A la Une

28 mai 2009

Les services publics en question

Un an après avoir fait campagne sur sa politique à l'enfance, une fuite obligeait la municipalité dOrléans à s'expliquer sur ses projets de privatisation des crèches. En conseil municipal, lisant un texte dont certains se sont demandé qui en était l'auteur, Alexandrine Leclerc, Adjointe Modem aux affaires qui n'ont de sociales que le nom, dit à l'opposition "travaillez vos dossiers ! ce n'est pas une privatisation ! C'est d'une délégation de services publics qu'il s'agit !".

Urgences De manière concomitante, on apprenait que les cliniques privées en difficultés allaient se regrouper au nord  de l'agglomération orléanaise. A cette occasion, on leur donnerait délégation pour exercer des services d'urgence.

Quand on ajoute à cela divers dossiers apparus depuis un an au gré des délibérations du conseil municipal d'Orléans qui portent sur les délégations de services habituellement effectués par les employés du publics, on se demande jusqu'où la municipalité ira dans la libéralisation des services à Orléans.

Pour échapper au discours de la gauche sur la protection des services publics, la municipalité libérale qui nous gouverne s'appuie sur le vocabulaire (parlant de délégation de service publics, voir de "DSP" et non de privatisation), sur le flou autour de la définition de ce qui relève des missions de service public, et sur les dispositions européennes autorisant une collectivité à financer des entreprises privées pour qu'elles exercent des missions de service public.

Ne plus exercer les missions de service public mais financer les entreprises pour le faire à sa place, tel semble être le leitmotiv de la droite libérale actuellement au pouvoir à Orléans, au Parlement Français et au Parlement Européen. 

On se retrouve en fait au plein milieu d'un débat qui fut au coeur du NON au référendum sur la constitution européenne. Ce débat fut notamment l'occasion de se rendre compte que les autres pays européens n'avaient pas notre conception des services publics. En Allemagne, par exemple, l'Etat donne de l'argent aux entreprises privées pour qu'elles distribuent le courrier partout dans le pays. C'est donc l'Etat qui finance une entreprise privée pour qu'elle assure une mission de services publics. Et les libéraux de l'époque de dire (comme l'adjointe Modem aujourd'hui) "Qu'est-ce que cela peut faire puisque le service est rendu au public ?".

Il faut dire aussi qu'à force de rogner sur les budgets, la qualité des services publics a considérablement baissé en France.

Ainsi, depuis quelques années, la SNCF accumule les dysfonctionnements (panne de caténaire, de locomitive, personne pour conduire le train...) tout en diminuant les prestations (moins de wagons donc moins de place, suppression de certains trains, voir de certaines destinations). C'est ainsi que ce soir j'écris ce billet bloqué à 21 en gare d'Austerlitz, attendant le prochain train qui ne part que vers 23h parce que le train de 22h a été supprimé, depuis 2 ans parait-il. Et les libéraux de dire "vous voyez, le service public, ça ne marche pas !".

Pourtant, ça et là, on se rend bien compte des errements.

Ainsi, la sécurité étant de plus en plus réalisée par des entreprises privées, le gouvenrement se dit tout d'un coup en examinant le projet de loi LOPSI qu'il serait gênant que des employés des entreprises privées puissent accéder aux enregistrements de caméras de vidéosurveillance installées sur la voie publique (pourquoi, c'était le cas avant ?). Ailleurs, on remet en cause les concessions de service de l'eau, trop chère au vu du service rendu et du peu d'investissements réalisés par les compagnies exploitant l'eau (et par là-même les contribuables).

Le moment semble venu de se demander ce que l'on veut faire des services publics, des moyens qu'il faut y affecter, et de la position a adopter face à nos partenaires européens qui ne partagent pas toujours la même vision que nous.

Dans le cadre de la campagne européenne, le Parti Socialiste et le Mouvement des Jeunes Socialistes organisent une réunion publique sur le thème "les services publics et l'Europe" autour de Razzy Hammadi, secrétaire national du PS en charge des services publics. Ce débat aura lieu ce jeudi 28 mai à partir de 20h30, Salle Albert Camus. Il est ouvert à Tous. Profitez-en, c'est le moment... ou jamais ?


Agrandir le plan

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Les débats, interviews et réflexion sur la campagne des européennes dans ma rubrique "Elections Européennes"

01 avril 2009

L'Entente orléanaise

Entente Orléanaise Le club de basket "l'Entente Orléanaise" a connu un début de saison flamboyant. Or, il faut savoir qu'à chaque victoire, le club donne des primes aux joueurs. Ces primes étaient-elles prévues au budget intial ? On peut en douter. 

A l'automne, la municipalité a voté un changement du mode de gouvernance qui pourraient lui permettre de financer d'avantage l'Entente Orléanaise sans pour autant augmenter ouvertement sa subvention. Je ne suis pas spécialiste, mais j'ai cru comprendre que la municipalité allait pouvoir attribuer des parts de son budget communication au financement de l'Entente au motif que ses victoires contribuaient à la renommée d'Orléans (si je me trompe, je veux bien une interview de Mr Martin, adjoint aux finances  pour qu'il nous explique ça mais je crois que c'est bien ce qu'on nous expliqué en conseil municipal !).

Les victoires du début de saison, si elles n'ont pas apporté les financements nécessaires à la progression du club, ont tout de même permis au Maire Serge Grouard de parader et d'annoncer que pour "son" équipe, il allait créer une salle de sport de 10 000 places en bords de Loire. Demander des explications sur l'étonnant rapport de la chambre régionale des comptes au sujet du fonctionnement du club était jugé anti-sportif, presque anti-patriotique !

Puis l'Entente orléanaise a perdu le tournois des As et ,à la suite, 3 matchs du championnat,.Serge Grouard est alors entré dans une colère dont il a (presque) le secret, annonçant au président et à l'entraineur qu'une nouvelle défaite serait intolérable. La défaite de l'Equipe était dangereuse pour son projet de grande salle ! Refusant la démission de l'entraineur, il accepte indirectement aujourd'hui celle du Président.

Voici le communiqué du Conseil de Surveillance de l'Entente Orléanaise dont Mr Martin, adjoint aux finances d'Orléans, est aussi le Président :

"Le Conseil de Surveillance, lors de sa séance du 1er Avril, a accepté la démission de Jean-Michel PELLE qui assurait les fonctions de président du Directoire du club.

Cette décision est motivée par le désir de transmettre la très lourde charge que représente la présidence et ceci avant le recrutement de joueurs à réaliser très prochainement et qui engageront pour la saison à venir.

C’est au nouveau président désigné par le conseil de surveillance, Christophe DUPONT, jusqu’alors vice président du club chargé des relations avec les partenaires, qu’il appartiendra d’assurer cette tâche en lien avec le directeur technique, Philippe HERVE, ainsi que les membres qui l’entourent."

Dans les faits, cette démission ne règle rien au mode de gouvernance du club ni à son financement. Le communiqué n'évoquant que le recrutement des futurs joueurs, on peut légitimement se demander si le financement n'est pas au coeur du débat. Dans cette condition, on se rappelera avec quel mépris Mr Martin et Mr Grouard ont traité l'opposition quand elle a demandé à avoir des explications au sujet du rapport de la chambre régionale des comptes. On se rappellera aussi que la majorité Modem-UMP-MPF a voté sans broncher contre la proposition de l'opposition de constituer une commission d'enquête au sujet du fonctionnement et du financement de l'Entente Orléanaise.

Le budget que la ville d'Orléans consacre à l'Entente Orléanaise est passé de 700 000 € à 850 000€ (+21%). Tandis que la municipalité de Fleury les Aubrais se pose des questions quant aux sommes qu'elle va continuer à donner à l'Entente l'année prochaine, tandis que d'autres clubs choisissent de s'orienter vers d'avantage de  financements privés, il semblerait que la municipalité d'Orléans ait choisi de porter à bout de bras "son" club. Est-ce bien raisonnable ?

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Pendant ce temps, les budgets à la solidarité et à la culture baissent. 850 personnes ont signé la pétition de soutien au cinéma des Carmes à qui la municipalité a supprimé ses 50 000 €  (seulement !) de subvention et 245 personnes soutiennent activement la cause sur facebook. Et vous ?

Remerciant fansolo pour le scoop et la personne qui a eu la gentillesse de m'envoyer le communiqué de presse

18 mars 2009

Le député-maire UMP Serge Grouard et les blogs : point de situation

Voici ce qu'on apprend sur le site de libé :

GROUARD VS LIBÉ: RETRAIT DE PLAINTE
Serge Grouard, député maire UMP d'Orléans, vient de retirer la plainte pour diffamation et injures publiques qu'il avait déposé à l'encontre du quotidien Libération, via le site d'information régionale LibéOrléans. La procédure s'éteint donc d'elle-même"
source : libeorleans.fr


Il faut dire qu'en termes d'image, le procès qu'il a intenté à Fansolo lui avait pas mal couté. Peut-être a-t-il choisi de se concentrer sur des affaires plus utiles pour les Orléanais.

En attendant, l'affaire du procès qu'il a intenté à Fansolo poursuit son cours et mon petit doigt me dit que si rien ne change, on risque de reparler des méthodes, des objectifs mais surtout des conséquences de l'affaire Serge Grouard VS Fansolo très bientôt.

A moins que la droite locale ne décide de passer définitivement à autre chose. Aura-t-elle cette intelligence politique ?

17 mars 2009

Le cinéma des Carmes dans le colimateur de la mairie ?

Cine-carmesTribune libre de Daniel
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La salle des Carmes existe à Orléans depuis très longtemps.
Il s'agissait d'une salle de spectacle privée. Elle comportait alors uniquement la salle du rez de chaussée.
En 1999 Luc Engelibert la rachète et après y avoir fait des transformations, dont la création de 2 salles de cinéma supplémentaires, il ouvre "le Cinéma Les Carmes" et obtient le label  Art et Essai.
Pour des raisons économiques, et pressé par ses partenaires investisseurs qui ne voient pas  venir la rentabilité qu'ils espéraient, L. Engelibert décide en 2004 de cesser son activité.

Il ne trouve aucun repreneur pour l'activité mais par contre a des contacts très avancés avec la société d'hard discount Lidl.
L'affaire s'ébruite. Les commerçants Orléanais et les spectateurs des Carmes font savoir, chacun de leur côté,  leur opposition (création de l'association Citizen's Carmes - association des spectateurs du cinéma).
Pour donner un peu d'élan à sa politique culturelle, déjà un peu en panne, Serge Grouard décide, avec l'aide de la CCI, de racheter les murs pour les louer à un nouvel exploitant (M. Dahmane). Cela malgré les réticences de quelques uns de ses principaux adjoints.
Cette location fait l'objet d'une convention qui expire le 31 décembre 2006.  
Cette convention prévoit que le propriétaire, en l'occurrence la Ville d'Orléans, doit faire des travaux. En tant que propriétaire c'est à la ville de demander un permis de construire. Elle oublie de le faire ce qui retarde de plus de 6 mois les prévisions. En compensation la ville décide de proroger la convention d'un an soit jusqu'au 31 décembre 2007.

Début 2008 l'exploitant présente à la mairie ses comptes qui laissent apparaître que le seuil de rentabilité n'est pas atteint. Il semble que les exploitants et la mairie ne se rencontrent pas beaucoup en 2008.
Les principales causes de non atteinte du seuil de rentabilité sont d'une part la concurrence acharnée que livre Pathé, et son directeur contre les Carmes. Cette concurrence porte surtout sur le fait que Pathé, fort du poids de son groupe,  récupère beaucoup des films porteur Arts et Essai et laisse une petite part aux autres, UGC compris.
Cette concurrence est aussi sur le plan tarifaire. Au niveau national le prix moyen d'entrée dans une salle A et E est de 5,50 euro. A Orléans, du fait de la guerre des prix et des cartes "illimitées" le prix est de 4,50 euro.
D'autre part, par convention, les Carmes doivent accueillir les scolaires des dispositifs "Ecole au cinéma",  "Collèges…", "Lycées …" (prix d'entrée 2,30€ pour Ecole et 2,50 euros pour Collège et Lycée, 30% étant reversés au distributeur). Or, ces dispositifs mobilisent 1 salarié dédié (+ personnel nécessaire aux projections scolaires tous les matins de 9H à 11H30 hors périodes de vacances).

Par ailleurs les mouvements associatifs souhaitent de plus en plus obtenir des "séances spéciales" mais ne peuvent les payer à leur prix réel faute de moyens financiers. Les Carmes acceptent souvent de faire un geste commercial considérant que cela  fait partie des missions incombant à un cinéma de proximité sachant que ces soirées empiètent sur la programmation ‘normale’ et n’entraînent pas nécessairement une augmentation de la fréquentation pour les autres films. Ce fait concerne la plupart des partenariats mis en œuvre y compris avec des institutions culturelles ou les services de la mairie.

Mais début 2009 l'exploitant reçoit une facture de loyer de 63 705 euros. Il faut savoir qu'en règle générale et selon la norme professionnelle, un exploitant indépendant non propriétaire des murs paye un loyer équivalent à 8 % de son chiffre d'affaires. Cela ferait 30 000 € maximum pour les Carmes. De plus la mairie ne renouvelle pas la convention qui prévoyait une subvention d’exploitation d’un montant de 50 000€ en contrepartie des missions de service public concernant le jeune public, les animations, la programmation Art et Essai...


Quels sont les objectifs de la Mairie en refusant de soutenir le seul cinéma indépendant de notre ville ?

Daniel

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Je précise quant-à moi que le budget à la culture a baissé cette année ce qui est un signe de la part de la mairie. Par ailleurs, Mr Carré ayant de grand projets immobiliers dans le secteur (destructions,constructions, requalifications,... ), on peut se demander si, comme elle l'a fait pour la régie repère, la mairie ne va pas attendre que les cinémas des Carmes se cassent la figure (quitte à les pousser un peu). Elle récupérait alors les locaux....

Mais pour quoi faire, alors ? Un supermarché ?

Un cinéma d'arts et d'essais ça ne sert à rien ! Par contre, une grande surface, ça c'est important pour une ville ... bien à droite !

Si vous aimez le cinéma des carmes, signez la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=3986 (n'oubliez pas de confirmer la signature)

15 mars 2009

élections européennes 2009

élections européennes Les élections européennes se dérouleront le dimanche 7 juin 2009 (fermeture des bureaux de vote à 22h). Nous auront à élire 72 députés parmi les 736 du parlement issus des 27 pays de l'Union Européenne.

Le parlement sortant compte 78 députés français - nous perdons 6 sièges - dont 31 PSE (socialistes), 17 PPE (droite traditionnelle), 11 ADLE (centristes et libéraux), 6 verts, 3 GUE (communistes).

Si les députés français sortants sont majoritairement de gauche, il n'en va pas de même du parlement dans son ensemble puisque le PPE a 288 sièges, le PSE 215, l'ADLE 101, les vers 42, le GUE 41.

On dit que l'Europe mène des actions de dérégulation, de casse des services publiques, qu'elle met en concurrence les territoires les uns avec les autres. Et certains d'en conclure que l'Europe technocrate est loin des gens. Je dis-moi simplement qu'elle mène une politique de droite ce qui est logique quand on regarde les rapports de force.

Certains ont intérêt à nous faire croire à une Europe apolitique contre laquelle il faudrait se battre. Ces gens-là portent la responsabilité de l'inexistence d'un débat politique européen.

Il est frappant de constater la pauvreté du débat des élections de 2004. PS et UMP se sont battus sur des enjeux purement nationaux, chacun espérant récolter le maximum de sièges. Il n'y avait guère que Bayrou qui nous parlait d'Europe (je n'ai pas voté pour lui, je n'étais pas d'accord avec ce qu'il disait !). Résultat, les français n'ont pas avancé d'un iota dans leur compréhension des enjeux.

Face à un débat confisqué par la classe politique, les français ont créé leur propre débat... au cours du débat référendaire un an plus tard. Là, on a parlé du rôle respectif des Etats et de l'Union. On a parlé des services publics à la française ou à l'allemande. On a réfléchi sur les politiques économiques. On a contesté la concurrence des territoires (rappelons nous du malheureux "plombier polonais"). Ce débat qui a eu lieu a montré que, si la classe politique était frileuse, les citoyens ne l'étaient pas, eux.

Alors je pose une question : à 3 mois des élections, qu'est-ce qu'on attend pour en parler de cette Europe ? Oh, pas l'Europe des pour ou celles des contre !  L'Europe politique, l'Europe sociale, l'Europe économique !

Est-on d'accord avec le fait des camions passent leur temps à se balader sur nos routes entre l'Espagne et la Hollande, le Sud Ouest et les Alpes Italiennes,... ? Ne peut-on pas faire mieux ?

Est-on d'accord avec le fait que les industries automobiles délocalisent en Europe de l'Est parce que les salaires et les contraintes y sont moins forts ?

Est-on d'accord pour que la PAC engloutisse le budget européen quand tout le monde sait que l'avenir est aux nouvelles technologies et aux énergies alternatives ?

Est-il normal que l'Europe encourage un Etat ou une collectivité à se dessaisir de ses services publics pour les confier au privé tout en donnant de l'argent à l'entreprise qui remporte le marché pour qu'elle assure ce service devenu "d'intérêt général" ?

Est-il normal qu'un portugais soit à la présidence de la commission et qu'il ne s'appelle pas "Teixeira" (non, là, je déconne !) ?

En 2004, la participation aux élections n'était que de 43,1% (contre 60, 7% en 1979). J'attends des partis qu'ils politisent le débat, nous montre les enjeux, nous aident à réfléchir.

D'origine portugaise, heureux d'être français et fervent voyageur européen, l'Europe est pour moi une évidence. Je suis donc triste de voir que personne ne semble vouloir la faire vivre. Car même si ,au lendemain des élections, je serai heureux de voir Sarkozy se prendre une baffe dans la figure, je préfèrerais perdre l'élection si c'était au profit d'un vrai débat sur cette question triviale : quelles décisions prennent les élus que l'on a envoyés en 2004 à Bruxelles, que feront-ils de leur mandat demain ?

...

Vendredi 13 mars, le PS d'Orléans La Source organisait un débat sur les enjeux des élections européennes. J'y ai vu 40 personnes (dont 2 centristes). J'ose espérer que l'intérêt pour ces questions va aller grandissant parce que sinon j'ai peur que le scrutin du 7 juin ne soit qu'une mascaraditude (expression empruntée au maire UMP Serge Grouard, merci à lui)

11 mars 2009

La réalité augmentée au service du développement durable

Par la "réalité augmentée", générez vous-même votre électricité en créant votre propre centrale éolienne.

Vous pensiez cela impossible ? Pour vous, je ne recule devant rien, pas même devant la réalité augmentée !

Magneto Serge (heu, non pas Serge,... ) :


Realité augmentée : campagne GE / développement durable
par coteboulevard

Avec mes remerciements à Presse-Citron pour l'info. Je précise que ce gadget est un éléments d'une vraie campagne au sujet du développement durable montée par GE (General Electric)

19 février 2009

Travailler plus pour... que les autres ne travaillent pas ?

Lors de la dernière réunion du CERC - Centre d'Etudes et de Réflexion Chrétiennes - au sujet du monde du travail, l'une des personnes de la salle est revenue sur une thématique qui la scandalise :

Les textes de l'Eglise nous annoncent que "Le travail est un bien de tous, qui doit être disponible pour tous ceux qui en sont capables. Le plein emploi est donc un objectif nécessaire pour tout système économique tendant à la justice et au bien commun (Jean-Paul II, Centesimus annus, 1981)". "Comment dans ces conditions peut-on prôner le travailler plus pour gagner plus ? C'est une attitude individualiste qui consiste à s'enrichir en privant l'autre d'un travail. Je suis étonné que cette idée n'ait pas provoqué un tollé quand elle a été formulée".

Plus tard, j'apportais mon témoignage sur le thème "être chrétien au travail : comprendre ce qui se joue, protéger l'individu dans son humanité". A mes côtés, un responsable patronal racontait comment, lui aussi, essayait, dans un cadre législatif contraint, de donner sa place à l'Homme.

Mais la salle est intervenue pour dire quelque-chose d'assez déroutant car ne faisant pas partie du schéma prévu :

"Moi, j'aimerais qu'on parle de ce qu'on fait pour ceux qui ne travaillent pas.". "Les gens de l'Argonne se battent pour trouver un job et, souvent, ils ont conscience de se battre, malgré eux, les uns contre les autres. Ils se "vendent" aux pires conditions. Ils sont obligés de trouver des combines pour aller jusqu'à Ormes à 6h du matin alors qu'il n'y a pas de transport. Après, on leur dit que les gosses sont mal élevés. Comment voulez-vous qu'ils fassent puisque de fait, il ne sont pas là ? Les gens sont perdus face aux systèmes modernes : au pôle emploi, on leur demande d'appeler des numéros où des messageries vocales leurs disent de taper 2, tapez 3... Les gens ne comprennent rien. ça va trop vite ! Moi-même j'ai du mal à suivre ces machines-là. Il n'y a personne pour les prendre en charge"."Qu'est-ce que l'Eglise a à dire face à ces situations ?".

Et de me remémorer une discussion sur ce blog lorsque j'expliquais que l'on pouvait éprouver de la satisfaction à faire un travail, que ce travail soit rémunéré ou non. Un commentateur m'avait répondu que ce n'était pas du tout pareil. J'avoue que je n'ai pas compris pourquoi. J'avoue que je ne comprends toujours pas. C'est sans doute un problème de paradigme : au fond, tant qu'on ne vit pas leur situation, il est difficile de comprendre ce que ressentent les gens.

Lorsque Michel Rocard est venu à Orléans, lors d'une passionnante... et loooonnngue analyse économique, il a expliqué que lorsque le chômage s'est accru en France, on a pensé qu'il n'y en avait pas pour longtemps. L'objectif était de revenir rapidement au plein emploi. Pour faire patienter les gens (et probablement acheter la paix sociale), on a mis en place le traitement social du chômage. 30 ans après, force est de constater que le plein emploi n'est pas revenu, probablement parce que trop de choses ont changé sans qu'on les prenne en considération dans nos analyses. La nouvelle génération va donc devoir inventer autre-chose que le traitement social du chômage.

Et si le plein emploi ne revenait pas ? Comment faire pour que ceux qui ne travaillent pas gardent leur dignité ?

"Une société juste est une société qui donne la possibilité aux plus humbles d'apporter leur contribution au bien commun" disent les penseurs chrétiens. Oui, mais comment ? 

01 février 2009

Quartier Madeleine : enseignements d'une courte réunion publique

Jeudi 29 janvier, une réunion publique était organisée par la majorité municipale au quartier Madeleine au sujet de la nouvelle ligne de Tram. Il devenait urgent de faire cette réunion : les pelleteuses arrivent dans le quartier... en février ! Si cette réunion n’a pas permis d’apprendre grand-chose au sujet du Tram, elle a tout de même apporté quelques enseignements.

De la compétence des adjoints

C’est Mme Chéradamme qui a fait la présentation. Elle a été obligée de s’y reprendre à 3 fois avant de comprendre qu’un schéma, ça ne se montre pas à toute vitesse mais que ça s’explique. Elle a ainsi pu montrer toute sa compétence aux habitants, elle qui n’hésite pas à traiter l’opposition d’incompétente en conseil municipal :) Merci à elle quand-même pour ses traits d'humour qui, quand S. Grouard lui donna la parole en milieu de réunion répondit  "Merci je commençais à m'ennuyer".

La ville et les commerçants

Mme Chéradamme et les autres intervenants ont beaucoup parlé des commerçants, de la nécessité de permettre aux gens de se garer près des commerces, celle des commerçants d’être livrés,…  Bref, on a bien compris que les élus majoritaires était en bon termes avec les commerçants (a qui ils distribuent par ailleurs ). Seul hic, on n’a pas eu l’impression que le même soin avait été porté aux… quelques habitants de ce quartier !

Pas étonnant donc que, dans cette réunion, les inquiétudes soient venues des problèmes de la vie quotidienne avec de nombreuses questions du genre « dans ma rue, comment je vais faire pour circuler ? » … Mr Grouard s’est bien rendu compte qu’il y avait eu un loupé et a promis une réunion pour parler circulation. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, parait-il… 

Quelle vision globale ?

Un intervenant a alors posé la question des parkings-relais : « le futur parking de la  trémie Jaures sera-t-il un parking-relai ? Peut-on faire un parking relai au niveau du pont de l’Europe ? Est-ce que ça peut être un parking enterré ? Est-ce que c’est budgétisé ? ». « Faisons d’abord le Tram, quand il sera là, on verra » a répondu S. Grouard. On hallucinait un peu, dans la salle : on croyait la municipalité de mauvaise foi, on découvrait son amateurisme, son incapacité de prévoir quoi que ce soit.

Une augmentation de la fiscalité qui ne passe pas

Arriva alors le sujet qui aurait dû encourager CE Lemaignan à ne pas venir à la réunion : les finances. Je vous rassure tout de suite : on a eu 2/3 chiffres mais toujours pas de budget ni de plan de financement.

Ce moment de la réunion a permis de mesurer le mécontentement des habitants au sujet de l’augmentation impromptue des impôts.

A l’une des questions qui revenait sur l'augmentation du montant des indemnités des élus de l'AgglO, Mr Grouard a répondu « Je vous coute 1500 €, un smic et demi »., parlant ainsi de ses seules indemnités de la ville Les deux premiers rangs ont applaudi. Normal, ils étaient essentiellement constitués des autres élus de la majorité qui avaient vu leurs indemnités augmenter, elles aussi  ! La salle, elle, est restée dubitative.

Mr Grouard ferait bien de jouer franc jeux et de parler de ce qu’il touche aussi à l’AgglO. Les habitants ne sont pas si dupes que ça et j’ai peur que cette position l’oblige à revenir souvent sur le sujet !

La municipalité a demandé une aide au gouvernement pour financer le tram qu'elle a voulu le plus cher de France. « Est-ce que l’attribution d’une subvention permettrait de revenir sur la hausse de 4.5% des impôts locaux ? ». Mr Grouard a noyé le poisson, parlé de la crise, des entreprises mais pas des impôts. Finalement, comme les questions suivantes portaient sur le point de savoir si de nouvelles hausses nous attendaient, Mr Grouard a dit « vous ne trouvez pas qu’il fait chaud ? Je propose de clore la réunion ». Elle n’aura pas duré 2 heures.

On pourrait se dire que Mr Grouard nous cache des choses sur les augmentations des impôts. Je crois, moi, qu’il ne sait tout simplement pas s’il va falloir les augmenter. C’est presque pire.

Y a-t-il un capitaine à bord ?

Plus j’assiste aux réunions publiques et plus je me rends compte que le Maire et son équipe naviguent à vue. Sachez-le, chers concitoyens, Orléans n’a pas de capitaine, juste un barreur qui s’oriente en fonction de la vague qu’il voit immédiatement devant lui. Pour une ville de 10 000 habitants, ce n’est pas bien grave. Pour une ville de 130 000 habitants...

25 janvier 2009

Le Travail entre joie et souffrance

Au cœur des réflexions chrétiennes au sujet du travail, on trouve ce court passage de la Bible où l'on voit Dieu en train de créer le monde : séparer l’ombre de la lumière, les eaux tourmentées de la terre ferme, créer l’Homme. Un sacré travail ! A chaque étape de son œuvre, il regarde ce qu’il vient de faire et ressent la joie profonde du travail accompli « Dieu vit que cela était bon » nous dit-on.

Dimanche 18 janvier 2009, une centaine de cadres chrétiens de la région Centre étaient réunis à Orléans pour réfléchir au thème « Le Travail, vers quelle Humanité ». Thème un peu classique mais qui allait finalement se révéler assez enrichissant.

 Tout d’abord, alors que l’on s’apprêtait à essayer de comprendre la situation du monde du travail en région Centre, on se rendit vite compte que les intervenant, cadres du secteur automobile, l’un à Orléans, l’autre à Chateauroux, étaient en fait totalement immergés dans la mondialisation. La mondialisation, objet du congrès MCC de Lille en 2001, semblait alors bien abstraite, lointaine. Elle est aujourd’hui là, au cœur des activités de la région, et elle est arrivée par un chemin où on ne l’attendait pas.

AutomobileLa sous-traitance et la mondialisation

Lorsque vous achetez une voiture, vous pensez qu’elle a été fabriquée par un constructeur, Renaud, PSA... En fait, les constructeurs automobiles se sont entouré d’un nombre incroyable de sous-traitants qui fabriquent les différents éléments qui constituent le véhicule. Le sous-traitant est fournisseur vis-à-vis de ce client auquel son avenir est intimement lié. Il ne vit que par le client, pour le client, le contenter, le garder. Il n'est plus seulement industriel, mais de plus en plus prestataire de services.

Pour gérer les appels d'offres, le secteur automobile a mis en place ce qu'on appelle des "places de marchés" sur internet (marketplaces) qui mettent en concurrence des fournisseurs du monde entier. Sur ces plateformes, on mène des enchères inversées. Dans ce mode de vente, le client fixe un prix plafond et les fournisseurs baissent leurs prix tour à tour jusqu’à ce que le prix soit tellement bas que celui qui vend ne gagne presque plus rien. Il arrive que, pour maintenir une production, l’entreprise vende à perte c'est-à-dire qu’elle accepte de vendre moins cher que ses coûts de production.

Parfois, les constructeurs exigent du sous-traitant qu’il fabrique ses produits en Europe de L’Est ou en Chine. Celui-ci est obligé de le suivre, sans quoi le constructeur se dirigera vers un autre fournisseur qui, lui, produira moins cher. Les prestations étant contractualisées sur le long temps, perdre un marché, c’est prendre le risque de fermer son entreprise. Le fournisseur n’a donc pas le choix. Il délocalise pour produire moins cher là-bas en espérant sauvegarder les emplois ici qui produisent, eux, déjà à perte.

C'est ainsi que, par le biais des relations client-fournisseurs, la mondialisation est entrée de plein pied dans notre économie et elle n’est pas prête d’en sortir puisque ces relations structurent de fait l'économie moderne.

Pour un cadre dirigeant, comment expliquer ces enjeux aux ouvriers ? Pas facile ! On essaye de les rassurer, de leur rappeler l’engagement des dirigeants pour garder les emplois locaux, on rappelle qu’ils l’ont toujours fait depuis toujours. N’empêche, l’inquiétude est là et les relations ne sont pas faciles…

Le client est la raison de vivre de l'entreprise ! N'est-elle pas aussi une figure commode sur laquelle on peut être tenté de se défausser de ses responsabilités ?

La recherche de la taille critique

Parfois aussi, les constructeurs disent au fournisseur: « Vous êtes trop petit. Vous comprenez, on va faire une toute nouvelle voiture très sophistiquée qu’il va falloir construire pendant des années. On est très contents de vous mais on ne peut pas prendre de risque. Sur ce dossier, on veut travailler avec une entreprise qui a de solides assises financières ». Alors, pour garder son client, sauvegarder son entreprise et ses emplois, le patron vend son entreprise à un groupe international. La PME française perd ses capacités de décision et ses projets. Elle se converti en simple centre de production dirigé par un groupe dont les décideurs ne parlent même pas le français.

Dans une PME à taille humaine, le patron connait tout le monde : le jeune qui voit là l’occasion de tenter sa chance dans un grand groupe, le suiveur qui se dit que tant qu’il a un boulot, ça ira comme ça, et le retissant qui ne voit que les points négatifs. Le rôle du cadre est alors de comprendre les inquiétudes légitimes, d’écouter les gens et d’essayer de trouver de vrais réponses à leurs questions. « Vous dites qu’on va supprimer la R&D ? Mais peut-être que nous sommes compétents et que nos compétences les intéressent. Peut-être aussi peuvent-ils nous apporter des compétences que l’on n’a pas et qui nous seront utiles ». Dés-lors, par l’humain, on arrive à convaincre les plus motivés qui a leur tour convaincront la majorité.

Finalement, dans l’exemple de la PME en question, certes le centre de décision est à l’étranger mais plusieurs années après, l’emploi est toujours là. On constate cependant que la mutation de l’entreprise ne lui a semble-t-il pas permis de gagner les marchés qu'elle escomptait puisqu’elle n’a pas connu de croissance significative.

Le cadre pris dans les tourbillons de l'organisation

 Dans ces expériences, on se rend compte que les structures s'adaptent en s'internationalisant. Pour cela, des français partent en Bulgarie, des allemands viennent en France... Parfois, on a l'impression que les hommes sont les jouets (sans doute involontaires) de ces organisations, tel ce cadre parti 3 ans de France pour créer une filiale au Canada. Au moment de revenir, il n'y avait plus de place pour lui en France, on lui a donc proposé une mission de 3 ans en Bulgarie. Et après,... on ne sait pas.

EscalatorsC'est qu'un cadre dirigeant est au service de l'organisation, tel ce jeune devenu cadre dirigeant d'une grande entreprise en 3 ans sans y être vraiment préparé et qui se retrouve à travailler comme un fou du matin au soir, WE compris. Qu'il se passe quoique ce soit et il se doit d'être là, de toujours répondre. Qu'il ne se passe rien, il répond quand-même aux mails qu'il reçoit de manière incessante sur son blackberry. "Ton blackberry, c'est ta maitresse" lui dit un dimanche sa femme un peu excédée. "Je me demande s'il n'y a pas là quelque-chose qui ressemble à de l'addiction" nous dira-t-il spontanément.

"Il faudrait se garder 2 heures par semaine pour soi, pour réfléchir à ce qu'on fait au travail" lui conseille quelqu'un qui avoue aussitôt, que, évidemment, ce n'est pas possible ! Alors quel recul sur son travail, sur les relations qu'on y noue, sur sa manière d'agir ? La meilleur solution, c'est de se faire aider nous dit-on. Certains ont des coachs, d'autres des psy, d'autres des groupes tels le MCC. Mais au fond, ce ne sont souvent que des solutions à notre incapacité à consacrer ces 2 heures hebdomadaires qui nous permettraient de nous construire.

Ah, si on ne recevait pas autant de mails ! Si on en envoyait pas autant aussi ! Finalement, on peut se poser beaucoup de question sur les mails, portables,... tous ces outils sensés nous mettre en relation permanente les uns avec les autres. Car, qu'est-ce qu'une relation ? L'expérience nous montre en effet que c'est par le rapport personnel que l'on arrive à échanger réellement, comprendre, créer une relation justement. Les outils de communication nous y aident-ils vraiment ?

La joie et la souffrance

Dans l'évangile, il est dit "Que votre oui soit un oui et votre non soit un non". En écoutant les témoignages, j'ai sans doute entendu des "oui", je n'ai pas perçu aucun "non". Cela doit nous interroger sur notre capacité à discerner, à faire des choix. Sans quoi nous serons toujours à courir derrière la situation qui nous est imposée. Sans quoi, nous et ceux qui travaillent avec nous, risquent bien d'être broyés par les circonstances. J'ai senti de la souffrance dans les situations qui nous étaient présentées.

Dans "Le dernier métro" de François Truffaut, il y a cet échange extraordinaire (je cite de mémoire) "madame, de vous voir est une souffrance". "Hier, vous disiez que c'était une joie". "C'est une joie... et une souffrance". Quand on réfléchit au monde du travail, on perçoit tout à fait ça : à la fois la joie devant le travail accompli, les chalenges relevés,... mais aussi cette souffrance des hommes qui ne comprennent pas toujours bien ce qu'ils font au milieu de tout ça.

La responsabilité du cadre chrétien devrait être d'aider ceux qui l'entourent à voir la joie et à chaque fois que c'est possible, à diminuer la souffrance. Encore faut-il être en capacité d'y voir clair dans les situations, celle des autres, et la sienne...

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[Je précise que ce texte est une réaction à la journée MCC et non un compte rendu.]

23 janvier 2009

Un vrai projet pour le quartier Carmes

On l'a bien senti lors de la réunion publique de la municipalité d'Orléans de décembre : quelque-chose n'allait pas dans le projet Carmes. Tandis que la salle demandait la piétonnisation du quartier, Serge Grouard affirmait qu'il sentait que le quartier n'était pas prêt. Pourquoi voulait-on mettre la rue au carré ? Pourquoi voulait-on raser les immeubles du XV° au XVII° plutôt que de les rénover ?

Parce que la mairie n'a pas su ou voulu répondre aux habitants, l'opposition a avancé ses pions sur ce dossier pour sensibiliser les habitants du quartier. La présentation du contre-projet de l'opposition a eu bon écho tant en réunion publique que dans les discussions dans le quartier.

Aussi, alors que la mairie s'apprête à clore le débat (mené depuis le 15 décembre, donc en période de vacances !), on apprend dans la république du centre de ce matin que la quasi-unanimité des commerçants (65 sur 67) a signé une pétition réclamant la piétonnisation de la rue !

Pas prêts pour la piétonnisation ? Les habitants n'attendent que ça depuis 30 ans ! Faut-il que l'on méprise tant un quartier pour ne pas se rendre compte de ses aspirations profondes !

Aujourd'hui, les habitants réclament de poursuivre la concertation et de l'élargir à la contre-proposition de la gauche . Il va être difficile à Mr Carré et Grouard d'admettre qu'ils se sont trompés. Il leur sera également difficile d'aller contre la volonté du quartier. Le jeu va sans doute consister à faire des promesses aux commerçants qui sont, pour la plupart des gens modestes. La question est de savoir si ces commerçants vont céder devant des gens qui représentent une droite raciste (au moins du point de vue social) puisqu'elle va jusqu'à dire, en privé et en public, qu'elle veut  "nettoyer" le quartier. La question est enfin de savoir à quel point le quartier est sensibilisé à son avenir et s'il a une vraie volonté de le prendre en charge.

Comme le dit Jacques Chavane dans son article de la République de Centre, ce dossier parait plein de rebondissements. Car, qui dit piétonnisation, dit tramway en site propre et suppression des voitures dans la rue. Pourquoi alors aligner la rue en rasant les immeubles anciens ? Pourquoi faire un parking pour les voitures qui ne sont plus là ?

Voilà un projet encore une fois bien mal ficelé qu'il convient de reprendre dans le bon sens : On veut un tramway ? On le veut en site propre pour qu'il ne soit pas bloqué dans les embouteillage ? On veut une rue piétonne, pourquoi pas tout le quartier, d'ailleurs ?

Ok, alors on fait passer le tram. On piétonnise la rue créant ainsi de larges trottoirs. On installe une station vélo+ à chaque bout de la rue.  On rénove la rue et le quartier. Il est là le projet, le vrai, celui qui respecte et le quartier et les habitants.

Bon les jeunes, vous revoyez votre copie et vous repassez en deuxième semaine ? Et si on mettait en route un vrai projet pour la rue des Carmes ?

Miguel.

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