Aujourd’hui, il neige, et cela n’incite pas à sortir de la maison… Un peu de temps donc pour se reposer, et rédiger un petit article.
Je voulais dire que le sauvetage de l’Irlande par le FMI et l’Union Européenne via la BCE me semble être une bonne chose. Ceci étant posé, je ne suis que moyennement d’accord avec le plan d’austérité proposé par l’Irlande, plan qui demande aux contribuables de passer de façon abusive à la caisse pendant que les entreprises voient leur taux d’IS préservé, et donc restant l’un des plus bas, si ce n’est le plus bas, de l’Union.
Je trouve cela inadmissible. SI je comprends la volonté de ne pas prendre le risque de faire fuir les entreprises avec un taux trop élevé, l’Irlande possède cependant une marge de manoeuvre assez forte, qui aurait pu permettre de proposer un plan qui paraisse un peu plus équilibré. Avec de telles mesures, le sentiment du peuple irlandais est forcément celui de se faire avoir, et celui des autres peuples européens doit sensiblement être le même, puisque ce sont leurs pays qui vont secourir un état qui continue une forme de dumping fiscal, impunément…
Samedi 27 novembre, à la salle George Sand de Checy (près d’Orléans), Philippe Katerine s’est produit devant 900 personnes.
Le public était assez mellé, entre les fans, les curieux, et les abonnés au festival de Checy. Alors forcément, les avis étaient divergeants, entre réel enthousiasme pour certains et grand sceptissisme pour les autres !
Philippe Katerine a sû créer un vrai personnage, un univers à lui, entre cynisme, détachement et vrais convictions. Ses textes, ou le manque de textes, justement, déconstruisent le concept-même de chanson à texte. Ils n’en délivrent pas moins un message de liberté, de refus de la société du paraître et de la consommation.
Dans son répertoire bien fourni, Philippe Katerine a des chansons loufoques mais aussi de vrais bijoux rythmiques. A Checy, il a joué de vieux tubes (J’Adoooore !) mais aussi des petites perles de son 9° album : blablabla, liberté (mon cul), J’aime tes fesses, Philippe, juifs arabes, et biensur la banane (ci-dessous).
Philippe Katerine bouscule chacun de nous. Certains aiment, d’autres détestent. Pour ma part, j’ai adooooré !
Philippe Katerine est un véritable acteur alors, même si on peut écouter ses disques, le mieux, c’est quand-même d’aller le voir en concert. Voici un extrait – je m’excuse pour le son, avec du matériel amateur, dans ce genre d’environnement, on fait ce qu’on peut
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Ce spectacle était aussi le résultat d’une collaboration entre la ville de Checy, l’Astrolabe et la Région Centre – un grand merci à eux !
D’après la Tribune d’Orléans de cette semaine, Jean Courant ne serait pas content car Yves Broussoux utiliserait, selon lui et d’après ce qu’écrit le journaliste, les moyens de la CCI pour faire campagne…
Je ne sais pas si cela est vrai, car je n’ai reçu aucun courrier de la part de Yves Broussoux, en tout cas rien qui aurait pu émaner de la CCI.
Par contre, j’ai reçu une jolie bafouille de la part de Jean Courant, dans une enveloppe tamponnée par l’UDEL… De là à supposer que cette enveloppe a également été affranchie par l’UDEL, il n’y a qu’un pas que, bien évidemment, je ne franchirais pas… J’en reste au stade de l’interrogation…
Mais si cela devait être le cas, je trouverais cela assez peu réglo d’aller attaquer son challenger pour utilisation de moyens de la CCI alors que lui même utilise les moyens d’une organisation patronale… Ou alors l’UDEL pourrait peut-être suggérer à Yves Broussoux de relayer ses courriers, ainsi que ceux du CIDUNATI (oui, j’ai bien retenu que cette liste existe ) afin de mettre les challengers à égalité ?
Tandis que l’hiver chassait les dernières feuilles jaunes des arbres, le vent de novembre et sa froide cruauté m’écrasaient le visage sur cette grande étendue déserte qu’était ma joie de vivre.
Je me suis demandé comment introduire cet article ? En balançant une citation pour faire bien… Et puis après ? Je vous dirai que l’actualité est comme d’habitude tantôt triste, tantôt gaie. Et puis je vous promettrai que vous ne vous ennuierez pas en lisant mon article. Et puis je vous confierai que novembre n’est pas un mois qui me plaît beaucoup.
Non, en fait, je ne ferai rien de tout ça, quoique… A cette heure où la neige qui nous surprend en plein novembre cogne à la fenêtre pendant que j’écris ces lignes, je me contenterai d’énoncer ce dicton populaire :
“novembre, chaud au début, froid à la fin”
C’est urgent
Arrêtez-tout, fermez vos mails, éteignez la télévision, lâchez la vaisselle ou votre stylo… A l’instant où je m’apprête à mettre cet article en ligne, je découvre que deezer propose en avant première la diffusion du DVD live de Benjamin Biolay qui sortira le 30 novembre. Ne le loupez pas ! Je n’ai pas le temps d’argumenter mon propos, mais Benjamin Biolay a sorti en 2009, l’album le plus important, le plus magnifique, le plus intense que la chanson française nous ait donné depuis longtemps, La Superbe. Deezer, dimanche 18 novembre, 19h00.
C’est live
VERSUS
(préparation et cuisson : 1 h environ)
Mélanger avec panache les trois ingrédients suivants, Carl Craig, DJ et producteur de musiques électroniques originaire de Détroit, Les Siècle, orchestre de chambre parisien, Francesco Tristano, pianiste luxembourgeois, dans un grand saladier de type “ Cité de la musique”, puis dégustez ce mélange classique/électro sans tarder !
Un résultat étonnant ? Je veux ! C’est que le DJ et compositeur n’est pas un bleu. Bercé par le jazz, ce compositeur-producteur officie depuis le début des années 90. Pionnier parmi les pionniers, il contribue à modifier les paysages sonores électroniques et nous le prouve avec ce projet nommé “Versus”, en faisant se rencontrer deux univers plutôt éloignés qu’on a par ailleurs l’habitude d’opposer… Mais le bonhomme n’y va pas tout seul ! Chemin faisant, il ouvre sa portière à Fransesco Tristano, pianiste précoce et génial compositeur, ainsi qu’à l’orchestre parisien “Les Siècles” qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’expérimentation et se présente lui même comme un orchestre ”d’un genre nouveau”.
Ce concert, vous pouvez le visionner sur Grandcrew.com, site que je découvre juste et qui propose des concerts intégraux (gratuits et payants) de qualité vidéo remarquable (même si pour le son peut mieux faire) avec un player qui vous permet des zapper à la piste suivante, ce qui est plutôt rare sur des vidéos… trois exemples jetés comme ça : General electrics, Cocoon, De La Soul
Et pour prolonger ces instants “live”, chers lecteurs, s’il y a UN SITE à visiter ce mois-ci c’est celui de la cité de la musique (encore elle). Outre un dossier assez complet sur l’éveil musical dont je vous parlais ici, l’établissement public a mis en ligne ce mois-ci une nouvelle plateforme de visionnage de concerts joués à la Cité de la musique ou à la salle Pleyel. Vous êtes déjà pourris-gâtés avant noël, car entre autres cadeaux la Cité propose des concerts diffusés en direct, des concerts commentés, des concerts en archive pendant plusieurs mois, et plein d’autres choses que je ne peux plus vous annoncer car leur site est planté à l’heure à laquelle j’écris ces lignes… elle serait là la faille ?
C’est d’actu
Kanye West, voit loin, Kanye West voit grand… Le rappeur producteur originaire d’Atlanta revient avec un nouvel album My Beautiful Dark Twisted Fantasy, sorti le 22 novembre dernier, et un clip démesuré qui met en scène 9 titres de l’album. Et c’est parti pour 35 minutes de vidéo,… bah oui c’est Kanye ! Les morceaux donnent envie d’acheter l’album… mais le clip est là pour nous en dissuader. C’est un tort. Le personnage est pénible en public, caricature de lui-même, il sait se rendre ridicule aux yeux du monde entier par des interventions déplacées comme celle-ci, et pourtant c’est ce même gaillard capable de donner de grands coups de Nike Air dans la fourmilière du hip hop… S’il peut être difficile de prendre au sérieux un morceau avec Rihanna qui commence comme un hymne de supporters d’un club de foot, la tête brûmée du hip hop, qui nous livre ici un album résolument plus rap que le précédent, n’a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs… de la pochette de l’album censurée à ce clip gargantuèsque de 35 min, en passant par un album capable de réconcilier ma grand-mère avec le gangsta-rap… merci Kanye.
Comme chaque médaille a son revers, je vous délivre maintenant la mauvaise nouvelle du moment. Je vous l’annonçais déjà ici, quand la pandémie était en route. Désormais c’est sûr la contamination est réelle et le ministère de la santé n’a pris aucune précaution : René la taupe est toujours n° 1 des ventes de singles avec “Mignon mignon”. Ça me fait mal d’en parler, mais ce phénomène étrange de chanson débilitante et sans intérêt chantée par un personnage virtuel, robinet à fric pour l’industrie du mobile, ou marmotte vulgaire à la voix héliumisée qui se prétend taupe, ne doit pas être ignoré. Toutefois, à l’approche musicale je lui préfère l’approche sociologique. Sale bête !
Pour finir et en bref, Sony met fin à la production de walkman au japon. Les “baladeurs à cassette magnétique” d’antan que vous portiez à votre ceinture, qui pesaient des tonnes et faisaient des bosses de la taille d’un oedème de quincke sous le T-shirt, auront tout de même vécu 39 ans. Bon anniversaire…
Pour sûr, Orléans rayonne, comme le dit le Maire Serge Grouard ! On parle d’Orléans à la radio et à la télé !
Quoi, il y aurait des problèmes gravissimes d’insécurité à Orléans ? Que neni ! Mr Florent Montillot ne manquera pas de nous montrer lors du Montillot show de janvier que les chiffres de l’insécurité sont au beau fixe ! Et, comme le dit Mr Martin, adjoint aux finances, « les chiffres ne mentent pas » !
Au fait, vous connaissez la différence entre l’insécurité réelle et les chiffres de l’insécurité de Mr Montillot ?
La participation des habitants, si elle est un enjeu, a bien du mal à s’installer en France et à Orléans en particulier : quand, sur un quartier de 20 000 habitants, on arrive à en déplacer 200 pour une réunion de concertation, on crie victoire et, chacun s’accorde à le dire, quand on prend l’ensemble des réunions publiques, on se rend compte qu’on n’intéresse, en fait, qu’un millier d’orléanais. Le taux de participation n’est en fait que de 1% des habitants ce qui est très faible.
Coteboulevard.com et l’association qui le gère ont pour objectif, à leur niveau et avec leurs faibles moyens, d’essayer d’intéresser les habitants à la vie locale, de leur donner des éléments de compréhension au sujet des projets de la ville et, quand s’est possible de les encourager à participer aux débats publics. Aussi, après l’enquête publique qui a vu 400 personnes s’exprimer au sujet de la Zone d’Aménagement Concerté des Carmes, il était tentant de voir comment un simple citoyen pouvait se procurer l’avis du commissaire enquêteur qui résulte de cette grande concertation.
L’accès aux documents
L’avis a été remis à la préfecture vendredi dernier. Quelques fuites et appels téléphoniques ont permis à une petite poignée de privilégiers d’en connaitre la teneur. Mais, le document ne serait officiellement arrivé à la mairie que mercredi (près de 3 jours ouvrés pour faire parcourir 100m à un document administratif, ce n’est pas si long !). France Bleu annonçait qu’il était dés-lors public et consultable en préfecture et en mairie.
L’accès aux documents pour les citoyens : la préfecture
L’arrivée en préfecture, pour un simple citoyen est assez étonnante : vous arrivez à l’accueil, on vous demande une pièce d’identité et on vous envoie directement dans les services. Là, vous tombez sur un agent un peu étonné de voir arriver dans son bureau un simple citoyen. Il vous dit que le document est en mairie et qu’il sera consultable « d’ici la fin de la semaine sur le site internet de la préfecture ».
L’accès aux documents pour les citoyens : la mairie
A la mairie, vous arrivez à l’accueil qui contacte le service concerné. L’agent du service parait bien embêtée et se fait préciser si vous êtes (un puissant ou) un simple citoyen. Comme vous précisez que vous êtes simple citoyen, elle parait de plus en plus embêtée et répond que le document vient d’être envoyé… à la préfecture ! Comme vous lui dites que vous venez précisément de la préfecture et que vous savez très bien que c’est faux, la personne vous dit que le document n’est pas disponible pour le moment et vous demande de manière habile votre nom (c’est qui, ce type qui veut avoir accès à un document public au sujet de la ville où il paye des impôts ?). Enfin, elle vous éconduit de manière courtoise en vous disant que le document sera disponible en mairie… dans quelques jours.
On a du chemin à faire…
Visiblement, la culture de la transparence n’est pas la panacée de notre pays, encore moins de la ville d’Orléans où il semble plus facile d’avoir un document quand on a un nom que quand on se fait appeler « simple citoyen ».2 heures après ces visites, France Bleu annonçait que le document serait disponible sur le site web de la ville ET de la préfecture… le lendemain ! 24h de plus pour mettre en ligne un document, on ne va pas s’en plaindre !
Allez savoir si ces petites visites ont permis de faire avancer les choses… En tout cas, nous reviendrons sur l’accès aux documents par les citoyens car, en la matière, il semble qu’on ait, à Orléans, beaucoup de chemin à faire…
Y a-t-il un âge pour découvrir la musique, apprendre à jouer d’un instrument, plonger dans l’univers des sons, des rythmes, des mélodies ? “Réveil musical” pour les adultes, éveil musical pour les enfants.
C’est bien de ce dernier dont il est question dans le dossier du mois de la médiathèque de la Cité de la musique. Un dossier destiné aux professionnels comme aux particuliers. Conservatoires, ateliers, stages, vacances musicales, les parents y trouveront différentes formules pour leurs rejetons ainsi qu’un annuaire des structures d’accueil. Les professionnels quant à eux y trouveront matière à approfondir les différentes méthodes pédagogiques existantes, des liens vers les sites référents, les diplômes possibles, ainsi qu’une bibliographie disponible sur place.
L’occasion de fouiller un peu cette excellente base de données mise à disposition par le site qui propose également le visionnage de concerts éducatifs accompagnés de fiches ou vidéos pédagogiques de préparation amont. Entre autres dossiers complets, on trouvera également : « apprendre le solfège, logiciels et méthodes interactives » « Diffusion musicale sur internet : droits, autorisations et redevances » ou « trouver un lieu de répétition »
En parlant de lieu de répétition, si le sujet vous intéresse, Culture O Centre (ateliers de développement culturel en région Centre) propose sur son site un état des lieux des espaces de répétition de la région mené en partenariat avec la Fracama (pôle région Centre musiques actuelles). Si je vous disais qu’en 2007, 26 espaces de répétition ont été identifiés pour environ 1 100 groupes de musiques actuelles sur toute la région, que la moitié des utilisateurs de ces espaces ont entre 25 et 35 ans, ou que 26% des français déclarent savoir jouer d’un instrument… que vos bambins grandiront un jour ou l’autre et que bientôt, pour les voir vous devrez mettre des boules quies ou lever la tête à 10 degrés en essayant d’éviter les bousculades de mélomanes excités d’une génération de moins que vous ? Alors si vous voulez en savoir plus sur ce lieu qu’ils privilégieront bientôt à leur chambre et dans lequel ils disparaîtront pendant de longues heures les soirs et weekend… c’est ici !
Pour son projet, semble-t-il avorté, d’alignement de la rue des Carmes, la municipalité d’Orléans a acheté un certain nombre d’appartements et de commerces dans des maisons du XVIe au XVIIIe siècle qui bordent la face sud de la Rue des Carmes.
Je propose un jeu-concours :
A combien s’élèvent ces acquisitions , au 19 novembre 2010, date où le commissaire enquêteur a remis un avis négatif sur les démolitions ?
Pour répondre, laissez un commentaire.
Règlement sommaire :
Les prix sont à donner en euros. Une seule réponse admise par personne – une personne étant identifiée par son IP et son mail – merci de ne pas gruger ! Les commentaires sur cet article et la réponse seront publiés samedi 27 novembre à partir de 10h, date de fin du jeu. Le jeu est ouvert à tout lecteur non-membre de l’AWO, l’association qui gère coteboulevard.com . On pourra peut-être gagner quelque-chose si Vidi ouvre (enfin) le compte bancaire de l’association – pas sûr que ça le motive, vu qu’il n’a pas le droit de jouer mais bon
A vos pronostics !
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Réponse donnée hier en conseil municipal d’Orléans : pratiquement 5 Millions d’euros ont été dépensés pour acquérir des immeubles que la mairie pensait jusqu’alors détruire.
Personne n’a gagné par manque de combatants… c’est ballot !
Aux termes de l’enquête publique sur le quartier Carmes, le commissaire enquêteur se serait prononcé contre la démolition des immeubles de la rue des carmes et pour sa piétonnisation.
C’est une joie pour l’opposition, un soulagement pour les associations de sauvegarde du patrimoine qui se battent contre ce funeste projet depuis plus de 2 ans et un rayon de soleil chez le habitants du quartier.
L’enquête publique a été l’occasion de faire sortir le débat du conseil municipal et des cercles d’amis du patrimoine pour le mener plus largement dans la ville. Fait assez extraordinaire, plus de 400 observations ont été portées sur les registres de concertation, à l’appel des associations, de la gauche orléanaise et de la droite municipale. Il est heureux de voir qu’après ces débats, le rapporteur ait jugé, en âme et conscience, que la démolition de la rue des Carmes n’est pas d’utilité publique car elle ne règlerait pas les problèmes de circulation, et qu’elle constituerait un danger pour ce qu’il nous reste de patrimoine architectural.
Selon le journal de France Bleu, la mairie serait susceptible de retenir le document encore quelques jours. Pour ne pas perdre la face ? Pour essayer de monter une riposte dans les hautes sphères gouvernementales ? Peu importe ! Ne faisons pas de procès d’intention ! On voit mal le préfet aller à l’encontre des associations du patrimoine, des milieux culturels mobilisés dans tout le pays, des citoyens orléanais, d’une certaine idée de la démocratie et de l’intérêt public.
Ce soir, les personnes contactées dans le quartier disent leur soulagement de voir l’avis des citoyens pris en considération. Et déjà quelques commerçants commencent à reparler d’avenir.
Alors, quel avenir pour celui de cette rue historique d’Orléans ?
La ville a acheté de nombreux immeubles pour plusieurs millions d’euros . Elle aura donc les coudées franches pour les restaurer, et faire apparaître les colombages. Elle aura ensuite le choix entre les vendre à bon prix ou les mettre en location pour en faire des logements sociaux ou des chambres étudiantes.
La ville a également acheté des commerce. En tant que propriétaire, il lui appartient donc de choisir les commerce qui s’y installeront : commerces de proximité pour faciliter la vie des habitants, commerces d’arts dans ce quartier jeune et amoureux de son patrimoine, librairies dans ce quartier qui verra s’installer une partie de l’université en 2016, cafés pour ce quartier où les gens se connaissent et se reconnaissent…
La démolition de la rue des Carmes n’est pas d’utilité publique. Il est par contre d’utilité publique de réfléchir à l’avenir de ce beau quartier et de ses habitants.
Tandis que le spectre des bulldozers s’efface, il semble que le ciel d’Orléans s’illumine en ce soir de novembre…
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