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La Loire, fascinante…

Et pour les curieux, voici d’autres images datant de l’hiver 2003.

Pour coller, ça colle !

L'heure de Colle, Rue de Bourgogne à Orléans

Non, non, ce n’est pas un nouveau panneau d’affichage !

C’est la devanture d’un ancien magasin de la Rue de Bourgogne. « L’heure de Colle », qu’il s’appelait !

Pour sûr, pour coller, ça colle !

Whitney Houston nous quitte

 

Whitney houston

 

Whitney Houston est l’une des voix pop/soul qui a le plus marqué les années 80/90.

Elle a été retrouvée morte, ce samedi 11 février 2012, dans un hôtel de Beverley Hills

La première télé de Whitney Houston

Sa carrière débuta en 1977 mais c’est en 1986 qu’elle connait un vrai retentissement avec ce titre qui dépasse les frontières et lui permet d’obtenir son premier Grammy Award

Grammy Award 1986

En plus de sa voix et de ses chansons, les français garderont sans doute en mémoire l’une des séquences les plus étonnantes de la télévision françaises, lorsque Whitney Houston fut invitée par Michel Drucker en même temps que Serge Gainsbourg que, visiblement, elle ne connaissait pas (1986).

S’il ne fallait garder qu’un titre de Whitney Houston, ce serait, sans conteste le vibrant « I Will allways love you » qui servit de bande originale au film Bodyguard où elle jouait aux côtés de Kevin Costner (1992)

Prix Grammy Award 1994

Whitney Houston aurait vendu 200 millions de disques au cours de 25 ans de carrière.

Après un divorce compliqué qui permis à la presse people de commenter largement ses problèmes de violence conjugale mais aussi d’alcool et de drogue, Whitney Houston se fit distancer par des chanteuses plus fraiches et plus sexy, chantant sans doute moins bien, authentiquement moins belles, mais mieux packagées pour la télévision d’aujourd’hui.

A 48 ans, Whitney Houston est morte dans une chambre d’hôtel, à quelques heures de la grande soirée des « Grammy awards » où elle venait en ancienne star, primée à 6 reprises avant de tomber dans un puits sans fond !

Prix Grammy Award 1988

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Que la vie est dure pour les anges…

 

 

 

 

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Chaque jour que je vis
Je veux que ce soit
Un jour pour donner
Le meilleur de moi
Je ne suis qu’une
Mais pas seule
Mon meilleur jour
Est toujours inconnu

Mon coeur a été brisé
S’est battu chaque instant
Pour goûter la douceur
J’ai fait face à la douleur
J’ai des hauts et des bas
Mais à travers tout ça
Il y a des choses qui persistent

Je veux un moment de l’histoire
Où je serai plus que ce que je crois pouvoir être
Quand tout mes rêves ne sont qu’à un battement de coeur d’ici
Et les réponses ne dépendent que de moi
Donne-moi un moment de l’histoire
Quand je cours contre le destin
Puis, pendant ce moment que j’aurai
Je ressentirai
Je ressentirai l’éternité

Je vivrai pour être
La meilleure de toute
Je veux tout avoir
Je n’ai pas le temps pour moins que ça
J’ai fait mes plans
Maintenant mets la chance
Là dans mes mains

Tu es un gagnant pour la vie
Si tu peux ce saisir ce seul moment de l’histoire
Et le faire briller

Donne-moi un moment de l’histoire
Où je serai plus que ce que je crois pouvoir être
Quand tout mes rêves ne sont qu’à un battement de coeur d’ici
Et les réponses ne dépendent que de moi
Donne-moi un moment de l’histoire
Quand je cours contre le destin
Puis, pendant ce moment
Je serai
Je serai
Je serai libre
Je serai
Je serai libre

Adieu Whitney.

Majnun fait un tabac au festival Les mosaiques

Majnun aux Mosaiques d'OrléansMajnun & The Bled Art Jazz Band ont donné un très bon concert à l’occasion du Festival « Les Mosaiques » d’Orléans, ce vendredi 10 février 2012. Majnun avait mis sa tenue de guerrier pour faire danser les 200 spectateurs de tous ages aux rythmes jazzy-latino-africains. Un concert qui fait du bien, quand à l’extérieur, il fait -15° !

Le Festival n’est pas fini puisqu’il accueille, samedi, à 20h30,  Med Killah (hip hop) et Rytmétix (AfroBeat)  pûis dimanche, à 16h, le groupe Mavana   - tarif sympathique : 4€ (plein tarif), 3€ pous les jeunes – buvette sur place : bière à 2€ – Salle Eiffel 12, Rue De La Tour Neuve Orléans (45) – 45000 Orleans (plan)

Le festival « Les Mosaiques » est organisé par l’association Musique & Equilibre- une association orléanaise qui enseigne la musique, produit des spectacles et accompagne les musiciens dans leurs projets. Contact : info@musique-equilibre.com - 02 38 54 81 31 – http://www.musique-equilibre.com

 

François Hollande à Orléans

François Hollande à Orléans

François Hollande était à Orléans, jeudi 9 février 2012.

Après un hommage à Jean Zay (ministre de l’éducation sous le front populaire, assassiné par la milice en juin 1944), François Hollande a tenu un meeting sur le thème de l’Éducation à Saint-Jean-de-la-Ruelle.

Ce fut pour lui l’occasion d’égrainer ses propositions en termes d’éducation et de promotion de la jeunesse.

Offensif envers son presqu’adversaire Nicolas Sarkozy, il tenta de montrer comment redonner du sens à l’action et rassembler le pays autour des valeurs républicaines.

Une rencontre fit du bien au coeur de ceux qui espèrent qu’il incarnera le changement et l’avenir du pays. Au cours d’un très long bain de boule, François Hollande est apparu sympathique et authentiquement chaleureux envers les militants.

François Hollande à Orléansmeeting de François Hollande à Orléansmeeting de François Hollande à Orléansmeeting de François Hollande à OrléansFrançois Hollande à OrléansFrançois Hollande et Christophe ChaillouHollande veut revaloriser l'école et les profsFrançois Hollande à Orléansmeeting de François Hollande à OrléansVélérie Corre et le MJS au meeting de François Hollande à OrléansCarole Canette, candidate et le MJS au meeting de François Hollande à OrléansPhilippe Froment, candidat aux législatives et le MJS au meeting de François Hollande à Orléansunited colors of LoiretPS is funny, too !

 

 

Les Tigres du Bengale et l’hiver japonais à l’honneur à la Galerie du Lion.

EXPOSITION

La météo sibérienne qui s’est abattue sur le centre de la France encourage à se mettre au chaud… une bonne occasion de se rapprocher de la culture, et de découvrir le monde sans bouger de sa ville.

Jusqu’au 12 février, la Galerie du Lion, spécialisée dans la photographie animalière, organise une exposition « Orient Sauvage » qui en cache deux.
L’une, qui regroupe des photographies de Gérard Verdier, Alastair Magnaldo et Thierry Vezon, s’intitule « Japon en Hiver ». Dans des paysages distendus par l’immensité glaciale, semblables aux plaines frigorifiées de la Russie, la vie continue malgré tout. Des sternes dont les ombres sont comme peintes sur la neige poudreuse, des cerfs sikas qui semblent régner sur l’hiver, ou des singes doucement assoupis dans la chaleur d’une piscine d’eau chaude.

Tigre à la galerie du Lion, à Orléans

L’autre a entrainé André BOSMANS à la poursuite des Tigres du Bengale à Bandhavgarh. Cette chasse photographique les a surpris dans leur milieu naturel, plus ou moins imprégné de la présence de l’Homme. Tigres à l’affut, tigres dans leurs instants intimes, quand ils paraissent plus être de gros chats que des fauves dangereux, tigres ambivalents qui s’efforcent de vivre malgré le déclin inexorable qui pèse sur leur espèce. En 2010, le travail d’André Bosmans sur les tigres a été reconnu par la Commission Européenne qui a consacré une exposition en mars 2010 dans les locaux de la Commission à l’Environnement  L’exposition s’achève symboliquement par un Tigre qui s’en va tout seul sur un chemin poussiéreux, vers son destin de fauve en danger d’extinction en milieu sauvage peut-être.

A partir du 9 mars et jusqu’au 13 mai, la Galerie du Lion organisera une exposition photographique intitulée du Loiret au Berry, portraits de Nature. Les photographies de Lorraine Bennery et de Daniel Rey nous entraînerons à la découverte d’une nature de proximité, mais d’une richesse et d’une diversité insoupçonnée, pour exhorter le visiteur à la curiosité. Car, à en croire le philosophe Lucien Jerphagnon, « Perdre sa capacité d’émerveillement devant les choses, c’est au fond arrêter de les penser »

LB

Galerie du Lion : 6 rue Croix de Malte à Orléans, Tram République, ouverture Mercredi de 14 h à 18 h ; Vendredi de 11 h à 18 h ; Samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h et Dimanche de 14 h à 18 h.

L’agglO révise les fractions ;)

L'agglo et les maths

2/3 = 0,66, soit 66% :)

Le 23 janvier dernier, on publiait dans ces colonnes un article un brin moqueur au sujet du site de l’agglO qui prétendait financer les 2/3 du prix du billet de transport puis affichait un beau dessin qui montrait qu’elle en payait en fait 40%.

site de l’AgglO le 23/01/2012

On pouvait s’attendre à ce que l’AgglO corrige le site et affiche la réelle proportion payée par l’AgglO qui permettrait, par différence, de déduire la part qui revient aux usagers.

Seulement, patatra, dés le lendemain, plutôt que de corriger la page, l’AgglO a tout bonnement supprimé l’information.

site de l’AgglO le 24/01/2012

Naturellement, nous nous inclinons devant la gentillesse des employés de l’AgglO qui prennent la peine de nous lire et, mieux, prennent en compte ce que l’on écrit. Franchement cette attention nous va droit au coeur ! Nous rendons également hommage à leur rapidité : moins de 24 heures pour corriger, là, vraiment, chapeau !

Mais, comment ne pas être déçu du choix de supprimer l’information plutôt que de corriger le site en donnant une information juste ? A quoi sert le site, sinon à informer les citoyens ? Quand certains parlent de gratuité des transports, n’est-il pas utile de savoir s’il s’agit de 20% du billet, de 60% ou de 5% seulement ? On ne peut donc que regretter ce manque d’information qui permettrait l’édification des citoyens !

Pourtant, nous savons que le manque de transparence n’est pas la marque de fabrique de l’AgglO !… Aussi nous ne voyons que 2 possibilités :
- soit l’info est ailleurs. En ce cas, si quelqu’un pouvait nous l’indiquer en commentaire, ça rendrait service à tout le monde
- soit l’AgglO est retournée en cours de maths pour réviser les fractions. C’est au programme de 5°, c’est un peu vieux… on peut comprendre ! En ce cas, nous attendons très rapidement une nouvelle mise à jour du site… hein ?

Allez, sans rancune :)

Les méthodes de la police en débat à la Cour d’appel d’Orléans #4deTours

procès en appel des 4deToursLundi 30 janvier 2012, la Cour d’appel ouvrait le procès en appel des « 4 de Tours », des militants de droits de l’Homme qui avaient été condamnés en 1ere instance pour diffamation envers les fonctionnaires du ministère de l’intérieur. Ce jour-là, préférant l’actualité à l’information; la routine rédactionnelle au discernement, les médias orléanais traitèrent du ravalement des façades et des candidatures aux législatives. Avec moins de talent mais sans doute plus de volonté, je vais essayer de vous raconter ce qui s’est passé, à la cours d’appel d’Orléans, et pourquoi cette affaire mérite toute notre attention.

Le procès des 4 de Tours, ce n’est pas vraiment le procès de 4 personnes. C’est celui d’un réseau qui se mobilise, à Tours et dans les grandes villes de France autour des droits de l’Homme. Et, sans doute parce qu’il y a 2000 ans, un juif a dit « Ce que vous faites au plus petit des miens c’est à moi que vous le faites. », ce réseau a décidé de s’occuper des droits des plus faibles : celui des enfants d’étrangers.

Ils sont profs agrégés, directeurs d’école ou juristes à la retraite. Ils sont jeunes anarchistes ou vieux humanistes. Ils sont chrétiens ou anti-cléricaux (parfois les 2 en même temps). Ils sont anciens cadres, psychologues ou femme au foyer,… Tout ce petit monde est venu de Tours pour témoigner sous serment devant la justice de notre pays. De 15h à 21h30, ils ont raconté à la barre leur combat militant.

« Le fichage des enfants étrangers dans la base élève »

L’affaire qui est jugée part du fichier d’inscription dans les écoles primaires. Jadis, le directeur inscrivait les enfants sur un fichier papier. Puis est arrivé le fichier informatisé appelé « base élève » dans lequel il y avait une colonne « nationalité ». La mise en place de ce fichage a suscité beaucoup de remous car personne ne voyait vraiment pourquoi on demandait cette information. Puis, on se serait rendu compte que le fichier n’était pas déclaré à la CNIL et que, donc, son usage n’était ni contrôlé ni-même légal. Suite à ce premier scandale, on supprima la saisie de la nationalité et on déclara à la CNIL les conditions d’utilisation du dit fichier.

« le lien entre le fichier et les arrestations de sans papiers »

D’après les militants, d’autres fonctionnaires que ceux de l’éducation ont légalement accès au fichier et de nombreuses écoles continuent à utiliser sa version « ethnique ». Interviennent alors des arrestations douteuses : des familles de sans-papiers totalement inconnue se font subitement arrêter quelques jours après l’inscription de leurs enfants à l’école. Le même processus se reproduit dans plusieurs départements. Alertés par une directrice d’école, les militants de Tours choisissent alors d’organiser une conférence de presse pour alerter l’opinion publique. Pour ce faire, ils publient un communiqué sur le site de RESF-37 qui accuse (en gros) les fonctionnaires du ministère de l’intérieur de demander les fichiers aux directeurs d’école puis de se servir des enfants pour arrêter les parents, méthodes qui rappelleraient celles des baleiniers et de Vichy.

La ligne de défense

Face au ministère de l’intérieur qui les accuse de diffamation, la ligne de défense consiste à dire que, naturellement, les militants ne comparent pas la police actuelle avec Vichy, que les finalités sont différentes. En faisant ce communiqués, ils voulaient alerter l’opinion publique, attirer l’attention sur les dangers d’un processus qui, un jour, a dévié. S’ils ont fait cette analogie, ce n’est pas pour dire que la police fait ce que faisait Vichy, mais précisément pour qu’elle n’ait plus jamais à entrer dans ce processus qui l’a amenée, jadis à servir un régime comme Vichy. Nous allons voir que, rapidement, quelques témoins vont aller plus loin, obligeant la fin du procès à prendre une tournure qui ne semblait pas prévue au départ.

Peut-on comparer les méthodes de la police française avec celle de Vichy ?

Qu-’est-ce qu’une analogie ?

Une témoin-militante-professeur agrégée de français est venu expliquer de manière savante la différence entre analogie et équivalence : l’analogie est là pour attirer l’attention, dire que la pression sur les parents est insupportable, non pour dire que la situation est la même : « quand on dit que l’on fait de la chasse a l’étranger, on ne prétend pas qu’on va tirer dessus. C’est cela une analogie ! »

Si l’argument n’arrive pas à convaincre le (très fort !) avocat général, il permet à l’une des avocates de mettre l’accent sur l’absence d’éléments intentionnels « le fait de parler de vichy fait partie de notre imaginaire collectif quand on parle de fichiers ».

Dans le coeur des militants, on ne va pas tarder à sentir le poids de ce que l’avocate appelle « l’imaginaire collectif »…

Des méthodes contestables et inquiétantes

Tout commence vraiment par le témoignage de ce cadre du CEA à la retraite : « Sous prétexte d’examen de dossiers de régularisation, on tend des traquenards en préfecture. Nous sommes obligés de soustraire les enfants à la préfecture pour que cessent les harcèlements. De plus, il y a une institutionnalisation de la délation quand, par exemple, la police arrête les étrangers sans billet suite au signalement des contrôleurs SNCF »
Devant l’accumulation des exemples, la Pdte de la Cours d’appel s’exclame : « oui, ce sont des faits, certes très graves, mais dont on est pas saisis »
« On est en train d’entrer dans un système que j’ai vu dans ma jeunesse » reprend alors le témoin. »Quand on renvoie dans des pays des gens qui vont être massacrés, c’est presque la même chose que Vichy »

Un autre : Pour expliquer qu’on recherche les enfants, Eric Besson alors Ministre de l’immigration a déclaré : « en France, par soucis d’humanité on ne sépare pas enfants et parents ». Bousquet avait dit la même chose en 1942 ! Quand un gouvernement décide qu’une part de la population est indésirable, le problème n’est qu’une simple question de technique policière. En 2009, le Lieutenant Motel (?) a dit à Libération : « ce que l’on fait me pose un problème à cause des images dans ma tête de la 2e guerre ». En 2010, un évêque a repris une lettre d’un évêque de 1942 en disant que ce qui se passe aujourd’hui n’est pas très différent. Sous Vichy, la police disait « on a des ordres, le reste on veut pas savoir ». Aujourd’hui c’est pareil. Le procédé est le même. C’est juste la finalité qui est différente (les Allemand sont pas dans le coup, là). [...] On parle de devoir de mémoire. Mais a quoi sert la mémoire si ce n’est pas pour servir au présent ? »

La figure tutélaire d’un enfant caché sous Vichy

C’est alors qu’arrive le 6° témoins, ancien enfant caché sous Vichy, partie civile au procès Klaus Barbie du fait que ses parents sont morts en camps de concentration : « c’est la question des enfants, des fichiers, des policiers… Quand l’Etat déroge aux droits élémentaires, c’est l’affaire du citoyen ». Il rappelle la présence, à Orléans du Cercil et de l’exposition sur les camps du Loiret : « 4115 enfant sont passés, tous ont été déportés, aucun n’a été aidé ». Il parle des enfants juifs, des process de routine de l’administration française. «  »Les structures de l’Etat ont peu changé depuis la guerre »

Le procès devient pesant. Peu à peu, les magistrats s’affaissent dans leurs fauteuils.

« Si on se tait, on est complice. Je ne veux pas me taire ! »

Cette témoin aide les sans papiers dans leurs démarches administratives: « on devrait accueillir tous les enfants à l’école or, on demande une carte de séjour pour l’inscription ». Montrant la lettre d’une mère qui s’est vu refuser sa carte de séjour et qui, juste après l’inscription de ses enfants à l’école, a été arrêtée par la police  : « les administration ont bien pour mission de ficher et dénoncer à la police ». Voyez les photos des convocations « piège » Voyez cet article de presse : « les cours d’école sont le terrain de chasse de Nicolas Sarkozy »

« Que faire quand les exemples se multiplient à l’infini ? » dit une jeune témoin. « Quand la police vient chercher des enfants dans les écoles maternelles, oui, ça me bouleverse ! Si on se tait, on est complice. Je ne veux pas me taire ! « J’ai été témoin d’une arrestation piège. On est venu chercher un tchétchène devant l’école. Les tchétchènes ne sont pas expulsables. Ils l’ont gardé plusieurs jours. Puis il est rentré. Ils sont venu chercher son frère… tchétchène, non expulsable aussi !  On en est à cacher les enfants pour qu’ils ne soient pas expulsés. Les récits se succèdent de cas vus à l’école, aux restos du coeur, en bas de chez eux. C’est la chasse à l’homme ! Les gens viennent sonner chez moi, pleurent,.. me disent qu’est-ce que je vais devenir ?… »

Une témoin psychologue de profession met l’accent sur le ressenti de l’enfant : « l’enfant se dit : »qui a donné mon nom à la police ?. Il se met dans la situation d’être coupable de quelque-chose de mauvais pour la famille [...] En faisant du mal aux hommes, on fait du mal à l’Homme. Rappelez-vous Saint-Exupéry :

Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.

« Des battons dans les roues des militants des droits de l’Homme »

L’un des avocats de l’accusation rappelle que, contrairement à l’époque de Vichy, nous sommes en état de droit et qu’il y a énormément de voies de recours. Comme pour lui répondre, un militant de la CIMADE raconte: « le mari d’une femme était mort, elle devenait de ce fait expulsable (sic). J’ai voulu lui rendre visite en centre de rétention, comme j’y avait droit en tant que représentant CIMADE. Ils m’ont dit qu’elle n’était pas là. J’ai demandé à visiter les lieux pour vérifier. Ils ont refusé. J’ai voulu déposer plainte. Ils ont refusé mon dépôt de plainte. On a su, après, qu’elle y était… Quand on pense être dans notre droit, on se rend compte que la police, la préfecture, agit en dehors du droit »

Pour cet autre témoin, avocate à la retraite et plus en phase avec l’axe de la défense, il n’y a pas amalgame entre la situation actuelle et Vichy. « C’est le processus qui est critiqué. C’est ce qui fait tâche à notre pays. La commission européenne a mis en garde la France successivement sur les arrestations près des écoles puis sur les conditions de rétention des enfants. La directrice juridique qui a fait la « base élève » a eu un rappel à l’ordre. [...] En 2008, un magistrat qui avait été condamné pour avoir dénoncé les contrôles au faciès a été ensuite été acquitté car la dénonciation ne se fait pas nécessairement de manière sereine. Il y a des gens qui se taisent dans l’histoire. Il y a des gens qui disent. La critique est vive mais elle est à la hauteur des faits »

Vers la relaxe ?…

Au début, la Présidente de la cours d’appel reprenait, contre-argumentait. Petit à petit, on la vit s’affaisser dans son fauteuil, au fil des récits des témoins assermentés. A la fin de l’audience elle a presque insisté pour que chaque prévenu reprenne la parole. Mais elle-même ne dit pas grand-chose. Était-elle lasse de tous ces témoignages un peu hors sujet ? Était-elle abasourdie par l’accumulation des accusations qui, Vichy ou pas, jettent une lumière noire sur notre politique de l’immigration ? Etait-elle, comme moi, épatée par ces femmes et ces hommes, leur force, leur sensibilité, leur histoire commune, leurs combats ?

A la fin de l’audience, après avoir rappelé qu’il gardait ses convictions de citoyen pour son fort intérieur, l’avocat général fit remarquer que les témoignages ne démontraient pas que la préfecture consultait la base élève, réaffirmant ainsi qu’il y avait donc bien diffamation, c’est à dire imputation d’un fait sans preuve.

Mon avis est que ces heures de témoignage montrent la forte présomption que les militants pouvaient avoir sur la réalité des faits (et donc leur bonne foi). Elles montrent en outres le fait qu’il est dans leur habitude de faire le parallèle entre les situations qu’ils vivent et le régime de Vichy ou du moins les mécanismes qui y ont amené (sic). Il n’y avait donc pas vraiment volonté de nuire aux fonctionnaires mais combat politique pour faire œuvre utile.

A ce propos, l’avocat général cru bon de rappeler que les simples citoyens n’ont pas les mêmes droits que les politiques : si on admet certains dérapages dans le cadre de controverses politiques, le citoyen, lui, doit rester serein. C’était une perche bien tendue pour l’un des prévenus, grande gueule qui, se revendiquant lui-même anarchiste demanda : « puisque je ne serai jamais représenté dans aucun parlement, j’ai le droit, en tant que citoyen, de prendre part au débat politique avec la même liberté d’expression qu’un politique. »

Ainsi, en plus de parler de la constitution et de l’usage des fichiers, de l’action de la police, du devoir de mémoire, du problème des enfants et des familles déchirées, les 100 personnes du public, les avocats et magistrats ont eu droit à un débat sur les droits et devoirs des citoyens. Un grand bravo, messieurs-dames, pour ce procès !

Délibéré (=réponse), le lundi 26 mars à 14h.

Chauffe Marcel !

Il y a presque un an, nous étions tous, les yeux rivés sur nos télévisions, à regarder l’un des pays les plus avancés de la planète perdre pied devant la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Dernier pays grand producteur d’électricité nucléaire à ne pas avoir subi de catastrophe, la France s’est alors lancée dans un débat polémique sur sa politique énergétique. Devant l’impasse des débats, les écologistes ont mis en avant la soumission des politiques aux lobbys nucléaires. Au sein du parti écologiste, il y a beaucoup d’entrepreneurs qui travaillent dans les filières alternatives. On eu pourtant la pudeur de ne pas poser la question de la soumission des écologistes aux lobbys antinucléaires… De toutes façons, comme souvent, cette polémique fut stérile. Un an après, le gouvernement ne parle plus guerre de Grenelle de l’environnement et la gauche elle-même reste très divisée sur la question.

A cause de notre inertie, de nombreux français habitent aujourd’hui dans des logements mal isolés et chauffés à l’électricité. Dans un contexte de renchérissement des prix des coûts énergétiques, ceux que le chômage de longue durée a jeté dans la pauvreté se voient de plus en plus souvent dans l’incapacité de faire face à leurs factures. Parce que nous sommes dans un système marchand, EDF leur coupe logiquement l’électricité. Certains se chauffent alors avec les moyens du bord (et en meurent parfois), d’autres se mettent à menacer les employés ERDF un peu déboussolés de devoir faire le sale boulot d’une société qui n’a pas su faire les bons choix.

Dans ce contexte, depuis une semaine, la nature a décidé de nous rappeler que, comme tous les ans, février tombe en hiver. On se met à repenser au froid. On repense au Samu social (dont on a pourtant sabré les crédits il y a quelques mois), aux gens qui dorment dans la rue ou dans les cours d’immeubles. On se repose la question de la production énergétique, un temps effacée par la crise du AAA.

Parce que nous sommes dans une société du gadget, on s’épate devant le site d’ERDF qui permet de suivre la consommation électrique en France en temps réel. la vache ! ça grimpe à 19h !

Des supers experts envahissent les plateaux de télé pour nous montrer que cette application est désormais disponible su iPhone et que, si la consommation grimpe à 19h, c’est parce que les gens rentrent chez eux, allument la télé, et branchent le chauffage ! Houahou !!! Ils nous expliquent, qu’heureusement qu’on a les centrales, parce que, sinon, qu’est-ce qu’on serait embêtés pour chauffer tout le monde… Alors, nous, on est là, emmitouflés dans notre canapé. On regarde dehors et on se dit qu’on est bien content d’être au chaud, que c’est vraiment super le nucléaire !

On oublie Fukushima… on oublie la centrale de Dampierre à 50km d’Orléans, celle de St Laurent, à 30km. Qu’est-ce qu’on est bien !… Non, franchement, y’a pas de problèmes… Tenez… on avait des doutes sur Fessenheim. Et bien l’ASN et les employés nous l’assurent : la centrale est sure ! Alors, si Fessenheim est sure, pensez-donc ! Dampierre et St Laurent… On comprend qu’on n’ait pas les plans d’évacuation de l’agglomération orléanaise… y’en a pas besoin… pas plus que de réorientation de nos choix énergétiques…

En ce moment, 70% de notre consommation électrique est nucléaire… pas de problème !… a la limite on pourrait faire plus !

Bon, j’entends d’ici les grincheux dire qu’on aurait d’autre moyens de se réchauffer…

Chiche… vous faites comment pour produire 59 393 MW par jour ? Quelles sont vos solutions alternatives ?

photo CelebfashionLA

Films de la semaine : MILLENIUM, J. EDGAR, ICI-BAS, PARLEZ-MOI DE VOUS

POLAR HAUT DE GAMME, BIOPIC FOISONNANT, EXALTATION AMOUREUSE ET QUETE IDENTITAIRE

Cette semaine, je vous invite à savourer un polar scandinave à la sauce hollywoodienne, un biopic eastwoodien très dense, un mélodrame amoureux durant l’Occupation et une comédie grave sur une recherche identitaire.

MILLENIUM : LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Comme on pouvait s’y attendre, David Fincher signe avec Les hommes qui n’aimaient pas les femmes un polar haut de gamme. Remake américain du film du danois Niels Arden Opiev sorti en 2009, et surtout nouvelle illustration du premier opus de la célébrissime trilogie culte du suédois Stieg Larsson Millenium, ce long-métrage offre à l’auteur de Zodiac et de Panic room une nouvelle occasion de montrer tout son savoir-faire visuel.
Il restitue avec méticulosité et fidélité l’univers trouble, violent et dépressif du roman en soignant comme jamais les ambiances postmodernes métalliques qu’il affectionne et en créant un climat insulaire particulièrement angoissant. Bien servi par la superbe photographie du chef-opérateur Jeff Cronenweth et le rock industriel de Trent Reznor, il déroule sans temps mort un long thriller haletant, anxiogène et stylisé qui supplante sans coup férir la très recommandable version suédoise. Si Rooney Mara ( aperçue dans la scène d’ouverture mémorable de The Social Network ) ne peut faire oublier malgré son talent la magnétique Noomi Rapace en incarnant Lisbeth Salander, Daniel Craig est vraiment convaincant en Mikael Blomkvist, le héros fatigué mais acharné.

J. EDGAR

j. Edgar Leonardo DicaprioPour son trente-deuxième film, notre cher quasi-octogénaire Clint Eastwood s’attaque à un biopic foisonnant et dense avec ce récit de la vie et de l’œuvre de John Edgar Hoover, créateur d’un FBI qu’il dirigea pendant cinquante ans. D’une matière aussi imposante, le scénariste d’Harvey Milk Dustin Lance Black isole tour à tour des éléments politico-sociaux dont il sait rendre les enjeux lisibles et un portrait plus intimiste de l’homme et de ses proches.
Mais Eastwood a suffisamment de métier et de talent pour livrer, avec son impeccable élégance et son sens certain de la narration, une œuvre forte et complexe éclairant les zones d’ombre d’un pays et de ses protagonistes avec sa rigueur et son pur classicisme. Comme à l’accoutumée excellent directeur d’acteurs, il obtient le meilleur d’un Léonardo Di Caprio avec lequel il n’avait pas encore travaillé et surtout de la jolie blonde Naomi Watts, très à son aise en Helen Gandy la secrétaire dévouée et sacrifiée.

ICI-BAS

celine-sallette-ici-basCe n’est que le sixième film de Jean-Pierre Denis en un peu plus de trente ans de carrière. Il a choisi d’éclairer un fait divers tragique de l’Occupation. En 1943, à Thiviers en Périgord, une jeune religieuse, Sœur Philomène, vit une un intense début de passion amoureuse avec Martial, séminariste engagé dans la Résistance. Il recule tout à coup et provoque chez elle une réaction aux terribles répercussions.
L’auteur subtil et tranchant de La Palombière et des Blessures assassines signe une œuvre remarquablement sobre et frémissante d’intériorité. Il dépeint avec une grande justesse la naissance de l’exaltation amoureuse, interroge avec intelligence les relations entre le profane et le sacré et soigne une reconstitution historique et régionale tout en nuances. Il peut s’appuyer sur le formidable duo d’acteurs constitué par le réalisateur-interprète Eric Caravaca ( La chambre des officiers ) et la lumineuse Céline Sallette ( Meurtrières, L’Apollonide ). Un très beau film.

PARLEZ-MOI DE VOUS

parlez-moi-de-vousSous couvert de mélodrame psychologique, ce premier film français manie ironie et gravité au sein d’une comédie de mœurs avec une certaine justesse. Au centre du long-métrage, le personnage de Mélina, animatrice vedette d’une émission nocturne de confidence. Karin Viard incarne cette Macha Méril de fiction, femme seule, froide et antisociale à la ville avec l’abattage et la sensibilité qu’on lui connaît.
Abandonnée par sa mère enfant, elle va se lancer dans une découverte progressive de la mère retrouvée sans dévoiler son identité. Et vivre une relation sentimentale compliquée avec Lucas, le petit-fils par alliance de sa génitrice. Tout cela est assez bien écrit et réalisé par Pierre Pinaud, qui réussit à nous émouvoir et à nous surprendre au gré des rebondissements de l’intrigue. Mais les ruptures de ton sont parfois un peu maladroites et l’ensemble manque souvent d’acuité psychologique, à l’image du personnage bien prévisible de Lucas, que Nicolas Duvauchelle interprète en nous ressortant son numéro de beau gosse boudeur.

Les films Millenium et Ici Bas sont à l’affiche de nos partenaires et amis du Cinéma des Carmes.

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