sur un autre.
En matière de santé, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse rejoignent pleinement le projet d’avoir un médecin pour 1 000 habitants. Cependant, ils tiennent à souligner que les infirmiers, les aides-soignants, et tous les métiers du paramédical sont aussi à prendre en compte. Le problème de l’emploi pour ces filières a été soulevé : il semblerait que beaucoup de postes proposés aux jeunes diplômés soient principalement des mi-temps ou trois-quarts temps. Comme toute la population, les jeunes aspirent à sortir de la précarité, revendiquent la stabilité et de fait, voudraient passer à temps plein dans le monde du travail. La Région doit donc afficher cette ambition de garantir le plein emploi aux jeunes, et pallier aux manquements des politiques publiques dans ce domaine.
Les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse sont favorables aux mesures concernant l’eau et l’énergie.
Pour ce qui est de l’eau, ils souhaitent que la réflexion autour de son usage soit plus poussée et que l’ordre de priorité soit amélioré. La transformation écologique doit être globale et non sectorielle. En effet, l’exemple du maïs a permis de mettre en avant le fait que favoriser les semences endémiques conduirait à économiser l’eau car elles sont moins consommatrices que les semences exotiques.
Pour ce qui est de l’énergie, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse saluent les mesures prises par la Région concernant l’isolation et souhaiteraient que ces travaux soient continués avant de penser à un changement d’énergie de chauffage par exemple.
Dans cette même optique, l’ambition de devenir la première région à biodiversité positive est vivement encouragée par les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse.
Pour autant, ceux-ci expriment un doute quant à la réalisation de cette ambition car elle pourrait apparaître en opposition avec celle de proposer d’intégrer la région au réseau grande vitesse ou de renforcer les infrastructures permettant le développement des transports collectifs.
Axe n°3 : Une mobilité et une accessibilité favorisées.
Les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse tiennent à encourager la volonté d’harmonisation et de développement des réseaux de transports sur route et sur rail entre les différentes villes, agglomérations et départements de la région. Rendre cohérents et faciliter les déplacements au sein de la région est une base nécessaire à la mobilité des personnes et s’articule avec d’autres objectifs de développement cités dans le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (exemple : proposer l’essentiel à moins de vingt minutes, conforter les services et emplois en milieu rural, passer de 58000 à 70000 étudiants, etc.). Les réseaux de transports en commun ne doivent pas uniquement dynamiser leur territoire respectif mais aussi faire le lien avec les territoires limitrophes afin d’améliorer la mobilité.
Cet objectif est notamment encouragé face au constat de zones rurales encore peu pourvues de services de proximités ou d’espaces de loisirs, de sports et de culture. Ces zones ont particulièrement besoin d’un développement des transports en période scolaire mais également en période hors scolaire, d’autant plus que certains lycées sont relativement isolés sur le territoire.
Les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse soutiennent le parti pris d’irriguer le Plan Climat Énergie dans l’ensemble du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire. Toutefois, ils auraient souhaité que le Plan Climat Energie apparaisse encore plus clairement dans le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire. Ainsi la Conférence Régionale de la Jeunesse rappelle que la question du changement climatique est un enjeu d’avenir non seulement régional mais national et planétaire.
L’ambition « le très haut débit pour 70% de la population et l’internet rapide pour tous» est approuvée, souhaitée et encouragée par la Conférence Régionale de la Jeunesse. Les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse n’ont que très peu relevé et discuté cet objectif. En effet, et même s’il apparaît que cette ambition est une nécessité absolue, elle est une logique pour les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse au vue de la place incontournable qu’est l’accès à internet dans la vie des jeunes.
En conclusion, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse rendent un avis favorable sur le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire.
De plus, au regard de la mission que le Président du Conseil Régional a confié à la Conférence Régionale de la Jeunesse et des travaux que celle-ci mènent, les membres de la Conférence souhaitent réaffirmer que la « formation » à la citoyenneté est aujourd’hui, et quelque soit les tranches d’âge, insuffisante. Aussi les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse souhaitent souligner de manière forte, que l’objectif de « renforcer la cohésion régionale pour réussir ensemble la transition vers un nouveau modèle de développement » ne pourra réellement se faire que si les décideurs publics, et pas seulement l’Éducation nationale, se donnent les moyens d’une véritable « formation » à la citoyenneté et s’ils renforcent l’importance de la démocratie participative dans l’élaboration de leurs politiques.
Enfin, ils souhaitent féliciter le processus d’élaboration de ce schéma qui a pris en compte une concertation des habitants de la Région via les vingt-trois forums territoriaux et via cette demande d’avis de la Conférence Régionale de la Jeunesse. Dans ce sens, les membres de la Conférence Régionale de la Jeunesse souhaitent aussi faire part de leur envie de participer à la concrétisation de ce Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire, notamment en étant force de proposition.

Yves Bodard
Travailleur social, ancien éducateur de rue à La Source, Yves Bodard ne comprend pas qu’on diabolise les habitants des banlieues, et surtout les jeunes. Il ne comprend pas que toute la politique de la ville à Orléans s’élabore autour du sécuritaire et du contrôle social. Les arrêtés municipaux – couvre-feux pour les moins de treize ans, arrêtés anti-prostitution et anti-bivouac – en sont les témoignages les plus caractéristiques.
Pour lui, le regard posé sur ces quartiers populaires oscille entre crainte et compassion. On compare aujourd’hui les cités de banlieues avec les ghettos américains. On n’écoute plus les acteurs de terrain, on a confisqué la parole aux habitants et aux jeunes des quartiers.
Yves Bodard donnera son point de vue sur les banlieues lors d’une conférence à La Source, Vendredi 16 décembre 2011 à 20 h 30, Maison des associations de La Source (face à la salle Gérard Philippe)

Yves Bodard est l’auteur du livre Banlieues, de l’émeute à l’espoir et aussi de Vies cabossées et miettes d’espoir, préfacé par Stéphane Hessel (nous en parlions ici).
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Cette conférence a lieu alors que les quartiers populaires semblent être au coeur d’un enjeu électoral, entre stigmatisation et tentative de récupération de la classe politique, tant au niveau national qu’au niveau local.
Dans l’inconscient collectif, le « Jeune de banlieue » est un jeune d’origine étrangère, sans qualification et sans emploi, avec un capuchon sur la tête et un parlé franc. Pourtant, si l’on considère Orléans, de nombreux jeunes de ce type (pour peu qu’il existe) vivent à l’Argonne, aux Carmes, ou Quartier Bourgogne, loin de la banlieue. De même, il n’y a pas grand rapport entre la situation des habitants des HLM de La Source avec celles des habitants du quartier du Lac.
Plutôt que de parler de banlieues, il conviendrait sans doute mieux de parler de quartiers populaires. Là, oui, il y a une communauté de destins, il y a des politiques, le sentiment de partager un même quotidien, dans des quartiers jumaux, disséminés partout en France. A l’heure où l’on dit que la classe ouvrière n’existe plus, on devrait sans doute regarder de plus près la vie réelle de ces quartiers, les difficultés certes, mais aussi les innovations cuturelles, économiques, sociales et les solidarités spécifiques qui s’y créent. On pourrait alors ne plus regarder ces quartiers comme un problème que l’on n’arrive pas à résoudre mais bel et bien comme une richesse pour notre pays. Est-ce angélique de dire cela ?
On connait le franc parler d’Yves Bodard, notament grâce à l’émission Le Grand Bucher de France Bleu Orléans où il intervient régulièrement. Nul doute qu’il saura nous dire ce qu »il en pense…

Nous sommes en période de rentrée, c’est donc le grand moment des déménagements et des recherches d’appartements en tout genre. Ces recherches peuvent parfois être le parcours du combattants pour toutes personnes ne connaissant pas la ville dans laquelle elle va habiter. Cette article se propose de vous aider dans votre recherche de logement sur Orléans !
Tout d’abord, quelques éléments sont importants à savoir pour toutes personnes souhaitant louer un appartement.
CIRCONSCRIRE SA RECHERCHE
La recherche d’un appartement se fait, bien sûr, par rapport à ses besoins (meublé ou non, studio, F1 ou F2,etc. , en centre ville ou en agglomération, etc.) mais également par rapport à ses disponibilités financières. En effet, le loyer de l’appartement convoité ne pourra pas être supérieur à 3 fois votre salaire. Dans le cas contraire, vous devrez justifier de personne(s) se portant caution pour vous.
Par ailleurs, le budget que vous souhaitez allouer à la location d’un appartement sera certainement déterminant pour définir le type d’interlocuteur par lequel vous passerez : particulier ou agence. En effet, les prestations ne sont pas les mêmes et les agences vous demandes des frais équivalents à peu près à 1 mois de loyer. Bien sûr ces frais d’agence n’ont rien à voir avec le dépôt de garantie ! Vous ne reverrez pas votre argent.
ACTE DE CAUTIONNEMENT
La caution est un engagement à payer le loyer du locataire en cas de défaut de paiement de sa part. Celui-ci se présente sous forme écrite, établi en 2 exemplaires (un pour le bailleur, l’autre pour la caution). Bien sûr, et ce tout comme le locataire, votre (ou vos) caution(s) devra (devront) justifier d’un salaire supérieur à 3 fois le montant du loyer.
DÉPÔT DE GARANTIE
Depuis quelques années les dépôts de garantie sont en général équivalent à 1 mois de loyer mais cela dépend véritablement du type de bien loué (cf. tableau).

vosdroits.service-public.fr
Si l’on considère qu’ à l’accession d’une location d’appartement il faille payer 1 mois de loyer + le dépôt de garantie, on peut comprendre qu’il soit difficile de débourser une telle somme en si peu de temps ! C’est pourquoi, il existe l’avance loca’pass, une aide accordée à un futur locataire quel que soit le type de logement (privé ou social). Cette aide est à solliciter auprès des organismes d’actions au logement le plus près de chez vous.
D’autres aides au logement existent également comme l’aide mobili’pass ou travaux’pass.
En savoir plus
Où TROUVER UN LOGEMENT ?
Sur Orléans différents moyens s’offrent à vous pour dénicher un appartement.
Les journaux
Vous avez tout d’abord le journal publi45 (journal gratuit) qui vous permettra de consulter des annonces immobilières sur Orléans et son agglomération. Ce journal est bien sûr disponible sur papier mais également consultable sur internet ! Il sort tous les mercredi.
Consulter le publi45
La république du centre également à une rubrique d’annonces immoilières disponible une fois par semaine mais ces annonces sont consultables sur internet.
Consulter la rep’ immo.
Les sites internet
Et bien sûr, diffrénts sites se proposent de mettre à votre disposition des annonces comme :
Orléans city >>
seloger.com >>
leboncoin.fr >>
Pour les étudiants
Il existe en plus de ces sites d’autres possibilités pour se loger. Le CROUS, par exemple, dispose de logements en résidences universitaires. Ces logements sont réservés en priorité aux étudiants boursiers de moins de 28 ans dont les familles ne résident pas dans l’agglomération où ils font leurs études
Pour plus d’informations sur ces logements >>
Pour les étudiants ne pouvant bénéficier de ces logements en résidences universitaires, le CROUS dispose d’annonces immobillières réservées aux étudiants. Pour les consulter, il suffit d’aller sur leur site, de créer un compte et de justifier de votre statut d’étudiant.
Consulter les annonces du CROUS Orléans-Tours >>
Bonne recherches à tous !
Ah oui ! Et le petit plus pour rechercher un appartement dans une ville que l’on connait peu… c’est ici !
Comme chaque année, le magazine l’Etudiant publie un classement des villes « où il fait bon étudier« . Attention, cette étude se base sur des critères objectifs et non sur des sondages auprès de jeunes :
- proportion d’étudiants de 3ème cycle, taux de réussite en licence, meilleures classes prépas,…
- proportion d’étudiants étrangers, fréquentation des lieux touristiques…
- nombre de fauteuils de cinéma, nombre d’établissements d’art et essai, de théâtres et de salles de spectacle, nombre de festivals de musique,…
- proportion d’étudiants, nombre de bars, de restaurants, de restaurants rapides et de discothèques rapportés à la population,…
- nombre de piscines, de patinoires et d’équipements sportifs rapportés à la population,…
- fréquentation des transports en commun, tarifs de l’abonnement mensuel pour les moins de 26 ans,…
- ensoleillement, qualité de l’air,…
- offre de chambres CROUS rapportée au nombre d’étudiants, prix moyen des loyers dans le privé.
- part de titulaires d’un diplôme universitaire de 2e ou 3e cycle dans la population, salaire brut horaire moyen, total des emplois, évolution de l’emploi , part des cadres,…
Bref, pas moins de 39 critères sont épluchés et pondérés pour donner un classement général et un classement par thème.
Orléans n’est classée qu’en 23° position des villes de France, loin derrière Toulouse, Grenoble, Aix-Marseille qui paraissent les mieux loties. Un peu derrière Clermont-Ferrand (17°) et Tours (19°).
A y regarder de plus près, Orléans est très bon dans le domaine du logement (3°) et tient à peu près la route dans les domaines de l’environnement (16°), du sport (13°) et de l’emploi (14°). En revanche, nous nous écroulons complètement dans les domaines de la culture, des sorties, du rayonnement international, de l’offre de formation et du transport.
En revanche, nous nous écroulons complètement dans les domaines de la culture, des sorties, du transport ce qui montre que le ressenti général des jeunes n’est pas de l’ordre du fantasme ni du dénigrement mais repose bien sur des problèmes réels. Selon cette étude, nous sommes également mauvais en termes de rayonnement international et d’offre de formation ce qui apparait presque plus grave
Au coeur de l’été, l’actualité est traditionnellement assez vide. La presse est alors prise par une crise aigue de « ouiouite » : se croyant obligée de reposer nos esprits fatigués, elle nous fait voyager de village en village, à la rencontre des bonnes gens du terroir, de paysages grandioses où il fait bon vivre…
Au milieu de cette bouillie, il y a quand-même eu ce reportage du JT de France 3 : Il nous parle de la réussite d’un jeune des quartiers nords de Marseille, fraichement diplômé de l’université de Standford (2e université la plus cotée dans le monde !).

Même si un seul exemple ne fait pas oublier l’extrême difficulté de la très grande majorité des jeunes de ces quartiers où 30% de la population est au chômage, comment ne pas être heureux de voir qu’on essaye de montrer que des jeunes des quartiers peuvent réussir ailleurs que dans le sport et la musique !…
Mais c’est autre-chose qui doit marquer notre attention : à aucun moment dans le sujet, le journaliste ne dit que ce jeune est, en plus, d’origine étrangère… Est-ce un bon choix éditorial ? Car, au fond, c’est également important de montrer que des jeunes d’origine étrangère réussissent !
Faire le choix de parler du milieu social, c’est précisément expliquer que le problème de la réussite des jeunes d’origine étrangère, c’est celui du milieu social et non celui de l’origine (d’autres diront de la « race »). C’est aller à l’encontre du discours stigmatisant du Président N. Sarkozy et de Mme Reynier, (toujours ?) rectrice de l’académie d’Orléans-Tours.
Ce choix éditorial parait donc inattendu, mais tout à fait pertinent.
Effacer les origines ethniques, c’est aussi rejoindre les jeunes issus de l’immigration qui, de plus en plus nombreux souhaitent s’engager en politique, mais pour s’occuper d’autres sujets que les jeunes, les quartiers, etc… « J’ai d’autres compétences, » disent-ils…
Malheureusement, pour le moment, les partis politiques ne semblent pas prêts à jouer le jeu, préférant présenter (utiliser ?) des étrangers pour représenter les quartiers dans des scrutins municipaux comme pour mieux garder les postes importants pour les bonnes gens issus « des bons milieux ». Pourtant, dans un article, le journal Le Monde » nous explique que, sur ce point en tout cas, les partis semblent en décalage avec les électeurs qui disent qu’ils sont tout à fait prêt à jouer le jeu de la diversité.
Le feraient-ils ? Par delà les sondages, où en est vraiment la société ?
Difficle à dire ! Un signe quand-même : Une étude également rapportée par Le Monde explique que la généralisation du CV anonyme voté en 2006 ne sera finalement pas mise en oeuvre non-pas, parait-il, par idéologie mais parce qu’il serait contre-productif. En effet, statistiquement, les recruteurs seraient plus indulgents envers des CV imparfaits quand ils viennent de candidats ayant des noms de consonnance étrangère. Si cette étude dit vrai, cela voudrait dire que les recruteurs auraient un effet de contre-balancier face inégalités sociales…
Alors qu’une part de l’électorat UMP et FN se cristallise autour de discours imbéciles, peut-être que la société avance… c’est finalement assez encouragement !
Quand des jeunes parlent de la politique du Maire d’Orléans, ça donne ça : Fred Dorlinz & Martis « OrlinzWood » feat Ruff et Heady
Un grand merci aux rapers qui nous ont envoyé ça…
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Voir le blog de Stalagmythe

- le Raid Totem, une course nocturne de 55km alliant le VTT et la course à pied dans les bois de la sologne
- des matchs de foot en salle à Saran
- l’opération Faites du bruit pour soutenir les Panthères, l’équipe de handball féminin de Fleury les Aubrais,
-… après bien d’autres opérations encore…,
L’association étudiante OSE organise une journée GRATUITE de découverte du golf :
Opération MACADAM SWING’S,
Samedi 11 Juin de 10h à 18h,
Parc du Poutyl à Olivet (face à la mairie)
Atelier de golf en ville avec du matériel prêté, animations en relation avec le monde du golf,…
Possibilité de parking gratuit, bus (payant mais moins cher que la voiture !!!), restauration possible sur place,…
Entrée GRATUITE
OSE, c’est une association étudiante sur Orléans,… plus d’infos sur l’asso à cette adresse… contact : organisation.sport.evenement@gmail.com
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