A l’AFFICHE : UN BONHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL, THE AMAZING SPIDER-MAN, LA PART DES ANGES
UNE COMEDIE CALIBREE, UN DIVERTISSEMENT SOCIAL ATTACHANT ET UNE TERNE ARAIGNEE
En ces semaines d’été au climat incertain, les salles obscures nous livrent leur quota de comédies plus ou moins inspirées, de blockbusters plus ou moins talentueux et efficaces mais aussi de fragiles films d’auteurs à ne pas rater. Les trois films chroniqués cette semaine appartiennent chacun à une de ces trois catégories.
UN BONHEUR N’ARRIVE JAMAIS SEUL
Le réalisateur James Huth avait signé avec Brice de Nice et Lucky Luke deux des comédies françaises les plus pathétiques de ces dernières années. Plus proche de son sympathique et déjanté premier film Doggy Bag, Un bonheur n’arrive jamais seul est un agréable divertissement bien écrit et parfaitement calibré qui ne surprendra ni ne décevra son public.
Gad Elmaleh en musicien bobo immature et Sophie Marceau dans son emploi habituel de bourgeoise tendre et romantique font le métier avec charme et abattage, pendant que l’ex Robin des Bois Maurice Barthelemy assure dans l’emploi du meilleur ami du héros. Le plus du film, c’est les quelques scènes de burlesque purement visuel franchement réussies dans lesquelles Gad Elmaleh excelle en clown poétique jouant de son corps dégingandé.
THE AMAZING SPIDER-MAN
Après avoir convaincu tout son monde avec la charmante comédie romantique 500 jours ensemble, Marc Webb s’est vu confier la redoutable mission de relancer une des franchises les plus lucratives du cinéma américain. Il reprend donc le canevas du premier opus de la trilogie initiée par Sam Raimi pour nous narrer les débuts dans sa peau de super-héros d’un certain Peter Parker. Auquel il adjoint une nouvelle petite amie en la personne de Gwen Stacy, la blonde craquante de la BD originale, et un nouveau super-vilain, l’impressionnant lézard.
Mais l’ensemble, malgré une interprétation assez convaincante de Emma Stone et Rhys Ifans mais trop peu nuancée de Andrew Garfield pourtant remarquable dans The Social Network de David Fincher, tourne rapidement à vide. Entre climat potache de film de campus, scénario souvent creux et superficiel et scènes spectaculaires souvent justes correctes, le long-métrage ne trouve jamais le ton juste pour restituer les affres adolescentes de son héros et sa naissance mythologique à sa condition d’homme araignée.
LA PART DES ANGES
Faisant suite au décevant Route Irish, La part des anges nous permet de retrouver un Ken Loach au meilleur de sa forme. Dans la veine de ses comédies sociales les plus réussies- de Raining Stones en 1993 à Looking for Eric en 2009 – , le fringant septuagénaire britannique nous emmène dans le sillage de Robbie, petit délinquant écossais se retrouvant associé à trois pieds nickelés liés à lui par des travaux d’intérét général. Le quatuor, encadré par un travailleur social épatant, va découvrir le monde particulier de la dégustation de whisky comme une révélation artistique pour le fruste jeune papa Robbie et monter une incroyable arnaque.
C’est écrit avec juste ce qu’il faut de réalisme et d’humour par l’inévitable Paul Laverty, la rudesse sociale n’est jamais éludée mais c’est la tendresse pour des personnages constamment attachants qui domine. Les acteurs, comme à l’accoutumée confondants de naturel ( Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland et Jasmin Riggins ) achèvent d’emporter le morceau dans cette œuvre dont on sort heureux et ému.
Le film La part des anges est à l’affiche de nos partenaires et amis du cinéma des Carmes
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Gob, que tu ais apprécié Sophie Marceau m’étonne un peu mais que tu qualifiés « Brice de Nice » de pathétique me stupéfie ! Si le personnage de Brice est effectivement pathétique, le film, lui, est une bonne comédie qui n’est peut-etre pas plus drôle que les « gendarmes de St Tropez » mais n’en marque pas moins sa génération.