Archive pour: avril, 2011

Orleans jazz 2011 : une édition placée sous le signe de la fidélité (entre autres)…

affiche Orléans'JazzJusqu’à présent, le secret était bien gardé, peut-être inscrit à la plume sur un parchemin roulé sur lui-même, planqué dans un tiroir au fin fond d’un ténébreux bureau de fonctionnaire municipal, et peut-être extirpé de la noirceur quelques rares instants la nuit tombée et les couloirs déserts, par le détenteur des clefs soucieux d’en vérifier la présence, profitant de l’occasion pour caresser au passage ce qu’il devait probablement nommer “mon précieux…” Mais ça y est ! Après avoir été chéri si longtemps, le secret expose son visage tant espéré à la face du monde, à nos yeux et à nos oreilles ébahis.

La Ville d’Orléans a rendu sa 21ème copie de festival de jazz, rédigée pour la cinquième année consécutive par son pianiste de directeur artistique, Stéphane Kochoyan.

Alors, les acheteurs du pass à l’intégralité des concerts payants proposé au mois de décembre dernier sur le mode “achète à l’aveugle, tu paieras moins cher” en ont-ils pour leur argent ? Rapide tour d’horizon des trois volets du festival…

« Place au jazz Bourgogne »


Pascal Maupeu

C’est le volet “régional” durant lequel Orléans met temporairement à disposition des artistes jazz locaux leur propre bac à sable dans le quartier Bourgogne. On pointera d’une corne au coin du programme papier :
24 juin
22h00 : Atake contre l’empire “Des croisements improbables aux frontières des musiques probables…” Tout est dit !
26 juin
18h00 : Machaut : 4 saxophones pour une interprétation libre d’une messe écrite au 14ème siècle.
20h00 : Possum Gumbo… dont notre collègue dessinateur Stanislas avait dressé le portrait dans ces colonnes…
27 juin
18h30 : Pascal Maupeu : Lieu et horaire à confirmer… espérons qu’ils le seront, car le guitariste jouera son Folks standards déjà abordé subjectivement sur ces pages comme un des meilleurs albums sortis en 2010. A ne pas manquer donc !
21h00 : ArnOtto : un dialogue d’accordéons entre le génial orléanais Arnaud Méthiviers, et l’autrichien Otto Lechner, duo qui s’est déjà rendu coupable de deux albums, dont le dernier The Cyklop and I sorti en février dernier.

Jardin de l’Evêché


Fatoumata Diawara

Cadre idyllique pour une pause musicale, la résidence principale du versant Off d’Orléans’Jazz accueillera comme chaque année des concerts le midi et le soir. Deux soirées particulièrement retiennent mon attention. Celle du 21 juin : une première partie malienne avec la chanteuse, danseuse, comédienne Fatoumata Diawara et en 2ème partie, Ceux qui marchent debout dont le magazine Rock & Folk nous dit le plus grand bien : “meilleur groupe de funk français du monde”… Deuxième soirée à inscrire dans son agenda, le 23 juin, avec à 19h30 le trio Orléanais Lavollée – Dubreuil – Larmignat, ou “l’art de la percussion mélodique” et à 21 h00 Géraldine Laurent Quartet, dont le leader saxophoniste féminin s’illustre régulièrement aux cotés d’illustres français tels Aldo Romano ou Henri Texier.

Campo Santo

C’est là que le pass acheté à l’aveugle en début d’année vous sera utile, puisqu’on arrive au IN et ses 4 soirées payantes.
C’est là aussi que naissent les doutes, les espoirs déçus, les grandes surprises… Ici prend sens le mot “fidélité” du titre de l’édito du dossier de presse « fidélité, exclusivité, diversité ! », trois mots qui se terminent en “…té” comme notre devise républicaine…
Certains des lascars qu’on pourra y applaudir n’en sont pas à leur première visite au pays de la moutarde qui ne pique pas… On ne vous refera pas les présentations de Tigran Hamasyan, venu en 2008, Manu Katché, en 2008, Gotan Project, en 2006, Bobby Mc Ferrin, en 1997, et j’en oublie car ma mémoire (et internet) me font défaut.


Omara & Chucho © Johann Sauty

On a déjà reproché à Orléans’Jazz de sortir un peu trop des frontières du jazz pour aller traîner ses guêtres vers l’électro ou le rock. On se rappelle du formidable concert de science fiction donné par Laurent Garnier en 2009 ou à l’inverse de la très molle prestation de Christophe l’an dernier (à ne toutefois pas retenir contre lui sans avoir écouté Aimer ce que nous sommes, le disque le plus incroyable de l’année 2008 !). Avec cette programmation 2011, Orléans’Jazz semble prendre parti pour un certain classicisme, un retour aux vétérans du style, ceux qui sont déjà venus, ceux qui ont fait des entrées, bref un engagement tiède sur des valeurs presque toutes sûres.

Et finalement, pourquoi pas ? On reconnaîtra la grande qualité de la plupart des musiciens invités, certaines formations atypiques éveillent la curiosité : Bobby Mc Ferrin (auteur de l’incroyable album VOCAbuLarieS en 2010) avec Manu Katché et son groupe, ou le joueur de Oud tunisien Dhafer Youssef (lui aussi auteur d’un album splendide l’année dernière) et le prolifique pianiste arménien de 24 ans Tigran Hamasyan, ou encore les retrouvailles du pianiste cubain Chucho Valdés et Omara Portuondo (une des voix du Buena Vista Social Club). Et que dire des impressionnants des CVs de Roy Hargrove ou de David Murray (ici accompagné d’une troupe de 9 musiciens) ! On ne pourra pas non plus reprocher à cette programmation de ne pas être dans l’air du temps : la plupart des artistes invités ont sorti un album en 2010, ou 2011 (je ne m’étendrai toutefois pas ici sur une critique du dernier album peu convaincant du groupe Gotan Project).

Bref, je ne pourrai pas reprocher grand chose à cette programmation, si ce n’est que ce n’est pas celle dont j’avais rêvé. Pour ne rien vous cacher, j’aurais bien tablé sur un Ulf Wakenius et une Youn Sun Nah, dont l’actualité musicale est passionnante et qui sera dans le coin (Jazzin’Cheverny) le 2 juillet, un Fransesco Tristano accompagné pourquoi pas d’un Carl Craig aux platines, un Aldo Romano qui rendait hommage l’an dernier à Don Cherry, une Sophia Domancich (Snakes and Ladders paru l’année dernière rendrait le monde meilleur)… Il y avait aussi le clarinettiste aux inspirations klezmer Yom (avec la sortie ce mois-ci d’un magnifique album), ou les foutraques Fred Pallem et le Sacre du Tympan, qui viennent d’inventer la BO d’un film qui n’existe pas.

En fait, aucun des noms que j’avais espéré ne se produiront au Campo Santo cette année (je ne vous ferai pas le coup du smiley qui pleure)… Et puis après tout tant pis, attentes déçues contre joies inespérées, on ne perd pas au change.

Du OFF, entre révélations et pointures locales, au IN et la sagesse de ses vétérans, cette programmation ouvre des portes sur d’excellents albums et sur des artistes de renom. Alors banzaï, je ne vois aucune raison de snober ce 21ème millésime de notre festival à nous, qui si on en croit les chiffres de l’année dernière  devrait être visité par environ 15% de l’agglomération orléanaise… On en reparlera !

Toute la programmation sur le site de la Ville.

Serge Grouard n’aurait pas appelé François Bayrou !

Aux dernières cantonales, le Modem du Loiret avait présenté des candidats sans l’autorisation du député-maire UMP d’Orléans, Serge Groaurd.

Surprise, ce matin, la République du Centre nous apprend que « Serge Grouard n’aurait pas appelé François Bayrou » pour lui demander de calmer Richard Ramos, animateur de la campagne des candidats Modem lors de ces élections !

C’étbayrouait d’ailleurs une hypothèse ridicule ! Imaginez : un obscur député UMP aborde le leader d’un parti politique qui se prépare aux élections présidentielles. Il lui dit,
- « dites, vous savez, y’a un type qui habite dans un patelin pas loin de ma ville. Il me pose bien des problèmes, vous pouvez pas m’aider ?« .
- « Heu, vous savez, monsieur, votre gars, il a l’air hyper influent, et votre affaire d’élections cantonales vraiment déterminante pour la nation, mais vous savez, moi, je prépare les présidentielles, là…  »

 

Cette histoire est vraiment grotesque ! Voyons ! Qui aurait cru que Serge Grouard puisse interpeler François Bayrou pour cette affaire ?…

lol

Soutenons Libeorléans !

Pour des raisons qui échappent à beaucoup de lecteurs, la direction de Libération souhaite fermer un certain nombre de sites d’information régionaux dont LibéOrléans. Pour des raisons qui doivent échapper à la direction parisienne du journal, cette annonce a suscité un très grand émoi et une forte mobilisation, en particulier à Orléans.

C’est qu’en province, les médias ne sont légion et ils sont soumis à de fortes pressions financières, politiques, sociales. Dans ce cadre, un média local financé par un groupe national et indépendant des milieux régionaux est une source d’information précieuse. Il peut à la fois donner des informations que les autres médias ne donnent pas, encourager parfois ces dernier à plus d’ardeur, jouer enfin un rôle de relai vers les médias nationaux sur des sujets emblématiques (pensons à Najlae, qui allant porter plainte pour agression se retrouve expulsée dans son pays d’origine).

Libeorléans joue aujourd’hui ce rôle. A partir du 30 avril, si la direction du journal libération ne revient pas en arrière, ce ne sera plus le cas.

Je doute que les services financiers de Libération soient inquiets de cela. Les orléanais, eux, y sont très attentifs. Je pense que Mr Nicolas Demorand, dont j’ai apprécié le sérieux pendant des années sur France Inter et qui co-dirige aujourd’hui Libération, peut entendre cette inquiétude et ce souhait de pluralité de l’information. Je crois-même que cette affaire peut être l’occasion, pour le journal, d’avancer dans sa réflexion sur son avenir, à l’heure d’internet.

Il arrive parfois qu’un média ait un rôle social, qu’il fasse œuvre utile et que ce soit reconnu par ses lecteurs. LibeOrléans est de ceux-là. Si, comme moi, vous souhaitez que LibeOrléans continue à jouer son rôle, signez la pétition !

Si vous souhaitez vous engager plus en avant sur la mobilisation, rendez-vous samedi 23 avril, à 12h, à l’espace Delicat&Scène du cinéma Les Carmes.

Cali en concert au Printemps de Bourges 2011

Cali est passé au Printemps de Bourges.

Dans une ambiance typique à cette manifestation, Cali a fait, comme à son habitude, au show extraordinaire. Voici quelques images qui vous en donnent un bref aperçu. Cali, un chanteur à aller voir en concert… absolument !

A quand un équivalent du Printemps de Bourges à Orléans ? Au secours !

Orléans-Loiret-Basket : Philippe Hervé fragilisé

Philippe Hervé est devenu l’entraineur de l’équipe de basket d’Orléans en 2005, alors que celle-ci évoluait en Pro-B. Avec lui, l’équipe est montée en Pro-A, est allé deux fois en finale de semaine des As, a joué en Euroleague, a gagné la coupe de France…. Fin de saison 2010, il était adulé, intouchable.

Le Maire d’Orléans était alors à tous les matchs avec 50 personnes de sa majorité. Il levait les bras au ciel pour mieux être vu quand la télé était là et avait même droit à des discours dans les cocktails d’après-matchs ! Sur le plan politique, il réclamait 1,4 millions d’euros de subventions annuelles pour SON équipe : s’opposer, c’était refuser le rayonnement de la ville, être pratiquement anti-patriote ! Dans les réunions publiques, il promettait une salle de 10 000 places où l’équipe pourrait jouer tous ses matchs ! Rien n’était trop beau pour son équipe de basket, même pas une salle de 130 millions d’euros !

Et puis voilà, la saison 2010-2011 arrive. Patatras. Les anciens joueurs s’en vont, comme ça, sans regret, sans un mot pour Orléans : « vous savez, des équipes, j’en ai eu d’autres avant, j’en aurai d’autres après », dit le capitaine de l’équipe sur le départ. Il y eu ensuite les embauches : un joueur qui arrive blessé et que l’on vire aussi sec. Un autre qui part blessé, dont sa nouvelle équipe ne veut plus, et à qui on refuse de revenir… Il y eu ce début de saison assez tragique avec une équipe sans âme, des supporters déboussolés, qui parfois sifflent leur propre équipe, des cocktails moins joyeux, forcément. Bon, là, le Maire, on l’a plus vu. Pas plus que les 50 membres de la majorité municipale.

Il y eu de nouvelles embauches et il y eu des départs précipités. Il y eu même un joueur à qui l’on ne permit de jouer qu’un seule match, comme ça, pour voir.

Depuis le début de saison, j’ai été triste. Non pas du fait que l’on gagne ou qu’on perde, non pas du spectacle. Pas plus de mes impôts partis en fumée (quoique…). J’ai été surtout triste que l’on traite ainsi des salariés, qui plus est, des jeunes ! Car il y a des jeunes dans tout ça. Est-ce comme cela que l’on traite la jeunesse ? Est-ce ce modèle-là que l’on souhaite donner à la jeunesse d’Orléans ?

Avec le 3° budget de Pro-A, l’équipe d’Orléans est scotchée depuis plusieurs semaines à la 10° place du classement si bien que certains commencent à craindre un descente en Pro-B. Malgré les 5 millions annuels, on n’a pas réussi à faire mieux. Et bien je vais vous dire, je trouve que c’est bien. Cela veut dire qu’il y a une justice dans tout ça, que les gens ne sont pas des pions, noirs ou blancs, que l’on prend, que l’on jette, que l’on essaye une fois pour voir…. En voyant comment s’est gérée cette saison, je me disais que, pour moi, le sport, c’était pas ça. Alors, si, finalement, le sport apporte de mauvais résultats à ceux qui ont ce genre de pratiques, j’en suis plutôt satisfait.

J’espère naturellement que nous allons nous maintenir en Pro-A. J’espère aussi que ceux, quels qu’ils soient, qui sont responsables de cette gestion immorale des joueurs, quitteront l’équipe de basket d’Orléans. On ne peut pas, on ne doit pas, gérer les jeunes comme ça et tenter ensuite de montrer cette gestion en exemple.

Lundi 18 avril, l’OLB a publié le communiqué suivant :

La direction d’Orléans Loiret Basket souhaite rappeler que Philippe HERVE, directeur technique, et le club ont signé un contrat qui les lie jusqu’en juin 2014. Philippe HERVE réaffirme, avec le soutien du club, sa volonté de poursuivre la mission qui lui est confiée jusqu’à son terme.
Orléans Loiret Basket

Cette étonnante communication montre que la question du départ de Philippe Hervé qui, il y a quelques semaines encore, était considérée comme une injure n’est plus un tabou. Cela ne fait qu’amplifier les rumeurs.

Orléans Hip-Hop Contest 2011 (mise à jour)

Le 3° Hip Hop Contest dorleans hip-hop contest 2011‘Orléans a eu lieu dimanche 17 avril 2011 au complexe sportif de La Source (plan) de 13h30 à 19h30 (tarif 12€, réduit 10€).

Moins de monde, moins d’ambiance que l’an dernier. Le prix ?  Le trop plein d’une semaine de fêtes rap/hip-hop ?

En tout cas, de bons moment de danse. Extraits :

La Finale New Style est

Le Conseil Général du Loiret au bord du naufrage

Nous l’évoquions récemment sur Côté Boulevard, le Conseil Général du Loiret connait de graves problèmes de gestion du personnel.

Depuis longtemps, on le sait, on en parle dans les milieux informés. En 2008, Liberation en a même fait un article.  Mais c’est vrai que le sujet faisait peu de vagues. Or, depuis quelques semaines, les accusations de maltraitance envers les agents pleuvent.

Après les employés, ce sont les cadres qui se plaignent. Est-ce pour cela qu’on en parle plus ?

Alors que les cadres ont écrit une lettre ouverte à Eric Doligé, le Pdt du Conseil Général du Loiret,  l’intersyndicale publie à son tour un courrier que l’on peut lire dans son intégralité sur le (très bon) blog de la CFDT du Conseil général du Loiret :

Nous nous interrogeons sur les départs  nombreux constatés depuis plusieurs mois dans les directions au niveau des postes d’encadrement. Si tous les personnels étaient aussi bien dans leur poste que ce que vous annoncez, y aurait-il  autant de départs « volontaires » précipités ?

Les agents nous informent tous des situations de travail dégradées, de leur perte de motivation car trop pris dans les pressions et dans les difficultés de toutes sortes. Beaucoup ne trouvent plus de sens à leur travail et nous demandent d’agir pour faire cesser cela. Toutes les directions sont touchées par ce désarroi et les évènements en cours ne font rien pour améliorer cette situation.

Des cadres nous font part au quotidien de leurs difficultés dans leurs relations avec le Directeur Général des services départementaux.

Depuis 2 ans, une fausse concertation s’est organisée avec l’ensemble des agents du département sous le nom d’adaptation des services aux changements. Derrière cette mascarade se cache une réorganisation forcée des services et une suppression de postes de directeurs généraux adjoints. Pour preuve, il suffit de regarder le schéma organisationnel présenté au CTP du 10 octobre 2010 dans lequel ces postes ne sont pas visibles. L’organisation même des services est en péril.

La majorité des agents, y compris les cadres, nous réclament une action d’ampleur et médiatique.

Pour le moment, la seule action d’ampleur et médiatique visible fut, ce jeudi 14 avril 2011, la pleine page dans la République du Centre. Un beau portait, un brin paternaliste, d’Eric Doligé, Pdt du Conseil Général.

eric doligé portrait la rep

La République du Centre - 15/04/2011

Le Pdt du Conseil Général et le journal local ont-ils vraiment pris la mesure de la situation ?…

Allez, parce qu’on veut y croire, je leur conseille la lecture de ce document qui décrit les indicateurs permettant d’évaluer la souffrance au travail. Avec un peu de clairvoyance, ils comprendrons que ce qui se joue actuellement au conseil général se caractérise assez simplement en fait, que c’est grave, qu’un mandat quel qu’il soit n’empêche pas d’œuvrer pour plus d’humanité et parfois, même si c’est douloureux (mais si, mais si !), de faire des choix assez simples pour éviter que tout le monde plonge encore plus profond…

Pour suivre l’actualité militante des agents du Conseil Général du Loiret, rendez-vous sur le blog de la cdft du cg45

Affaire des cadres de chez Renault – un document accablant

Le 3 janvier 2011, Matthieu Tenenbaum, cadre supérieur de Renault, est convoqué dans le bureau de Christian Husson, le directeur juridique de l’entreprise. Il découvre alors qu’on l’accuse d’espionnage industriel au profit des Chinois.

Il est sommé d’avouer et de démissionner le jour-même sans bruit sous peine de grave poursuites pénales.

Dans l’incompréhension la plus totale, il clame son innocence :

« je suis prêt à la transparence, checkez tout ce que vous voulez… Mais jamais de la vie j’aurais donné quoi que ce soit, à n’importe qui en dehors… C’est vraiment mal connaître ce que je fais dans cette entreprise. [..]

Mets-toi deux secondes dans l’hypothèse que très sincèrement je n’ai rien à me reprocher. Que veux-tu que je dise d’autre? Vous pouvez tout vérifier, mes comptes, mes emails, mes machins, fouiller chez moi, perquisitionner… mais jamais de la vie j’aurais donné la moindre chose en dehors de l’entreprise

Le directeur juridique conclue froidement

« les seules choses que je peux te souhaiter, c’est de ne pas te tromper dans tes choix à partir de maintenant. Tu vas aller à ton bureau chercher tes affaires discrètement sans souhaiter les voeux à tes collègues. Salut Matthieu! »

La conversation est enregistrée à son insu et diffusée en direct à d’autres responsables de l’entreprise.

Renault décidera de ne pas faire confiance en la bonne foi du dirigeant, de poursuivre l’action en justice pour finalement se rendre compte que tout n’était que manipulation. On ne sait pas si le directeur financier et ceux qui écoutaient la conversation ont personnellement présenté leurs sincères excuses.

Ce document est diffusé et retranscrit par l’Express. Le voici sous format audio. C’est accablant.

Rama Yade et l’identité nationale

rama yade - identité nationaleLa semaine dernière, la conférence de Patrick Weil, organisée par ICO,  mettait l’accent sur le fait qu’au dela des différences sociales, religieuses, ethniques ou culturelles, c’était l’égalité des citoyens face à la Loi qui fondait l’identité française.

Ce soir là, Rama yade n’était pas dans la salle. Il est cependant difficile d’entendre ce qu’elle a dit, ce dimanche 10 avril 2011 sur France 2, sans faire de rapprochement.

Sans doute Nicolas Sarkozy et les siens sont-ils allé trop loin. Ils ne semblent plus du tout en phase avec la nation.

Cinéma : DES SOLEILS, CINQ FILLES SEXYS, UNE FEMME DE MENAGE ET UN TRADER

Cette semaine, ma chronique vous offre une capitale alsacienne sous les soleils de Philippe Claudel, les univers visuels oniriques de Zack Snyder et le Paris repeint aux couleurs de la colère sociale de Cédric Klapisch.

TOUS LES SOLEILS

Le romancier Philippe Claudel avait fait ses débuts au cinéma avec un joli succès nommé il y a longtemps que je t’aime, un mélodrame psychologique assez réussi porté par une impressionnante Kristin-Scott Thomas. Avec Tous les soleils, il passe à la comédie en demi-teinte.

Cette fantaisie légère s’articule autour des relations se tissant entre Alessandro, italien veuf prof de musique baroque, Irène, sa fille en pleine crise ado, et son frère Crampone, anar en peignoir vivant à ses crochets et réclamant l’asile politique. Tout ce petit monde insouciant et attachant est entouré de joyeux copains et évolue au gré d’un petit film enlevé et bien écrit ou la gravité s’invite parfois sans crier gare. La ville de Strasbourg est un joli décor bien photographié à cet hommage ludique et sympa à la comédie italienne et aux films de potes d’Yves Robert. Stefano Accorsi est charmant, Neri Marcoré – célèbre comique en Italie- tout à la fois rigolo, touchant et insupportable, et l’on retrouve avec plaisir Clotilde Courau. Quant à la jeune Lisa Cipriani, c’est une immédiate révélation.

SUCKER PUNCH

Après L’armée des morts, remake réussi du Zombies de Romero, le très controversé et très réac 300, l’excellent Watchmen et le sympathique Royaume de Ga’hoole, Zack Snyder revient avec cette grosse BD boursouflée et bruyante. Suivant les traces de notre Luc Besson national, cinéaste souvent habile mais scénariste calamiteux, il a décidé d’écrire son premier scénario. Et mal lui en a pris, puisqu’il ne nous offre qu’une galerie de filles sexys mais sans consistances, en roue libre tout au long d’une intrigue creuse et caricaturale dans laquelle l’ennui le dispute à l’insignifiance en dehors des scènes d’action.

Heureusement, celles-ci sont nombreuses dans ce film mélangeant allégrement paliers de jeux vidéo, manga, comédie musicale kitsch et bastons épiques. Au gré de l’imaginaire débordant de Babydoll et de ses quatre copines internées abusivement, Suckerpunch s’offre des embardées oniriques avec à chaque fois un décor et un style visuel spécifique. Snyder y déploie son époustouflant sens du rythme et des cadrages, son ambition visuelle parfois sublime parfois pénible à force de grandiloquence et d’esbroufe. Le casting féminin réunit la nymphette des Orphelins Baudelaire Emily Browning, la jeune amoureuse de Bright Star Abbie Cornish et la jolie brune Vanessa Hudgens échappée de la franchise High School musical pour incarner un personnage à contre-emploi.

MA PART DU GATEAU

On avait laissé Cédric Klapisch sur le demi-succès public et critique de Paris, sa jolie tragi-comédie chorale. On connaît les engagements de l’homme public, mais on ne l’attendait pas forcement sur le terrain du cinéma social engagé. N’étant pas Ken Loach, les frères Dardenne ou même un Lucas Belvaux chez nous qui veut, l’auteur du  Péril jeune et de L’auberge espagnole livre une œuvre hybride jamais réellement convaincante.

Très démonstratif dans sa dénonciation édifiante de la spéculation et sa mise en scène de la colère sociale, le film est carrément artificiel quand il suit à Londres et à Venise le trader incarné par Gilles Lellouche. Plus intéressante est la rencontre orchestrée par le scénario entre France, l’ouvrière dunkerquoise laissée sur le carreau par la fermeture de son usine, et ce même trader qui en est à l’origine. Venue à  Paris pour travailler comme femme de ménage, elle se retrouve au service de cet homme solitaire. Karin Viard a ce qu’il faut d’énergie et d’humour pour porter le personnage de France avec panache, et Gilles Lellouche respire l’opacité et l’absence de conscience dont on sent qu’elle va s’effriter. Klapisch se souvient qu’il a mis en scène Un air de famille et mitonne entre les deux des saynètes bien écrites dans lesquelles se joue une montée progressive du désir tout à la fois freinée et nourrie par l’antagonisme social.

psychose

Les horaires des salles de cinéma sur Orléans sont à cette adresse

 

Abonnez-vous à la Newsletter !
A la Une

Bertrand Delanoe à St Jean de Braye »

Bertrand-delanoe

Bertrand Delanoé tiendra un meeting à la salle des fêtes de St Jean de Braye, jeudi 23 février 2012, à…

21 fév 2012 / 2 Commentaires / Lire la suite...

Orléans a fendu la glace… »

Orléans pris dans le froid, fev-2012

C'était beau, la Loire, sous la neige.…

19 fév 2012 / / Lire la suite...

Le diable est dans les détails… »

Place Ste Croix - détail

Le diable est dans les détails… Enfin, c’est ce qu’on dit, aux pieds de la cathédrale….…

18 fév 2012 / / Lire la suite...

Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
Sur Facebook

Archives

Flux RSS

=