EXPOSITION
La météo sibérienne qui s’est abattue sur le centre de la France encourage à se mettre au chaud… une bonne occasion de se rapprocher de la culture, et de découvrir le monde sans bouger de sa ville.
Jusqu’au 12 février, la Galerie du Lion, spécialisée dans la photographie animalière, organise une exposition « Orient Sauvage » qui en cache deux.
L’une, qui regroupe des photographies de Gérard Verdier, Alastair Magnaldo et Thierry Vezon, s’intitule « Japon en Hiver ». Dans des paysages distendus par l’immensité glaciale, semblables aux plaines frigorifiées de la Russie, la vie continue malgré tout. Des sternes dont les ombres sont comme peintes sur la neige poudreuse, des cerfs sikas qui semblent régner sur l’hiver, ou des singes doucement assoupis dans la chaleur d’une piscine d’eau chaude.

L’autre a entrainé André BOSMANS à la poursuite des Tigres du Bengale à Bandhavgarh. Cette chasse photographique les a surpris dans leur milieu naturel, plus ou moins imprégné de la présence de l’Homme. Tigres à l’affut, tigres dans leurs instants intimes, quand ils paraissent plus être de gros chats que des fauves dangereux, tigres ambivalents qui s’efforcent de vivre malgré le déclin inexorable qui pèse sur leur espèce. En 2010, le travail d’André Bosmans sur les tigres a été reconnu par la Commission Européenne qui a consacré une exposition en mars 2010 dans les locaux de la Commission à l’Environnement L’exposition s’achève symboliquement par un Tigre qui s’en va tout seul sur un chemin poussiéreux, vers son destin de fauve en danger d’extinction en milieu sauvage peut-être.
A partir du 9 mars et jusqu’au 13 mai, la Galerie du Lion organisera une exposition photographique intitulée du Loiret au Berry, portraits de Nature. Les photographies de Lorraine Bennery et de Daniel Rey nous entraînerons à la découverte d’une nature de proximité, mais d’une richesse et d’une diversité insoupçonnée, pour exhorter le visiteur à la curiosité. Car, à en croire le philosophe Lucien Jerphagnon, « Perdre sa capacité d’émerveillement devant les choses, c’est au fond arrêter de les penser »
LB
Galerie du Lion : 6 rue Croix de Malte à Orléans, Tram République, ouverture Mercredi de 14 h à 18 h ; Vendredi de 11 h à 18 h ; Samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h et Dimanche de 14 h à 18 h.
TRIBUNE LIBRE
La librairie des Temps Modernes, l’endroit où je peux me procurer ma dose hebdomadaire de littérature. Un coin un peu à l’abri, un peu mystérieux, avec des libraires complices et de bons conseils, qui te confient leurs trouvailles et où je peux trouver mes perles rares.
L’écrivain que nous rencontrons ce vendredi 13 janvier est Jean-Marie Blas de Roblès pour la présentation de son œuvre, La Mémoire de riz.
Catherine Zay, fondatrice des Temps Modernes est l’organisatrice des rencontres, elle nous fait monter à l’étage, nous présente l’auteur, nous offre une petite excursion biographique, sa formation philosophique, ses prix, sa carrière d’enseignant, d’écrivain et ses périples archéologiques. Ensuite, elle nous confie son aventure avec le roman, ce qu’elle a aimé, ce qui l’intrigue, ce qu’elle a cherché. En quelque sorte, les personnes présentes sont dans le secret, et comme prises d’un accès de gourmandise, même pour ceux ou celles qui n’ont pas encore terminé le roman.
La Mémoire de riz, œuvre de jeunesse, prix de La Nouvelle Académie Française en 1982 vient d’être rééditée cette année par les éditions Zulma, avec quatre nouvelles supplémentaires.
Le titre vient d’une des nouvelles, qui relate l’aventure de David Lashby. Alors qu’il séjournait aux Indes, ce dernier se retrouve confronté à la perte de son ami, le maître Shang, qui avant de mourir lui offre une bourse de cuir contenant ce qui lui semble au début de simples grains de riz. En réalité un trésor, puisque une page de manuscrit est gravée sur chacune des céréales, et que selon l’agencement des grains, ce n’est pas un livre, mais toute une bibliothèque fabuleuse qu’il a entre les mains. Il va de soi que je ne vous raconte pas la fin de l’histoire…
Toutes les histoires de Blas de Roblès transportent le lecteur dans un ailleurs souvent effrayant, toujours dépaysant, au travers d’histoires où l’écrivain fait éprouver à ses personnages sa philosophie ; les hommes sont responsables de tout ce qui leur arrive, même des accidents.
Dans la salle, Catherine nous a mis en confiance (« rapprochez-vous ! »), je suis la plus jeune, et il y a toujours un cercle un peu magique autour de l’écrivain (timidité des lecteurs ?) mais l’atmosphère est chaleureuse.
Catherine invite Blas de Roblès à lire quelques passages de son recueil de nouvelles. Soudain sur certains passages, à sa voix, il nous semble que nous atteignons certains secrets que nous n’avions pas abordés de cette manière…
Arrive à ce moment une foule de questions, nous sommes tous un peu impressionnés, intrigués, par la qualité de cette première œuvre, sa maturité, la complexité de ses personnages, la justesse de ses frôlements avec la mort, la folie, la richesse dans l’imaginaire fantastique autant dans la création de ses divers univers qu’au travers de ses intrigues haletantes.
« Chaque personnage », lui dis-je, « j’ai l’impression que vous les avez rêvés ou rencontrés, tellement ils semblent tous bien vivants. »
L’écrivain semble amusé, il m’explique qu’il aimerait bien pouvoir rêver ses livres mais que non, il s’agit bien d’inventions, c’est vrai que certains de ses personnages se promènent d’une œuvre à l’autre et le hantent en quelque sorte… Pas de suffisance, juste des sourires, et puis des confidences. Il nous dit sur un ton un peu à la blague qu’il a toujours eu l’impression d’être vieux. Mettre des citations d’œuvres aimées avant ses textes, apporte une autre dimension à son œuvre, elle devient selon lui en quelque sorte indépendante, le dépasse. Refusant de faire du roman à thèse philosophique à la Sartre, Blas de Roblès est habité par la nécessité d’écrire, et sa volonté de partager ses œuvres explique les publications. Il nous parle de son goût tout jeune pour Borghès, de sa passion actuelle pour la littérature sud américaine, son habitude de trouver ses noms dans Le Petit Journal Illustré (du XIXème siècle), et sa fascination pour les différentes cartes du tarot et leur symbolique qui sont en résonnance avec les vingt-deux fictions de La Mémoire de riz.
Vient le moment des dédicaces, nous sommes tous invités à boire le verre de l’amitié et lui discute avec chacun des lecteurs, et a pour chacun un petit mot sympa. Lorsque c’est mon tour, il a beaucoup de questions ( ?!), moi aussi et comme je n’ai pas encore terminé de lire le recueil, il me demande de recommencer dans un certain ordre, pour voir dit-il. Voilà, c’était ma rencontre avec Jean-Marie Blas de Roblès.
On ne peut être qu’effaré par les propos de M. Grouard dans la République du Centre du 12 janvier 2012.
Réagissant à la démarche d’une association qui demande le classement du bâtiment FAMAR, réalisé par un des plus grands architectes du XXe siècle, M. le maire déclare « Je ne suis pas vraiment amateur de l’architecture du XXe siècle, c’est une époque où l’on a fait des barres d’immeubles, des bâtiments industriels hideux… on sait mieux faire aujourd’hui ». De tels propos inaugurent de bon pied le sottisier de l’an de grâce 2012.
En matière d’architecture, le XXe siècle commence sur les chapeaux de roues avec l’Art Nouveau, qui réinvente et distord les formes. De Gaudi à Bruxelles, de la maison municipale de Prague à la villa Majorelle en passant par le Chrysler Building, la première décennie du XXe parsème l’Europe de témoins d’une architecture qui s’était découverte de nouveaux horizons, avant d’évoluer de 1920 à 1940 vers un art plus sobre, plus géométrique et plus fonctionnel : les Arts décoratifs, dont le quartier autour de la place Halmagrand, en Orléans, est représentatif. Le XXe siècle est aussi celui du Corbusier ou de Niemeyer. Moche, Brasilia ? Hideuses, les « maisons du fada », nom que les marseillais donnent à leur Cité Radieuse, ou encore la chapelle de Ronchamp, sous son voile de béton ?
Dans l’architecture industrielle, le décollage du XIXe siècle se poursuit en beauté avec des réalisations heureusement sauvegardées telles les Grands Moulins de Pantin (1923), la rotonde du dépôt de Villeneuve Saint-Georges (1947) ou la centrale électrique de Chantenay à Nantes (1913). Sans oublier les entrepôts industriels qui font la gloire et la beauté du faubourg saint-Antoine, à cheval sur les 11e et 12e arrondissements, et combiens d’autres, qui même abandonnés sont passionnément redécouverts par les fans d’Urbex http://www.urbex.fr/ ou encore les urbanistes.
Les propos de M. le maire d’Orléans, qui se dit « emmerdé » par les demandes visant à classer le bâtiment Famar monument historique, soulignent surtout la difficulté pour les bâtiments remarquables du XIXe et du XXe siècle de se voir reconnaître la qualité de patrimoine, donc de devenir dignes d’être protégés. Peu de villes osent, comme Nantes ou Troyes, réhabiliter le patrimoine industriel, voire faire un projet de ville autour. Pourtant, l’usine Dessaux réhabilitée donnerait un cachet certain au quartier autour d’elle. Et l’entrée de l’agglomération d’Orléans serait plus riante si il n’y avait, au nord (Lexmark, Quelle), à l’est (IBM) et à l’ouest (Michelin) ces friches dont personne ne veut.
On peut ne pas aimer le bâtiment Famar. On peut estimer bonne à raser la vénérable usine Michelin, ou ce qu’il reste de la vinaigrerie Dessaux. L’on ne peut nier en revanche que, de la part de la « municipalité qui n’en a jamais fait autant pour la mise en avant du patrimoine », le patrimoine justement subit la tempête et le délaissement. La République du Centre a fait ressortir il y a quelques jours l’état effarant de Saint-Euverte, qui sert d’entrepôt et pour laquelle une municipalité qui ose dépenser des millions en pavés glissants et gélifs de pierre de Souppes avoue crânement n’avoir aucun projet. La chapelle de l’Hôpital tombe en ruine en pleine ville, qu’importe ! Et le projet municipal pour la rue des Carmes est la preuve irréfragable qu’au XXIe siècle, on est à la hauteur en termes de laideur. Au grand dam d’Orléans, ville d’art et d’histoire, dont l’image en pâtit dans tout le pays et qui mériterait plus sans doute que son patrimoine, mondialement connu ou non, soit un atout pour elle et soit assumé comme tel par ceux que les Orléanais ont mis à la barre de leur cité.
LB
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Pour aller plus loin, lire :
- l’article au sujet de la demande de classement du bâtiment (FAMAR) de Jean Tschumi et l’interview de Serge Grouard
- Livre sur l’architecte Jean Tschumi (chapitre sur le bâtiment Sandoz à Orléans)
- Le projet Arena de Serge Grouard, vu par l’association de quartier de l’Ile Arrault
Dans la grande tradition coteboulevardienne, nouveau jeu concours :

Question posée :
Où a été prise cette photo ?
Règlement sommaire :
Les réponses sont à donner en commentaire. Les réponses dans facebook ou twitter ne sont pas adminses… La question étant particulièrement difficile, plusieurs réponses par personne seront exceptionnellement admises.
Prix : un verre à boire lors de la prochaine RDB, rencontre des webcitoyens orléanais !
Au cas où personne ne trouve l’adresse exacte, c’est celui ou celle qui a donné la réponse la plus proche gagne. S’il n’y a aucune réponse, Vidi paye un verre à Miguel !
Il faut avoir plus de 18 ans pour participer mais les enfants peuvent aider leurs parents à trouver cette difficile énigme. Le jeu prend fin, lundi 16 janvier 2011 à 20h.
A vos pronostics !
PATRIMOINE ( Tribune Libre )

Restauration de la cathédrale d'Orléans
A peine le côté sud de la Cathédrale dépaqueté, l’échafaudage repart à l’assaut du transept nord qui va être entouré d’une palissade sur toute sa largeur et jusqu’au muret au-dessus du rempart romain. La clôture doit être finie avant Noël et l’échafaudage monté du 2 au 28 janvier. Après commenceront les travaux de restauration du transept nord jusqu’à juin 2013, pour un montant de 3.1 millions d’€ financés par l’Etat et le conseil général du Loiret.
Couvreurs, tailleurs de pierres, électriciens, plombiers-zingueurs, monteurs d’échafaudage… d’après le chef de chantier 450 personnes se succèderont, tous corps de métiers confondus, sur ce chantier assuré par le groupe VILLERMAIN. Pour rendre aux orléanais comme neuf ce transept qui porte la marque et le visage du Roi Soleil.
Les travaux prévus doivent continuer en 2014 (voir le document de la drac) avec la restauration des arcs-boutants nord-est pour 1.65 millions d’€ si le plan de rigueur épargne le plan Cathédrales, lancé en 2009, à l’époque bénie où les caisses n’étaient pas si « vides » que ça. En parallèle, le bourdon récemment descendu doit être refondu et des vitraux créés, à l’image des neufs dans le transept sud, pour les baies du transept nord où les dégâts de la guerre n’ont jamais été réparés. Enfin, la flèche-clocher de la croisée doit être restaurée en 2015-2016 pour un coût qui reste inconnu à ce jour.
LB

Affiche, rue des Anglaises, à Orléans
On l’a aperçue en Oregon, en Allemagne, en Grèce, à Singapour,…
On croit la voir partout sans jamais réussir à la saisir…
Participant à l’avis de recherche international on la cherche actuellement par campagne d’affichage à Orléans ! L’avez-vous rencontrée ?

XUL au 108 rue de bourgogne, Direct de Radio Campus depuis le médiaplateau
Vendredi 23 et samedi 24 septembre, le XUL est au 108 rue de Bourgogne.
XUL c’est qui ? quoi ? quand ? où ?
Le Gourou de la liberté retrouvée vers qui accourent musiciens, plasticiens, beaux parleurs et belles des champs. Ainsi toutes ces énergies réunies autour du XUL vous proposent un mélange savant de CONCERTS, INSTALLATIONS, PERFORMANCES, ARTS GRAPHIQUES …
Un COCKTAIL de premières mondiales et de travaux souterrains qu…i verront enfin la lumière.
En fait, le GRAND XUL, c’est plein de choses à voir et à entendre, plein de belles rencontres aussi. Parmi elles, entre 2 prestations, le collectif LIBERATOR et la vision de Saphi sur la démocratie et sur la ville :
Nos vies quotidiennes sont une foule de compromis en tous genres, avec lesquelles nous nous accordons tant bien que mal.
Loin des luttes de dominance, le projet LIBERATOR apparaît suite à un désir légitime de ne point faire de compromis avec nos idées. Pour cela, il fallait en avoir des idées, les poser et les exprimer. Chose très complexe, mais c’est ce que nous avons fait. Les idées ne meurent pas avec les hommes, elles les traversent et les dépassent depuis toujours.
LIBERATOR est une prise de position, et le changement du point d’optique terrifie parfois le regard. Les idées sont des idées quand elles sont diffusées, discutées, approuvées, attaquées et contestées. Pour cela il fallait trouver des espaces – les concerts ne sont qu’un moyen et les salles pas toujours accessibles – la place publique devient une nécessité.
Or on a chassé le peuple des ruelles et des places : se sont des lieux où l’on ne peut plus converser et discuter à loisir, où le sentiment public ne peut plus se former. Nous avons fini par devenir louche d’être assis sur un banc, à surveiller ce qui se passe sur les places, à nous surveiller, nous sommes devenus surveillant et policier.
Ce que « les couloirs » sont à un parlement, les rues le sont « au parlement du peuple » et ce que la salie des séances est au parlement, la place publique I’est au parlement du peuple
Mais cela oblige à une certaine humilité et une prise de risque pas toujours compatible avec une certaine idée du confort.
Quand elle ne peut pas dominer, la politique exploite les évènements et les situations au moyen des medias, mais Ça on le sait paraît-il déjà, c’est fabriquer l’opinion publique.
Pouvoir payer sa pensée c’est en être maître comme la force.
LIBERATOR est une formation composée d’Andras et moi Saint Pire. Entre concert et performance, entre théâtre et discours entre voraces et coriaces nous Sommes.
Si le Trésor a de I’importance alors la vie humaine n’en a pas
Plus d’infos sur l’Atelier Créatif Expérimental de Saphi sur le blog http://ace-org.blogspot.com
Au Campo-Santo,
du 22 aout au 5 septembre, 2011 le collectif d’artistes régionaux « Couleur Vinaigre » propose la réalisations in-situ (devant le public) d’oeuvres d’art contemporain sur le thème élévation/chute.
Le résultat est intéressant et abordable à un public pas nécessairement initié.
Si la pelouse, au centre du Campo-Santo n’a pas été très bien utilisée par l’exposition, les arcades offraient, elle, un cadre idéal à l’exposition, chaque artiste présentant une oeuvre dans l’espace ni vraiment fermé, ni vraiment ouvert, d’une arcade

Pour vous donner un aperçu, voici quelques oeuvres qui ont attiré mon attention

Pieta de Denis Lachaize (45 Montbarrois)

Au dessus, Jean Loup Sauvage, 28 Senonches
Intéressant, beaux effets avec le vent sur les panneaux :

Une tombe au creux des nuages - Sebastien Caro, Orléans
Classique mais superbe :

Sculptures en ciment, Claire Boris
Bon, parce qu’on est à Orléans :

Armure de Sainte Jeanne d'Arc

Suaire de Sainte Jeanne d'Arc
Naturellement, le plus intéressant était de voir les artistes au travail. Ici un sculpteur qui nous montre que la mécanisation permettait, en sculpture, comme ailleurs, d’aller plus vite…

Icare - sculpteur au travail
De beaux effets de lumière :


non, non, ces objets ne font pas partie de l'expo...
Si les oeuvres sont presque toutes achevées, il vous reste ce dimanche et lundi, de 10h à 19h, pour y faire au saut et voir l’expo…
L’entrée est gratuite
Jean-Baptiste WERNER est né le 29 janvier 1985 à Orléans, dans le Loiret
C’est le hasard de la vie qui a certainement voulu que le petit Jean-Baptiste devienne musicien car c’est à partir de l’âge de 5 ans qu’il partit vivre avec ses grands-parents au dessus de l’imprimerie familiale à Sully-sur-Loire.
Pendant que son grand-père travaillait au milieu des machines, «instruments» qui fascinaient Jean-Baptiste, sa grand-mère, quant à elle, donnait des cours de piano à l’étage, là où ils vivaient. C’est donc naturellement très tôt qu’il dût s’asseoir devant un clavier.
Sa grand-mère lui découvrant des facilités, elle le força à le faire jouer plus, et de plus en plus jusqu’à ce qu’il obtienne un niveau supérieur comparativement à son jeune âge. Il traversa tous les grands compositeurs classique au fil des années d’apprentissage, mais ceci eut un effet dévastateur sur la motivation de notre jeune pianiste. C’en était assez. Il dit alors à sa grand-mère qu’il ne voulait plus jouer la musique des morts
et que l’avenir de la musique, c’était de la créer, et non de la reproduire.
A 13 ans seulement, il découvre les artistes qui lui donneront l’envie de composer : Michel Polnareff, Elton John, Prince ou encore et surtout Serge Gainsbourg. Il veut les travailler, mais sa grand-mère lui en interdit. Alors, en plein début de crise d’adolescence, à 14 ans, il décide de stopper la musique, écoeuré, et veut devenir écrivain.
C’est vers l’âge de 18 ans qu’il reprendra le piano suite à un déclic : alors qu’il est invité à une petite fête, un Steinway & Sons siège au milieu du grand salon et quelques camarades s’amusent à y jouer quelques petites bribes. Tenté, Jean-Baptiste, s’y assoit, et commence à y exécuter ses souvenirs de morceaux classiques. S’apercevant qu’il fait sensation auprès de ses camarades, Jean-Baptiste, depuis longtemps trop réservé, en manque de reconnaissance et très souvent moqué par ses amis prend conscience que la musique est la clef de l’accès d’une petite popularité. Il décide alors de s’y remettre, mais à une seule condition : de jouer sa propre musique.
A 20 ans il fera ses premières scènes lors de petits concours, sous le nom de Réal Werner, Réal étant son deuxième prénom. Mais lors de ses premières radios, il est agacé que l’on fasse obligatoirement le rapprochement entre lui et le Réal de Madrid, et autres clubs de football. Alors il veut changer mais ne sait pas quoi choisir. Le choix d’un nom étant très important, il se sent perdu, sans identité artistique il ressent l’angoisse de l’inexistence.
C’est un matin de décembre, en fouillant le grenier de la maison familiale, qu’il tombe sur une vieille photographie encadrée de style début XXè. Sur le cliché, le portrait d’une jeune garçon doux qui semble tourmenté, avec un regard profond et déchiré d’un homme frustré et déçu. Frappé par l’attachement immédiat que Jean-Baptiste ressent pour ce jeune homme, il descend et demande à sa grand-mère qui il est. C’est Lazare, son oncle qu’elle n’a pas connu, car s’est laissé mourir à 22 ans suite à un chagrin d’amour. Jean-Baptiste fut touché par le fait que près d’un siècle après, les histoires soient les mêmes, les tourments des hommes soient semblables.
C’en fut décidé, Jean-Baptiste devint Lazare.
Lazare Werner s’inspire beaucoup de la réalité : il passe de l’humour à la tristesse, au romantisme moderne : celui de la déception du sexe opposé, sans tomber dans le ridicule cliché fleur bleue. Mais comment mieux exprimer sa passion pour les femmes qu’en la faisant passer par la rancoeur, voir, la haine. Lazare s’inspire également beaucoup du rire et quelques unes de ses chansons sont à la limite des textes des chansonniers, comme CDD traitant sur le chômage, ou encore La Fille Facile traitant des… Il aime également les vraies chansons d’amour celles où les histoires finissent bien, car… Il n’est pas interdit d’espérer.
Lazare a aujourd’hui 25 ans, et multiplie les concerts principalement en Région Centre et Région Parisienne. Il ne cherche pas la célébrité de lui-même mais celle de ses oeuvre, car c’est ça la vraie reconnaissance.
Nous finirons cette petite biographie par quelques mots de sa mère :
«Il est rare de connaître un artiste à travers les yeux de sa mère. Les détails de l’enfance, la vocation qui s’élève sous ses yeux, jour après jour, année après année…
Cette vocation qu’il faut ménager, inclure dans un quotidien où l’enfant se sent marginalisé par cet atout, «encombrant» sa scolarité, interpellant à tout instant son imagination calquée à la réalité, jusqu’à se confondre…»
Ecouter « Sacha » : Sacha par Lazare Werner
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le myspace de Lazare Werner : http://www.myspace.com/lazarewerner
[remerciant l'internaute qui nous a envoyé ce portrait. Si vous aussi, vous souhaitez publier sur Côté Boulevard, envoyez un mail à l'adresse redaction@coteboulevard.com ]
Quai 56, c’est une toute petite galerie d’art sur les quais de Loire à Orléans (près de la halle).

Dominique Dupuis y expose des tableaux, sculptures, poteries et photos d’artistes locaux.
En mai-juin, la galerie Quai 56 exposait un travail d’Agnes Thouvenin-Flescher au sujet des migrants dans une partie de la galerie.

Dans une autre partie de la galerie, des toiles de Marie Emery

Les expos changent presque chaque mois. Les styles sont variés. les prix abordables. Il faut donc y repasser régulièrement, découvrir, apprécier, échanger ses points de vue et pourquoi pas pas,… se laisser tenter…

A partir du 24 juin, la galerie change de style avec une expo de Dominique Emard.
Cette petite galerie est une vraie chance pour les artistes locaux qui ne demandent qu’à se faire connaitre. Elle est en train de se faire une place bien méritée à Orléans.
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La galerie est ouverte vendredi, samedi, dimanche et les après-midis en juillet-août de 15h à 19h30 – 56 quai du Chatelet – 45 000 Orléans- Tel : 09 53 76 67 26 - facebook
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