Il s’agit de l’approbation d’un marché passé après un appel d’offre concernant un approvisionnement en lubrifiant entre 2 000 et 50 000 euros de 2010 à 2014. Attention : nous souhaitons informer nos aimables lecteurs qu’aucun commentaire obscène ne sera toléré.
Laurent Fignon était l’un des plus grands cyclistes français. Vainqueur du Tour de France de 1983 à 1984.on l’avait retrouvé sur la grande boucle en tant que commentateur en 2009 et 2010. Il vient de mourir d’un cancer, à l’age de 50 ans.
Alors, voilà, Laurent Fignon est mort aujourd’hui. C’est avec grande tristesse que j’apprends que cette saloperie de cancer aura finalement eu raison de lui.
Sur plusieurs sites d’information (dont Libération et Le Parisien), on a relaté la cohue qui a eu lieu au moment de l’arrivée de Ségolène Royal à l’université d’été du PS à La Rochelle, le 27 aout 2010.
Puisqu’il parait que le métier des journalistes c’est d’informer, c’est à dire nous aider à mieux comprendre le monde, je me suis posé une question : « que nous apprennent ces images ? »
- D’abord qu’il y avait beaucoup de journalistes autour de Ségolène Royal.Il leur fallait une image de Ségolène Royal arrivant à la Rochelle. Ils se sont tous précipités pour prendre exactement la même image. J’ai du mal à voir l’intérêt pour le journaliste d’avoir exactement la même photo que son voisin. Au delà de la valeur ajoutée du journaliste, on peut se poser la question de la valeur de son journal qui le paie pour ça !
En publiant ce type de vidéo, le journaliste a sans doute pensé faire un reportage un peu décalé et de ce fait intéressant. C’est en fait assez pitoyable. Car, croyant faire un reportage sur la Rochelle, le journaliste filme en fait… des journalistes. Que nous apprend sa vidéo ? Rien, juste la fascination d’un journaliste envers les journalistes dans une sorte de mouvement nombriliste. C’est un peu comme quand un blog passe son temps à parler… du phénomène des blogs… lamentable…
« Honnêtement, je prie, je vous demande pardon, pour que Mr Sarkozy ait une crise cardiaque ». Par cette seule phrase, le Père Arthur Hervé, un petit prêtre de Lille allait déclencher une tempête médiatique sans précédent au sujet du sort fait aux Roms et aux étrangers depuis quelques temps.
Pourtant, la situation n’est pas nouvelles : depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, la politique d’immigration s’est considérablement durcie. Les tracasseries administratives se multiplient pour obtenir des droits de séjour en France. Les étrangers en situation régulière ont de plus en plus de mal à renouveler leurs papiers de sortes que certains se retrouvent, du jour au lendemain, en situation irrégulière. Des enquêtes sont faites pour les renouvellements de cartes d’identités françaises si bien que certains français se retrouvent apatrides du fait de désordres dans certains états civils. Les mariages mixtes sont passés au crible pour essayer de débusquer des mariages blancs, encourageant certains conjoints à se marier à l’étranger et à venir sans papiers. Ayant fabriqué des sans papiers, la chasse peut être ouverte : au petit matin, on débarque dans les appartements, on sépare les familles, on enferme les gens en centre de rétention, les maris d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre. Ensuite on loue un avion et on renvoie tout ce petit monde à son triste sort sans se soucier de la situation locale (pauvreté, insécurité, guerre…). Ainsi va la politique de la France depuis que Mr Nicolas Sarkozy est notre président !
Et qu’importe si certains étrangers se suicident dans les centres de rétention. Qu’importe si les associations crient, comparant les méthodes policières à celles de Vichy. Qu’importe si la presse internationale les compare à celles de la Gestapo . Qu’importe si le front national est aux anges et la gauche aux abois. On continue, de jour en jour, à durcir, et encore, et encore…
Hier, c’était les arabes, ces prétendus voleurs à qui nous n’avons en fait jamais pardonné la guerre de 1954. Aujourd’hui, ce sont les Roms, ces populations dont on sait peu de chose mais qui sont déjà dans l’esprit de certains, à coup sûr, des voleurs !
Alors, pourquoi cette tempête au coeur de l’été ?
Parce que la parole du prêtre est scandaleuse. Même fâché, un homme d’Eglise ne peut pas souhaiter la mort d’une personne. A moins qu’il considère cet homme comme l’incarnation ou l’instrument du Mal. C’est très grave, mais, en déclarant qu’il priait pour la mort de Nicolas Sarkozy, le prêtre nous dit en fait qu’il considère que Nicolas Sarkozy est l’instrument du Mal. Pas étonnant que ça en choque plus d’un !
Depuis, le prêtre s’est excusé et les petits mots sans saveur des politiques ont repris leur place dans l’espace médiatique. Je ne sais pas si le petit prêtre de Lille a touché le coeur du Président. J’espère qu’il a touché celui des français qui, par leur silence, se rendent aujourd’hui complices d’une politique tout simplement inhumaine.
Quelle idée de faire du tourisme industriel ? Et pourtant…
Il y a quelques mois, j’allais passer quelques jours dans le Nord, région dont on nous apprend aujourd’hui qu’elle attire plus de touristes grâce au succès phénoménal du film Les Ch’ti. Mis à part Lille, ville que j’adore, je ne connaissais du Nord que ce que m’en avait dit l’une des nombreuses chansons qui avaient bercé mon enfance.
« Au nord, c’étaient les corons
La terre c’était le charbon
Le ciel c’était l’horizon
Les hommes des mineurs de fond »
(bon, je sais, c’est pas fin mais c’est comme ça, à chacun sa part de médiocrité… ou de culture populaire… )
Lorsque ma femme me suggéra d’aller à Lewarde, près de Douai, visiter le musée de la mine, je trouvais l’idée un peu incongrue mais finalement intéressante : la mine faisait partie de la culture de la région, sans doute au même titre que ses églises , ses musées, ses places et ses brasseries…
salle des pendus Mine de Lewarde, Douai
Le musée de la Mine de Lewarde n’est pas un musée comme les autres. Sa scénographie est avant toute faite pour toucher le coeur et c’est une grande réussite ! La visite guidée vous fait prendre le chemin du mineur qui, passant par la douche, va chercher sa lampe, met son casque et descent à la mine à 450 mètres de profondeur. Chaque étape est l’occasion d’expliquer la technique mais aussi les impacts sur le mineur, sa famille, la société. La personne qui vous fait visiter la mine est lui-même ancien mineur : en racontant l’histoire de la mine, il raconte aussi sa propre histoire, celle de ses parents et de ses grands parents.
Elle vous explique que le mineur était rémunéré à la quantité de charbon, qu’il avait donc intérêt à y faire descendre ses enfants pour l’aider. Qu’il n’était pas payé pour renforcer le fond de la mine mais qu’on lui réclamait une amende s’il ne le faisait pas. Que, parfois, il négligeait cette tâche ce qui souvent causait sa perte. « La mine, c’était l’exploitation de l’Homme par l’Homme ».
« Dans ces mines, les allemands, les polonais, les italiens, les africains sont venus aider les gens du nord à tirer le charbon. Notre seule nationalité, c’est mineur. Dans la mine, il n’y a pas de couleur. Quand on ressort, on est tous noirs. »
J’étais arrivé pour visiter une entreprise, je découvrais la vie des habitants de toute une région, les combats sociaux qui les portèrent et les portent sans doute encore… Une visite authentiquement intéressante et réellement émouvante…
En publiant (sans autorisations, désolé) cet extrait vidéo, je voudrais remercier notre guide d’un jour et rendre hommage à cette bien belle initiative qui est à l’image de cette chaleureuse et authentique région.
Afin de protéger le monde romain du monde barbare, l’empereur romain Hadrien fit construire un mur sur toute la largeur de l’actuelle Angleterre. Les restes du Mur d’Hadrien sont encore visible aujourd’hui, légèrement au sud de l’Ecosse. En voici quelques images…
Ici comme ailleurs, il s’agissait de protéger le monde connu, organisé, de la supposée barbarie. Ce Mur n’empêcha pourtant pas Rome de tomber…
Dans cette galaxie de pastiches et de parodies, comment ne pas signaler celui qui vient d’être réalisé par l’équipe bien sympathique d’Improv Everywhere ?
Outres les qualités de la vidéo et le fait qu’elle a déjà été vue 3,5 millions de fois en un mois, soulevons un détail amusant : à la vue de cet aventure inédite, les voyageurs n’ont de cesse d’essayer de filmer l’action, alors qu’en fait, ce sont eux, les vrais acteurs du film…
On ne peut pas soupçonner les médias français de manquer de courage ! Pourtant cette vidéo a fait davantage d’échos à l’étranger qu’en France (je l’ai vue sur BBC news). Allez savoir pourquoi ?
Il s’agit au départ d’une manifestation pacifique de femmes sans papiers menacées d’expulsion.
A la fin, il s’agit d’atteinte à la diginité des femmes, des enfants, et des agents des forces de l’ordre. Un sujet qui intéresse peu, finalement…
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