Archive pour: octobre, 2011

Serge Grouard préfère les journalistes en bande… dessinée

Une conférence du club des parlementaires tintinophiles était organisée mardi dernier à l’Assemblée Nationale. C’est une bien belle initiative du club présidée par Serge Grouard, député UMP !

Le problème, c’est qu’en même temps que cette conférence en l’hommage du célèbre reporter, on apprenait que Serge Grouard, le Maire, est attaqué en justice par… un journaliste qui l’accuse de l’avoir diffamé en conseil municipal en mettant en cause son intégrité professionnelle.

Quand on se rappelle que Serge Grouard, le Maire, avait refusé d’accrocher les photos des deux reporters Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sur la façade de la mairie,…. on se dit qu’il est probablement plus facile de soutenir les reporters dans les vignettes que dans la vraie vie…

C’est pourtant pas difficile de faire le rapprochement. Allez, on va l’aider…

- bon, pour le coup, c’est Milou qui a l’air étonné ! :)

« Vieillissement et société, changeons notre regard sur la vieillesse » – Conférence d’ICO

Dans le cadre de ses activités, Initiative Citoyenne pour Orléans, invite le

lundi 7 novembre

au Muséum d’Orléans

le sociologue Bernard Ennuyer à présenter une conférence intitulée:

« Vieillissement et société, changeons notre regard sur la vieillesse ».

La conférence aura lieu de 18h30 à 20h 30, et se tiendra à l’auditorium du Muséum.

Les conférences sont publiques. Transférez cette annonce auprès de vos amis et connaissances !

ICO invite tous les habitants intéressés par la vie de leur cité, qu’ils soient de gauche, écologistes, progressistes, humanistes, et plus généralement républicains, à rejoindre les 50 membres fondateurs de l’association pour imaginer l’avenir d’Orléans à l’horizon 2020.

Dès à présent se lancent les premiers groupes de réflexion : « vivre dans la précarité et en sortir », « consommer durablement l’eau et l’énergie », « faire rayonner Orléans », etc. Pour témoigner du quotidien de votre quartier et de vos aspirations, pour faire part de vos idées, rejoignez ICO, vous êtes attendus !

Pour contacter l’association :  icorleans@gmail.com

 

Avis de recherche…

Affiche, rue des Anglaises, à Orléans

On l’a aperçue en Oregon, en Allemagne, en Grèce, à Singapour,…
On croit la voir partout sans jamais réussir à la saisir…

Participant à l’avis de recherche international on la cherche actuellement par campagne d’affichage à Orléans ! L’avez-vous rencontrée ?

Serge Grouard en Une d’Arrêt sur Images

Les conseillers en communication du Maire en auraient rêvé ? C’est à présent une réalité : Serge Grouard est en Une d’Arrêt sur Images ! Il a décidément été bien inspiré lors de sa sortie en conseil municipal… (voir ici).

ASI-GROUARD-JournalistesIl y a les bons journalistes, et les autres. Le 7 octobre, le député-maire UMP d’Orléans, Serge Grouard, a refusé l’accès à une conférence de presse au correspondant de Libération. Motif ? Il considère que le journaliste ne respecte pas les règles élémentaires édictées par la charte des journalistes. C’est ce qu’il a affirmé lors d’une séance filmée (et diffusée en intégralité sur le site de la mairie) du conseil municipal du 21 octobre. Le journaliste compte porter plainte.

Surprenante vidéo. Le 21 octobre dernier, le maire d’Orléans, interpellé par une conseillère municipale d’opposition, a développé un argument imparable pour justifier le fait qu’un journaliste de Libération se soit vu refuser l’accès à une conférence de presse, tenue à la mairie début octobre. Selon Serge Grouard, ce journaliste, Mourad Guichard, ne respecterait pas la charte des devoirs professionnels des journalistes, qui stipule notamment qu’un « journaliste digne de ce nom tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ».Très étonnante justification du maire, qui s’arroge donc le droit de trier le bon grain de l’ivraie journalistique…

L’accrochage avec le journaliste date du 7 octobre dernier. Ce jour-là, le maire tenait une conférence de presse à propos d’une affaire qui l’oppose à un blogueur depuis 2008 : pendant les municipales, un blog baptisé « Les amis de Serge Grouard » avait eu la mauvaise idée d’ironiser sur des soutiens, imaginaires, du maire. Après enquête, le maire avait identifié le blogueur anonyme, Antoine Bardet, responsable informatique dans un centre de gestion de la fonction publique territoriale. Ce dernier avait fini par être condammné pour préjudice moral, avant de voir sa condamnation annulée par la Cour de cassation le 6 octobre. La Cour a estimé que le blog ne dépassait pas le cadre de la liberté d’expression.

Le lendemain de la décision, le maire d’Orléans a donc fait le point sur cette affaire lors d’une conférence de presse, mais le journaliste de Libé n’a pas pu y assister. « J’ai tenté d’accéder à la conférence de presse consacrée à l’affaire du blogueur. On m’a physiquement interdit l’accès sans m’avancer aucun argument », explique-t-il à @si. « Qui est-il pour s’arroger le droit de dire qui est journaliste ou qui ne l’est pas ? », s’indigne Guichard.

Le maire n’a pas supporté certains articles du journaliste de Libé

Pour tenter de comprendre l’hostilité du maire vis-à-vis du journaliste, il faut revenir aux révélations de ce dernier dans une autre affaire. En juin 2011, Mourad Guichard révèlait dans Libération l’existence d’une nouvelle charte des mariages particulièrement restrictive à Orléans. A l’époque, l’affaire avait fait grand bruit : la mairie avait imposé la signature d’une charte qui interdisait de faire du bruit (klaxon, chants, cornes de brumes) pendant les mariages, ou de lancer du riz et des pétales de fleurs à la sortie. Derrière cette charte, certains voyaient surtout la volonté d’interdire les youyous des familles maghrébines. « Avec cette charte, on stigmatise encore les familles d’origine étrangère, et c’est regrettable », avait par exemple commenté un conseiller municipal d’opposition interrogé par Le Parisien. Aujourd’hui, le maire assure que les révélations de Libé étaient fausses, car la charte aurait été décidée par son prédécesseur. Une version réfutée par Mourad Guichard, qui note que le maire ne l’a jamais poursuivi en diffamation, ni réclamé de droit de réponse. Sur BFM TV, un adjoint au maire justifiait d’ailleurs la mise en place de cette nouvelle charte.

Il n’en reste pas moins que Grouard n’a pas apprécié l’article du journaliste, lequel s’en était déjà pris à lui quelques années auparavant dans un article critique sur sa politique sécuritaire, intitulé : « A Orléans, le maire la joue Rambo ». Un mauvais journaliste est-il un journaliste trop critique ? Et le maire peut-il lui interdire sa mairie ? Suite à la diffusion de la vidéo, Mourad Guichard a décidé de porter plainte. « La qualification reste encore à définir mais on part sans doute sur de la diffamation », nous a-t-il indiqué.

Par Sébastien Rochat le 26/10/2011
En visionnant la vidéo du conseil, les journalistes de toute la France sont en train de découvrir les méthodes du Maire… une belle réussite qui ne manquera pas de lui faire de la publicité et donner une image formidable d’Orléans. Décidément, nous pouvons être fiers de l’action de Serge Grouard à la tête de notre ville…

Serge Grouard pourrait bientôt faire l’objet d’une procédure judiciare

Côté Boulevard vous en informait en exclusivité  : à la suite du procès en cassation dans l’affaire Serge Grouard contre Fansolo, le Maire a tenu une conférence de presse à laquelle  Mourad Guichard, Journaliste pour Libération et plusieurs autres médias nationaux s’est vu refuser l’entrée.

Cette discrimination fit grand bruit au conseil municipal suivant puisque socialistes, communistes et Modem se sont exprimés solidairement pour demander à ce que la liberté d’informer soit strictement respectée et que ce journaliste soit à nouveau invité aux conférences de presse. Plutôt que de d’esquiver ou de faire amende honorable, le Maire choisit de contrattaquer de manière brutale. A-t-il perdu son sang froid ? Difficile à dire puisqu’il avait visiblement préparé sa réponse… Voici un extrait du conseil portant sur cette question :

Parmi toutes les options qui s’offraient à lui, Serge Grouard a probablement choisi la pire : mettre en cause le professionnalisme du journaliste. Ce n’est pas la première fois que la majorité met publiquement en cause une personne en cours du conseil municipal, nous en avons déjà parlé. Mais, cette fois-ci, la situation semble se compliquer pour le Maire puisqu’il pourrait à nouveau avoir à faire avec la justice, plus en tant que plaignant… mais en tant qu’accusé. En effet, Orleans-infos nous apprend que le journaliste Mourad Guichard songerait à porter plainte contre Serge Grouard pour les propos tenus, ce soir-là.

Pourquoi le Maire s’est-il mis en situation d’être attaqué en justice ? La demande initiale semblait pourtant bien simple : qu’au nom de la liberté d’expression, tous les journalistes puissent faire leur travail ! Mais, visiblement à la mairie d’Orléans, ça a l’air plus compliqué qu’ailleurs…

Dommage !… Mais, qui sait !… Peut-être que les juges obtiendront ce qu’habitants et élus ont demandé en vain au Maire depuis le début de son second mandat : que le respect des personnes et la sérénité revienne,… dans notre bonne ville d’Orléans…

Chronique cinoche de GOB #21

UN POLAR EBLOUISSANT,UN REVE DE CINEPHILE ET UN REMAKE SANS AME

  Cette semaine, les salles orléanaises nous offrent un spectacle de choix avec deux films vraiment épatants mais nous imposent malheureusement aussi un remake très dispensable.

 DRIVE

Brillant réalisateur de la très scorsesienne trilogie Pusher et des déroutants Bronson et Le guerrier silencieux, le danois Nicolas Winding Refn nous revient avec son premier film hollywoodien. Couronné d’un prix de la mise en scène plus qu’amplement mérité à Cannes, son polar brutal et poisseux est un pur bonheur de cinéma. Tout à la fois stylisé, contemplatif et onirique, il use d’une violence sèche et construit des instants dramatiques d’une rare intensité.

Jouant très habilement des codes du polar américain classique avec son héros s’engluant peu à peu dans une terrible fatalité criminelle, il étire ou suspend le temps et nous gratifie de quatre ou cinq scènes d’anthologie dont une ouverture d’une incroyable virtuosité. Sous influence Scorsese donc mais aussi celle de Lynch et Cronenberg, magnifiquement servi par deux interprètes principaux totalement magnétiques ( Ryan Gosling et Carey Mulligan ) dont l’histoire d’amour pudique émeut en profondeur, Drive est un film constamment bluffant et inspiré aux choix visuels éblouissants. Ne vous privez pas de ce plaisir.

THE ARTIST

D’un fantasme purement cinéphilique à haut risque, Michel Hazanavicius a tiré un film hommage quasi-miraculeux en forme de déclaration d’amour au septième art. Après avoir pastiché avec talent et un humour décalé le cinoche français des années 50-60 avec ses deux OSS 117, il livre ici un film muet en noir et blanc et au format carré et oublié de 1.33. Faisant le pari du premier degré, il nous bouleverse avec un sublime mélo intemporel qui évoque avec charme et fantaisie le Une étoile est née de Cukor, mais également les drames lyriques de Chaplin, Murnau ou Borzage.

Méticuleuse reconstitution des années 20-30 regorgeant de clichés à la nostalgie surannée  mais pleinement assumée et de références appuyées, le film bénéficie en outre d’une photo et d’une musique originale signée Ludovic Bource d’une exceptionnelle qualité. Le duo d’acteurs, formé par un Jean Dujardin récompensé à Cannes et qu’on n’aurait pu imaginer dans un registre si subtil et profond et la mignonne et touchante Bérénice Bejo, illumine le long-métrage. Mais John Goodman et James Cromwell sont eux aussi parfaits.

  THE THING

S’inscrivant dans la désormais longue lignée de remakes des classiques de l’horreur des années 70-80, The Thing se pose donc comme une prequelle au film réalisé avec brio par John Carpenter en 1982. Mais ne fait qu’en démarquer une intrigue voyant scientifiques et militaires confrontés à une créature extra-terrestre belliqueuse au cœur des solitudes enneigées norvégiennes.

On pourrait dire que pour une première œuvre, Matthijs van Heijningen ne s’en sort pas si mal, signant une série B correcte aux effets spéciaux vraiment très efficaces. Mais force est d’admettre qu’il ne reste plus rien du huis-clos horrifique tétanisant d’origine et de l’épouvante démente et nihiliste de l’auteur de La nuit des masques. A la place, effets appuyés, mystère absent, scénario faiblard chargé en redites inutiles et acteurs falots se débattant dans une histoire bien fastidieuse. Carpenter avait su faire preuve d’originalité à partir du très bon matériau constitué par La chose d’un autre monde de Howard Hawks et Christian Niby (1951 ), van Heijningen se contentant d’un long-métrage appliqué et opportuniste.

Le projet de la Motte Sanguin à nouveau en rade

Motte Sanguin

Projet de la Motte Sanguin, en 2009

La Motte Sanguin se trouve près du Bord de Loire, au milieu d’un parc arboré, à l’embouchure du Pont Thinat.

Après des décennies d’abandon, la mairie d’Orléans avait choisi de faire appel à un promoteur immobilier pour le vendre par parts à des particuliers désireux d’échapper à l’impôt par les mécanismes de défiscalisation. Ce projet financier qui consistait à vendre le bien à un investisseur qui était lui-même chargé de trouver des investisseurs a naturellement échoué…

Pendant ce temps, le château a continué à se dégrader de manière alarmante. De l’extérieur, on pouvait voir les fenêtres ouvertes à tous vents et laissant passer la pluie qui pourrissait les murs et laissaient craindre le pire pour les parquets et l’intérieur des bâtiments. Ceux qui ont vu les bâtiments de l’intérieur décrivaient de leur côté les cheminées pillées, les tags sur les murs, les parquets, les murs et boiseries pourris.

Devant cette situation préoccupante pour notre patrimoine, l’opposition a réclamé la reprise en main du chantier pour rendre l’usage du parc aux riverains et rénover les bâtiments pour en faire un projet social ou culturel (à lire ici sur le site de Corinne Leveleux-Teixeira). Les besoins et les projets ne manquent pas !

Malheureusement, la municipalité UMP préféra céder à nouveau le château à un promoteur pour mener un nouveau projet beaucoup moins social que celui proposé par l’opposition puisqu’il s’agissait de transformer les lieux en logements et hôtel de luxe.

Ce projet a étonné beaucoup de monde car, si la proximité de la Loire offre effectivement un contexte agréable, l’arrivée assez hideuse du Pont Thinat forme un handicap dissuasif pour une clientèle de luxe. Par ailleurs, étant donné l’état désastreux du tourisme dans notre ville, la création d’un hôtel de luxe semblait relever davantage de la chimère que de la bonne gestion du patrimoine commun.

On apprend aujourd’hui (source France Bleu Orléans) que le projet d’hôtel de Luxe est abandonné, faisant place… à un projet de création de bureaux ! Sûr que ça valait la peine de tergiverser toutes ces années pour vendre à vil prix les bâtiments et les transformer en bureaux !

La municipalité se targue de gérer les affaires de la ville « en bon père de famille ». On peut sérieusement en douter…

Les procès en incompétences, la dernière arme de la droite

denigrement de la droite

A l'Elysée comme au conseil municipal, les mêmes méthodes de la droite

« Ils n’ont que deux armes, la mauvaise foi et le dénigrement » : Ségolène Royal connaitrait-elle la droite orléanaise ?

Extrait de son très bon discours de Ségolène Royal, lors de la convention d’investiture de François Hollande, le 22 octobre 2011 (à voir en intégral ici).

Comme, lors de presque chaque conseil municipal d’Orléans, le Maire UMP, Serge Grouard a, à nouveau, injurié les membres de l’opposition lors du conseil de vendredi 21 octobre ( à visualiser sur le site de la Mairie à partir de mercredi 26). C’est devenu une habitude, pour lui et sa garde rapprochée, une manière de cacher ses propres fautes dans la gestion des affaires de la ville.

Dans les gradins, moins d’une dizaine d’orléanais assistaient aux débats. Les propos du Maire, semble-t-il, n’intéressent plus grand monde…

Mais, heureusement pour lui, la République du Centre, avec tout le recul dont le journal fait preuve depuis sa reprise par La Montagne, en janvier dernier, a reproduit ces injures publiques dans son édition du samedi 22 octobre. Le journal permet ainsi à tout le monde de voir le niveau auquel le Maire positionne le débat ! C’est par ailleurs toujours un plaisir, pour les proches et les amis, de voir quelqu’un se faire injuriés publiquement… Remercions donc chaleureusement le journal !

Comme on ne saurait imaginer que le maire d’une ville de plus de 100 000 habitants se comporte en goujat, on ne peut que conclure que l’objectif, au travers de ce dénigrement et de ces injures, est de dégouter des adversaires à qui il a tant de mal à répondre sur le fond. C’est mal connaitre leur détermination ! Comment dit-elle, Ségolène Royal ? Ah, oui ! … « nous rendrons coup sur coup !« …

Vers la gratuité des transports en commun

Denver : Use what you need save water

Denver, ville pionnière dans le développement durable

Pour rendre la vie agréable en ville, il y a aujourd’hui un quasi-consensus sur le fait qu’il faut limiter la circulation automobile, notamment dans le centre. Mais comment revenir sur un siècle d’habitudes et de politiques qui ont permis à l’automobile de prendre toute la place, détruisant les maisons pour agrandir les rues, coupant les arbres et envahissant les anciens espaces verts pour les transformer en parking souvent sauvages ?

Parce qu’il est toujours intéressant de voir ce qui se passe ailleurs, je propose de voir comment la ville de Denver a répondu à cette problématique *** je reprends en partie ce que j’ai écrit en 2009 (déjà !) dans ma proposition #11 pour la reprise de la Mairie d’Orléans ***

Denver est la capitale de l’Etat du Colorado aux Etats Unis où vivent 600 000 personnes (contre 113 000 à Orléans, 360 000 dans l’agglomération). Dans un pays où la voiture règne sans partage, la ville de Denver a choisi d’avoir une politique audacieuse en termes de développement durable.

Une multitude de transports en commun, bus et trams, jalonnent la ville, permettent aux habitants de se déplacer en transports en commun sans problème.
Les parkings se payent exclusivement à la journée. Ainsi, une personne qui vient en ville en voiture a tout intérêt à la laisser pour ne plus se déplacer qu’à pieds ou en transports en communs. On évite ainsi les micro-déplacements qui polluent la ville et remplissent inutilement les voies de circulation.
La rue principale (16th street) est piétonne avec une ligne de bus à double sens et en site propre.  Ces bus passent, dans chaque sens, toutes les 5 à 10 minutes rendant le temps d’attente réellement négligeable. Ils sont gratuits. La conséquence, c’est est que tout un chacun peut se déplacer avec une très grande facilité, aller à une librairie faire ses achats à un bout de la rue, puis aller boire un café dans son bar préféré à l’autre bout.

Par ces aménagements, la municipalité de Denver réussit avec une facilité qui vous désarçonne à réduire le trafic automobile en ville, permettre aux familles de se déplacer sans crainte de voir l’un de ses enfants se faire écraser par une voiture, rendre (au moins pour une partie) les transports accessibles à tous, dynamiser de manière incroyable son artère commerciale qui s’étend sur des centaines et des centaines de mètres !

De quoi faire réfléchir quand on voit qu’à Orléans, les commerces du bas de la rue Royale ont du mal à tenir tant il est difficile pour une famille de se déplacer de la Place d’Arc au pont Georges V !

Vous l’aurez compris, ma position comme celle de la ville de Denver n’est pas nécessairement de rendre TOUS les transports en commun gratuit. Elle est de réfléchir de manière globale aux moyens de se déplacer et de faire le choix, quand c’est pertinent, de rendre certaines lignes gratuites.

On peut rétorquer plusieurs arguments :

1/ le fait de payer vous rend conscient du cout des choses et c’est un geste citoyen
Cette position me semble absolument idéologique, presque morale. ça ne me semble pas être un argument réellement sérieux

2/ si les gens ne paient pas, il ne respectent pas les lieux, ce qui augmente les dégradations et la délinquence
Il faut voir car, d’une part, ces dégradations existent aussi dans un système payant. D’autre-part, à Denver, il n’y a pas spécialement de dégradation sur les bus gratuits. Là encore, cette remarque ne semble pas très étayé.

3/ cela coutera de l’argent aux contribuables, même ceux qui ne prennent pas les transports
C’est vrai. Mais d’une part, le voyageur ne paie aujourd’hui qu’une partie du coût réel du transport, on ne ferait qu’assumer totalement ce fait. D’autre part, tout le monde profite du fait qu’il n’y a plus de voitures. Le pari est que les contribuables seront prêts à payer s’il se rendent compte qu’ils en profitent aussi d’une autre manière. Enfin, le dynamisme induit permet à la ville de récupérer au moins une partie des couts, si ce n’est pas plus !

Contrairement aux idéologues de droite (maire d’Orléans, Pdt d’AgglO), je trouve que la gratuité d’une partie au moins des transports en commun est une idée très raisonnable, très sage, presque de bon sens !

Quid de la liberté d’informer dans notre ville ?

Le maire d’Orléans, Serge Grouard a de drôle de comportement vis à vis de la liberté d’expression et de la liberté de la presse.

Faisant feu de tous bois, en 2008, il lançait 2 procédures, l’une contre Fansolo qu’il accusait d’avoir écrit un blog dans la volonté de le dénigrer, l’autre contre Libération qui avait laissé passer un commentaire qui l’accusait, selon lui, d’être fasciste.

Dans l’affaire Fansolo, la cour de cassation lui a donné tort, rappelant qu’en matière de blogs, on est dans le domaine de la liberté d’expression. Comme, par ailleurs, l’avocat de Serge Grouard avait dit, lors du procès à Orléans, qu’il n’y avait eu ni injure, ni diffamation, l’affaire s’écroulait d’elle-même. Pire, Serge Grouard était condamné à payer 3 000 € de dommages au blogueur injustement attaqué.
Dans l’affaire de Libération, le Maire a arrêté la procédure alors qu’il l’avait lui-même engagée et publiquement annoncée.

Que le maire n’aime pas les blogueurs et se méfie d’internet le regarde : certains vivent avec leur temps, d’autres ont plus de mal ! Peut-on pour autant en conclure qu’il a quelque-chose contre la liberté de la presse ?

Il faut savoir que, depuis maintenant 2 ans, la mairie d’Orléans n’invite plus Mourad Guichard, journaliste à Libération à ses conférences de presse, le privant ainsi de certaines informations, et privant par là-même les citoyens d’un regard sans doute plus libre que celui apporté par les médias locaux qui, d’une manière ou d’une autre ont besoin des informations et des revenus publicitaires de la mairie pour vivre.

Tout cela se sait dans le petit landernau politico-médiatique local. Restait à en avoir la preuve pour l’annoncer publiquement. C’est chose faite puisqu’à l’entrée de la conférence de presse du vendredi 7 octobre à midi, une quinzaine d’orléanais ont pu voir le service de presse de la mairie refuser l’entrée au journaliste qui, pourtant , était bien muni d’une carte de presse nationale.

 

journalistes indépendants s'abstenir

Mourad Guichard interdit de conférence de presse à Orléans

Dans la vidéo prise à cette occasion ( communicable sur simple mail à redaction@coteboulevard.com), la représentante de mairie d’Orléans assume le filtrage des journalistes en reprochant au journaliste de Libération d’être subjectif. Pour la mairie d’Orléans, il y a donc 2 type de journaliste : les journalistes qu’on invite parce qu’ils reproduisent un discours qui vous convient et des journalistes que l’on interdit. C’est la négation-même de la liberté d’informer !

Que se passe-t-il à Orléans pour qu’on s’oppose ainsi à la liberté d’expression ?

 

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  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
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