Archive pour: décembre, 2010

365 jours d’une vie

Depuis le XVI° siècle, la vie des français est rythmée par le calendrier grégorien. Comme la Terre qui tourne autour du soleil, nous sommes invités, tous les 365 jours, à regarder le chemin parcouru et imaginer la nouvelle année à venir.

la terre autour du soleil

Pendant l’année qui a précédé, nous avons eu des joies et des peines. Selon leur intensité, leur influence sur notre vie, selon notre caractère, notre mémoire en a fait le tri. Si bien que chacun peut se dire : « tiens, cette année, il m’est arrivé ça de bien [...] il m’est arrivé ça de terrible que j’ai peut-être envie d’oublier, de ne pas revivre l’an prochain ». Pendant l’année, on a vu des choses qui nous ont paru insignifiantes, on a pris du temps pour son bien-être personnel (lu un bouquin, glandé une heure en buvant un café, regardé l’eau de la Loire couler sous un pont…). On a aussi rencontré des gens : des gens super avec qui on aurait bien partagé beaucoup plus de temps, des cons qui nous ont « fait chier avec leurs questions », des gens avec qui on a échangé quelques mots et qu’on a bien vite oublié.

Le Coeur des hommes 2 © Pathé distribution

Notre année, ce n’est pas juste un bon ou un mauvais souvenir. Ce sont tous ces moments, ces rencontres, ces choses qu’on a faites, ces choses qu’on n’a pas faites, toutes ces choses, grandes ou petites, qui nous ont changé, qui nous ont fait avancer sur le chemin de la vie. Alors, en ce 31 décembre, si on se retourne un instant, si on réfléchit à tout ça, on se dit « Houaou, que de chemin parcouru ! ».

Seulement voilà, il y a des gens à qui l’on interdit de faire des choses, de faire des rencontres, de faire ce que bon leur semble ! Ces gens, on leur dit « toi, je ne te permets pas de parcourir ton chemin à ta guise, toi, je t’enlève ta liberté ».
- dans certains cas, on leur enlève leur liberté de vivre et de se construire parce qu’ils ont fait des erreurs dans leur vie. C’est ce qu’on appelle la prison.
- dans d’autres, on leur enlève cette liberté alors qu’ils n’ont rien fait, mais qu’on croit qu’ils ont fait quelque-chose. C’est ce qu’on appelle une erreur judiciaire.
- enfin, parfois, on leur enlève cette liberté juste parce qu’ils n’étaient pas au bon endroit, au bon moment. C’est ce qu’on appelle une prise d’otages.

Le 29 décembre 2009, 2 français travaillaient en Afghanistan. On les a pris en otage, comme ça, parce qu’ils étaient là, au mauvais moment. Depuis un an, de manière arbitraire, on les a empêchés de vivre leur vie, de se construire individuellement à leur guise. Humainement, c’est quelque-chose d’inacceptable.

Le travail de ces 2 français consistait à nous informer sur la situation en Afghanistan. Ce travail, et la liberté d’expression qu’il incarne, est capital non seulement pour l’Afghanistan mais aussi pour la France qui y a envoyé 4 000 soldats.

Se battre pour la libération de ces 2 otages français, c’est se battre pour le respect de la dignité humaine. C’est aussi se battre pour la liberté d’expression.

Lors du conseil municipal de novembre et de décembre, l’opposition communiste et socialiste a demandé à ce que la ville participe à la mobilisation pour nos otages, soit en apposant leurs portraits au frontaux de la mairie, soit en apposant leurs photos sur le site internet de la ville. La majorité a refusé. S’il est vrai que la défense de la liberté d’expression n’est pas forcément son fort, on pouvait s’attendre à une autre attitude.

 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier

photo:P.GUYOT / AFP - via 20minutes.fr

En attendant que ceux qui sont aux affaires prennent leurs responsabilités au nom des orléanais, un (modeste) groupe facebook vient de se créer pour que les orléanais puissent dire, individuellement, leur soutien aux otages.  Si vous souhaitez participer à cette mobilisation, rejoignez le groupe et encourager vos contacts facebook orléanais à en faire de même. Pour cela, cliquez ici

Ne nous résignons pas à ce que l’on vole 365 jours de plus à  Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier.

 

Sélection JayCout 2010 (1/2)

Exercice de saison, les sélections musicales annuelles ont toujours été l’occasion pour moi de découvrir des choses à coté desquelles j’avais pu passer au cours de l’année. Tel mon collègue cinéphile, je vous livre ici ma sélection des disques qui pour moi ont marqué cette année 2010. Une sélection totalement partiale et incomplète de 18 disques (chiffre bizarre non ?) que je vous présente dans un ordre décroissant et en deux parties… parce que c’est plus marrant comme ça !

Découvrez la playlist sélection 2010 1/2 avec Grinderman

Grinderman, Grinderman 2
Projet parallèle de Nick Cave, Grinderman est l’occasion pour lui de reprendre la guitare dans un groupe formé de quatre musiciens à la cinquantaine de moyenne d’âge. Mais les dinosaures n’ont pas encore troqué leurs santiags contre des pantoufles. Les guitares saturent, hurlent, la musique est urgente. Vous êtes dans l’ambulance mais jamais arrivés à l’hôpital. Ce rock là veut vous sauver la vie mais passe son temps à vous faire frôler l’accident.

Arcade Fire, The Suburbs
Vous voyez ce seuil de sons à partir duquel on s’étourdit ? Eh bien cet album est toujours un décibel au dessus. Arcade Fire est au Rock’n Roll ce que le cirque est au théâtre, alternatif et magique… Dans ce disque, à l’inverse des précédents, le groupe quitte ses vêtements de deuil dans un rock-brouhaha joyeux, rythmiquement pauvre mais décidément magique.

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The Jeffrey Lee Pierce sessions project, We are only riders
En fouillant dans ses tiroirs, le guitariste londonien Cypress Grove a retrouvé plusieurs cassettes de répétitions, enregistrées en 1992, avec le génial leader du groupe de Punk-Blues The Gun club mort en 1996, Jeffrey Lee Pierce. Il décida de les réenregistrer, accompagné d’anciens camarades de jeux du bluesman, qui auront chacun apporté des ébauches de morceaux récoltés de son vivant et conservés comme des reliques. Une fois additionnés, les bouts de ficelles donnent cet album-hommage qui sent bon l’Amérique et les vipères crevées au bord des routes craquelées par le soleil.

Aeroplane - We can’t fly
Album electro-rock dessiné au scalpel par le duo italo-belge Vito Deluca/Stephen Fasano. Allez-y comme on sautillerait au milieu d’un champ de mines non explosées. Sans plus rien attendre d’autre qu’un prodigieux miracle.

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Laura Marling, I Speak because I can
Que voici un album qui sent bon l’embrun, les tourbières, les cris des mouettes et les grandes plaines battues par la tempête. La chanteuse anglaise de 20 ans nous offre ici un folk pour grands espaces avec un subtil accent traditionnel. Des chansons qui réanimeraient en nous comme une envie de se tenir face à l’océan et de défier le vent !

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Fransesco Tristano, Idiosynkrasia
Le pianiste luxembourgeois, lauréat de l’édition 2004 du Concours international de piano du XX e siècle d’Orléans, livre un album à la croisée des chemins entre jazz, contemporain et électro. Il faut voir le bonhomme triturer son piano dans tous les sens, en sortir tout ce qu’il peut en sortir des manières les moins conventionnelles possibles. Une perle sonore inédite avec pour producteur le célèbre DJ Carl Craig.

Philippe Katerine, Philippe Katerine
J’aurais pu remplacer ma chronique par un des titres de Philippe Katerine « blablabla ». C’est précisément ce que fait l’artiste avec les morceaux de son neuvième et dernier album. Faire naître du sens à partir du non-sens, des onomatopées et des niaiseries. Accompagné par deux musiciens brillants, Katerine crée, invente, fait, défait et nous offre un grand éclat de rire à l’image de ce morceau Moustache chanté en riant ! Vraiment pas sérieux. Sérieux !

Arnaud Fleurent-Didier, La Reproduction
Chanson générationnelle interrogative mais pas dupe, aux allures trompeuses de variétoche pour bobos. Un disque qui semble mettre un point d’honneur à faire vaciller les tabous, les non-dits en posant des questions simples et directes qu’on aurait tôt fait d’imaginer sortir de la bouche d’un enfant. AFD se moque, joue le second degré, met les deux pieds dans le plat en éclaboussant partout autour de lui, à l’image de « mémé 68 » ou « pépé 44 ». Il trouve ce faisant le moyen d’écrire des chansons sensuelles, visuelles et odorantes, truffées de références au cinéma.

Everything Everything, Man alive
Des anglais qui ont pigé qu’on pouvait faire du rock et jouer vraiment de la batterie… Pendant que certains s’endorment sur leurs poum-chac, ces anglais envoient valser leur section rythmique chez les virtuoses du Jazz ou du R&B. Sur ce premier album, on a affaire à un rock contemporain qui cherche, qui explore, s’aventure sur des terrains parfois déroutants, toujours surprenants. Du rock qui se danse, prometteur et déjà passionnant.

Epidémie grippale

Vous ressentez les sympômes suivants : fièvre élevée (au dessus de 39°C), maux de tête, fatigue, douleurs dans les articulations, courbatures, toux,… vous avez peut-être la grippe !

Alors, tandis que vous grelottez dans votre lit sous 3 tonnes de couvertures, pourquoi ne pas prendre les choses du bon côté en vous disant que vous n’êtes pas seul ! Pour vous aider à positiver (sans doute), le « Réseau Sentinelles » de l’INSERM a créé un site qui reprend sous forme de graphique les statistiques de consultations médicales afin que vous puissiez apprécier l’évolution de l’épidémie…

Voici les cartes de l’évolution de l’épidémie de la grippe saisonnière pour les semaines 13 au 19 décembre et du 20 au 26 décembre 2010 :

grippe-épidémie-reseau-sentinel

grippe-épidémie-reseau-sentinel

Ah, vous voyez ! On se sent moins seul !… Bon , le seul problème, c’est que les chiffres sont fournis de manière hebdomadaire : si vous avez la grippe le soir de noel, vous n’aurez les chiffres que le 27, alors que votre grippe sera sans doute déjà passée…

Alors, face à vos questions, il vous reste une autre solution : le GROG – Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe !

Si vous n’avez pas encore eu la grippe cette année et que vous voulez vous faire vacciner, il est encore temps. Il parait que le nombre de vaccinnations est passé de 9 millions en 2009 à 5 millions en 2010. Il faut dire que le gouvernement a tellement mal géré l’affaire de la grippe procine A-H1N1 que beaucoup de monde hésite à se faire vaccinner, maintenant… Pourtant, la grippe saisonnière tue chaque année entre 2000 et 4000 personnes en France.

A noter que le réseau sentinelles permet de suivre également les épidémies de varicelle, d’asthme et.. de diarrhée aiguë.

Suivre les crues de la Loire à Orléans

Pour suivre les crues de la Loire à Orléans (et ailleurs), se connecter sur le site au drôle de nom de « Vigicrues » !

crues de la loire à orleans

crue de la loire à orleans - vigicrues.gouv.fr

Vigicrues est un site internet gouvernemental qui permet de  connaitre en temps réel le niveau de la Loire à Orléans et ailleurs. Il permet également de connaitre le niveau des autres bassins fluviaux, évidemment (y’a pas qu’Orléans dans la vie !)

Pour suivre le niveau des eaux, cliquez ici…

Vous ne nous avez pas cru ? Vous êtes cuits ! Intéressant, non ? Bon, dans les faits, ce site permet surtout aux simples citoyens de voir graphiquement si on est en période de crue ou de décrue (ce qui peut être rassurant dans certains cas).

Il faut savoir que la cote d’alerte fixée par la préfecture au Pont Georges V est à 2,20 mètres pour un débit d’eau de 2 000m3/s.  En cas de crue majeure nécessitant des évacuations, consigne est donnée d’écouter France Bleu Orléans sur 100.9 FM.

Remerciements à Rom qui a indiqué l’adresse du site lors d’une discussion sur la page facebook de Côté Boulevard

Playlist de Noël

Noël est à nouveau l’occasion pour moi de partager avec vous quelques unes de mes amours musicales sous l’angle thématique des fêtes de fin d’année. Dans cette playlist, il sera question de sourires, de caramels, d’amour, de cheminées, de lumières et d’arbres, bref Noël quoi ! Certains morceaux que vous y entendrez peuvent paraître éloignés du sujet dans leur contenu.
Et puis quoi ? Ne me dites pas que vous faites partie de ces écervelés qui ne croient pas au père Noël ? Oh non, pas vous…

Découvrez la playlist Playlist Noël avec Sufjan Stevens

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Cristaux et coton :

Bill Withers & Groover Washington JrWinelight (1980)
Just the two of us

Velvet UndergroundThe Velvet Underground and Nico (1967)
Sunday Morning

Peter DohertyGrace / Wastelands (2009)
Sheepskin Tearaway

Richard HawleyTrulove’s Gutter (2009)
Ashes on the fire
Ex guitariste du groupe Pulp, le crooner anglais encore méconnu en France a donné au “rock velour” ses plus beaux joyaux depuis Elvis. Si vous voulez prendre une belle claque en coton, je vous recommande son dernier album Trulove’s Gutter.

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Retrouvailles de famille, écœurement délicieux autour d’une table bien mise. Foie gras, chocolats et bises aux grands-mères

Suzanne VegaNine object of desire (1996)
Caramel

Scarlett Johansson - Anywhere I lay my head (2009)
Town with no cheer (composée par Tom Waits)
En participant à cet album de reprises de Tom Waits, l’actrice Scarlett Johansson nous livrait une des belles surprises de 2009, en révélant quelques mélodies autrefois bien enfouies sous la voix “single malt” du chanteur/acteur/compositeur américain. Des mélodies omniprésentes et bruyantes jusqu’à entraîner un écoeurement étrangement addictif chez l’auditeur non préparé.

John FogertyThe blue ride ranger ride again (2009)
It’s good to be back home again

En plein dans le thème :

Sting - If on a winter’s night (2009)
Soul cake
Gabriel’s message

Sufjan StevensSongs for Christmas (2006)
Silent night
The first Noel
Jingle Bells
Holly holly holly
It’s Christmas ! Let’s be glad !

Le prolifique songwriter américain n’a pas fini de nous surprendre. Outre ses projets colossaux, dont cet album (42 morceaux répartis en 5 cds), ou son ambition, semble-t-il avortée en cours de route, de composer un album pour chacun des 50 états d’Amérique, le multi-instrumentiste nous a livré à mon goût un des albums les plus somptueux de cette année 2010.

The Beach boysChristmas with The Beach boys (1964)
Frosty the snowman

Elvis PresleyThe Christmas album (1957)
White Christmas
Blue Christmas

Amour, joie, et caetera…

Whitney Houston feat the Nativity ChoirThe Preacher’s wife (1996)
Joy

The Beach boys - Pet sounds (1966)
Wouldn’t it be nice

Peter Gabriel Scratch my back (2009)
The book of love

Brian WilsonSmile (1966 – 2004)
Wonderful
38 ans ! C’est le nombre d’années qu’il aura fallu attendre pour enfin voir achevé le projet Smile que Brian Wilson avait initié lors de ses débuts avec les Beach Boys, et duquel avait tout de même pu s’échapper le morceau désormais culte Good Vibration. Cet album sorti en 2004 a été entièrement réenregistré par Wilson, sans les Beach Boys. Du statut de légende à celui de miracle, Smile est un peu l’oeuvre d’une vie. Son accouchement tardif succéda à une longue période de dépression pour l’artiste au cours des deux décennies qui suivirent les premières sessions d’enregistrement de Smile avec les Beach Boys.

Et en cadeaux bonus :
Brian Wilson et son groupe dans un taxis :
Black cab sessions

Le seul calendrier de l’avant musical sur le web :
http://gorillaz.com/xmas

A Orléans, des carrières sous nos pieds

Orléans est construit sur un sous-sol calcaire dans lequel des générations d’habitants ont creusé des carrières. C’est à peu près tout ce que la plupart des habitants savent des sous-sols de la ville.

Pour en savoir plus, visionnez cette vidéo publié par le site de la ville. Il est rare qu’une vidéo institutionnelle vous apprenne des choses vraiment intéressantes. D’où l’intérêt de vous signaler celle-ci…




CINEMA : LES MEILLEURS FILMS DE L’ANNEE 2010

En cette période hivernale emplie du tintement des joyeux grelots des rennes du gros barbu en rouge, sonne l’heure des classements de fin d’année. Je vous offre donc le mien chers lecteurs, en espérant que ma subjectivité provoquera chez vous quelques réactions. Sur ce, je vous quitte, en vous souhaitant une bonne lecture et une joyeuse fin d’année avec vos potes et vos familles. On se retrouve à la rentrée.

1- Bright Star  Jane Campion  Australie : ayant choisi de narrer les amours impossibles du poète romantique John Keats et de sa voisine Fanny Brawne, Jane Campion retrouve toute son inspiration pour nous offrir un mélodrame amoureux fulgurant qui ose des plans insensés magnifiant les sentiments et le panthéisme chers à la réalisatrice de La Leçon de piano. D’une beauté et d’une intensité insolente.

2- Carlos  Olivier Assayas  France : tout à la fois film dossier complexe et foisonnant mais toujours lisible quant aux enjeux géopolitiques exposés et film ménageant d’extraordinaires moments d’action haletante, Carlos est une époustouflante saga criminelle sur fond d’impeccable reconstitution historique.

3- Des hommes et des dieux Xavier Beauvois  France : énorme succès pour cette superbe tragédie moderne qui dépeint l’engagement humaniste d’hommes de Dieu avec justesse et simplicité. Une interprétation habitée et une réalisation portant sa sobriété en étendard au service d’un message multiconfessionnel d’actualité.

4- Les mystères de Lisbonne  Raoul Ruiz  Portugal : le plus français des chiliens est allé tourner au Portugal ce film romanesque à la durée hors-normes, au croisement des romans de Eugene Sue, Alexandre Dumas, Flaubert et Stendhal. Voici une fresque 19iéme enlevée portée par des rebondissements multiples, un sérial jouissif mettant en scène une galerie de personnages passionnants. Avec cette œuvre dosant à merveille baroque et classicisme et insolite et réalisme, le cinéaste du Temps retrouvé ou des Trois couronnes du matelot est au sommet de son art.

5 Poetry  Lee-Chang Dong  Corée Du Sud : l’auteur de Secret Sunshine nous donne une nouvelle œuvre riche et émouvante à travers le portrait subtil et nuancé d’une veille dame excentrique et férue de poésie, confrontée à la brutale réalité d’un petit-fils collégien violeur et criminel. Auscultant tout à la fois la force d’un esprit noble et la complexité de la société coréenne, il prouve une nouvelle fois la beauté et la vitalité du cinéma local. L’actrice principale Yun Jung-Hee est tout simplement sublime.

6- Oncle Boonmee  Apichatpong Weerasethakul  Thailande : palme d’or cannoise controversée, monument d’ennui pour les uns et sublime chronique poétique pour les autres, le film déploie au long de saynettes éclatées diversement réussies une ode onirique et pastorale d’une beauté et d’une simplicité bouleversantes. Une oeuvre magnifique visuellement jusque dans sa radicalité parfois quasi-expérimentale.

7-    Lola  Brillante Mendoza  Philippines : le destin réunit deux grand-mères en recherche d’argent. L’une pour les funérailles de son petit- fils et l’autre pour financer le procès du sien – qui n’est autre que l’assassin du premier au cours d’un vol de portable – . Après la noirceur et la violence de Kinatay, Mendoza signe un quatrième opus d’une sensibilité sans affects et d’une justesse psychologique rare, filmant la réalité urbaine et sociale avec punch et élégance. Rustica Capio et Anita Linda portent le film avec un talent éclatant.

8- Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu Woody Allen  U S A : cette tragi-comédie à la fois très sombre et très euphorisante déploie un charme et une douceur réjouissants. C’est l’œuvre d’un moraliste désabusé de plus en plus proche de son cinéaste fétiche Ingmar Bergman, la dérision et l’humour en plus.

9-    Un homme qui crie  Muhamat Saleh Haroun  Tchad : Saleh Haroun s’impose avec un cinéma tout à la fois très concret et très propice à la méditation poétique. Touchant et tragique, le film interroge l’état moral et social d’une nation à travers les errements et souffrances psychologiques de son héros.

10- The Ghost writer  Roman Polanski  U S A : avec ce suspense psychologique et criminel saupoudré de perversité et de trouble vénéneux, Polanski est totalement dans son élément. Et prouve une fois encore, si besoin était, qu’il reste un des grands metteurs en scène de son époque. Elégant et subtilement écrit, interprété avec classe par Pierce Brosnan et Ewan Mac Gregor, le film est un manifeste inspiré de l’accusé Roman sur la relativité de la culpabilité.

psychoseLes horaires des salles de cinéma sur Orléans sont à cette adresse

Occuper les jeunes plutôt que leur permettre de se transformer

Dans les quartiers, on préfère occuper les jeunes que leur permettre de se transformer

A Orléans, le quartier de l’Argonne dit sensible est entrain de se transformer. C’est vrai la ville est quand même en train de transformer le quartier : construction de la deuxième ligne de tram, réaménagement de la place du marché, remise en état d’un terrain devant l’école où l’on peut jouer au foot par exemple… du béton partout quoi ! Il y a même des barrières qui se construisent autour des immeubles… comme si on voulait que les personnes restent qu’entre eux…

Et pourtant, la vie n’est pas toujours facile dans le quartier. Certain jeunes sont au chômage juste parce qu’il n’habite pas dans le bon quartier. Quand on va dans le quartier pour discuter avec les jeunes voilà ce qu’ils aimeraient pour leur quartier : « on aimerait un terrain de foot en herbe ».

A-t-on un jour demandé ce que voulais les jeunes ? Dans l’espace jeune du quartier on propose des activités, on occupe les jeunes. On propose de soutenir des projets de jeunes. Mais faire comprendre que en tant que jeune il peut y faire quelque chose, il peut se bouger pour avoir un terrain de foot, on n’aide pas à cette réflexion. Dans un article de la république du centre datant du 29 Novembre 2010,  concernant l’Argonne, on pouvait lire une parole de jeune : « Dans la société dans laquelle on vit, ce sont les adultes qui commandent. »

Il est important aujourd’hui de redonner confiance dans la jeunesse. De leur donner les moyens de pouvoir échanger avec d’autres leur permettant ainsi de développer un esprit critique. Ainsi ils se transformeront.  Soutenir les associations du quartier qui œuvre dans ce sens permettrait de faire avancer ces jeunes : pas un par un, mais collectivement.

Mais c’est vrai, des jeunes qui réfléchissent par eux même c’est dangereux pour l’avenir…

Elections CCI du Loiret / CRCI Centre : bilan

Après une campagne qui fut assez rude, notamment d’un côté, avec des attaques personnelles assez basses critiques de la part de la tête de liste de l’union patronale, voici le temps des résultats…

L’élection a lieu par collèges (services, industrie, commerces) et en fonction de critères de taille.

Yves Broussoux avait présenté des listes essentiellement sur le scrutin de l’élection régionale. On peut dire qu’il sort vainqueur sur les catégories où il avait fait le choix de présenter des candidats.
Le grand perdant est le candidat de l’Udel, Jean Courant, qui a vouloir « dépoussiérer la CCI » comme il le confiait à la tribune d’orléans voici quelques temps, s’est fait lui-même nettoyer des deux scrutins (régional et territorial). On peut également signaler que Gérard Gauthier, patron de la CGPME, n’est pas élu… A croire que les syndicats patronaux ne représentent plus qu’eux-même, dans une élection qui n’a mobilisé qu’un peu plus de 15% des électeurs…

Le bilan est donc le suivant : grâce à l’industrie, collège sur lequel Yves Broussoux n’avait pas présenté de candidat, jugeant ceux présentés par la liste Loiret entreprises comme « méritant de siéger à la CCI » (témoignage recueilli par votre serviteur), la liste Loiret Entreprises remporte la moitié des sièges régionaux à pourvoir. Ceux-ci, ayant perdu leur tête de liste dans la bataille, auront-ils l’intelligence de se rallier à Yves Broussoux afin de faire en sorte que la CRCI reste à Orléans, et le Président dans le Loiret ? Rien n’est moins sûr… En effet, les querelles de personnes risquent fortement de prendre le pas sur l’intérêt du territoire, malheureusement…

Quant à l’élection à la CCI du Loiret, le rapport de force semble en faveur de la liste Loiret Entreprise, avec 13 sièges contre 7. Cependant, de la même manière, cette liste a perdu son chef de file dans la bataille, et Nicolas Schiloff aurait l’air fin, après avoir claironné dans la presse qu’il ne voulait pas de la Présidence, d’aller chercher à la prendre…
De plus, les personnes à qui Yves Broussoux a laissé le champ libre peuvent aussi choisir, dans le secret du vote, de le soutenir, car de façon tout à fait objective, je pense qu’avec la réforme en cours, c’est probablement lui le plus à même de réussir à mener à bien les mutations…
Mais là encore, les opérations, pilotées par Bernard Dubois depuis son fauteuil d’empereur à l’Udel, risquent de s’avérer être plus des questions de personnes, ou plutôt de barrage à des personnes, que de raison…

La réponse à toutes ces questions à la mi-janvier…

Pour conclure, j’espère, encore une fois peut-être naïvement, que les personnes qui seront mises en place ne feront pas marche arrière sur certains dossiers tels que Citévolia, qui est un beau projet, ou encore des dossiers tels que le rapprochement avec le plateau de Saclay… Quoique je crois que ce dernier dossier est désormais porté par le technopôle et est sur les rails… Et j’espère que le futur Président maintiendra sa confiance à Bruno Jacquemin, le DG de la CCI, qui, s’il n’est d’après ce que j’entends ici et là pas le meilleur des managers en terme de relations humaines, est en tout cas l’un esprits les plus brillants que j’ai eu l’occasion de croiser, et l’un des plus visionnaires…

Un petit tour à la Crèche..

Un article pour un petit coup de coeur.

La crèche est une petite épicerie au 90 rue de Bourgogne qui vient d’ouvrir il y a peu de temps.

Un endroit qui sent la madeleine…de Proust?

Si vous ne connaissez pas, j’espère vous donner l’eau à la bouche..

Spécialistes de Caramel au Beurre salé de toutes sortes, j’ai un petit faible pour le Caramel au beurre salé aux éclats de Spéculoos, mais aussi pour les cookies,toujours au caramel au beurre salé, avec des amandes et flocons d’avoine ou encore leurs muffins au nutella, aux pralines..  Tout y est délicieux..

Vous pouvez aussi y manger sur le pouce, leurs wraps sont irrésistibles et ils proposent aussi quiches et soupes maison à emporter ou à manger sur place. La plupart des produits proposés sont faits maison ou en tout cas de fabrication artisanale, comme les nombreuses confitures.

L’épicerie est ouverte du Lundi au Samedi de 10h à 19h et vous pouvez même commander sur leur site ou simplement y découvrir le choix qu’ils proposent.

Le seul hic est peut-être son emplacement, un peu retiré au bout de la rue de Bourgogne, mais après avoir un peu marché, l’accueil est très sympathique, et les carreaux vichy de la boutique collent bien au thème de leurs douceurs qui vous ramènent en enfance..

« Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, seules plus frêles, mais plus vivaces,plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps ».
Marcel Proust

Sur ces bonnes paroles, bonneS dégustationS..!

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Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
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