Echec de la politique sécuritaire à Orléans
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Mots-clefs :chiffres, insécurité, sécurité
Dans les jours passés, la presse locale a mis au jour 5 affaires montrant des défaillances inacceptables dans la gestion de la sécurité à Orléans.
Lundi 22 février, dans le quartier de l’Argonne, des individus ont tiré contre le dojo du Nécotin au 9 mm et au fusil à pompes. Certaines balles ont traversé la pièce alors que 20 personnes étaient à l’intérieur. Un miracle que personne n’ait été blessé ! On parle de règlement de compte. L’une des personnes à l’intérieur se sentait-elle menacée ? On ne le sait pas.
On se rappelle que, cet été, une fusillade avait déjà éclaté au plein milieu du quartier, blessant un enfant qui passait avec sa mère… Il faut dire que ce quartier d’Orléans est désormais qualifié de plaque tournante de la drogue en france, ceci expliquant sans doute bien des problèmes… Pourquoi le marché de la drogue prolifère-t-il à l’Argonne au su de tous ? Comment se fait-il que des armes de gros calibre y circulent ? Attend-on qu’il y ai des morts pour intervenir ? Pourquoi ?
Quartier Carmes, depuis les travaux du tramway, les trafics en tout genre prolifèrent. Les habitants se plaignent ouvertement de ces trafics et disent se voir proposer régulièrement de la drogue. Il faut dire que l’on a décidé d’entraver durablement la rue, de laisser le quartier à son sort, que la police y passe peu, ce qui engendre un climat d’insécurité certain.
On n’ose pas penser que le quartier serait volontairement laissé à l’abandon pour que les habitants le quittent et que la municipalité puisse racheter les immeubles à moindre cout ( 2 appartements rachetés par la mairie chaque mois depuis 2 ans ). Pourquoi, alors, la police ne passe pas plus souvent pour mettre fin à ces trafics en plein centre-ville qui se font désormais au grand jour et en toute impunité ?
Depuis quelques temps, les habitants se plaignent de l’un des bars (en haut de la rue, du côté de l’hôpital) qui s’adonnerait à la prostitution : « de très jeunes femmes, vraisemblablement des pays de l’est, se succèdent. C’est probablement un réseau ».
Les habitants ont alerté à plusieurs reprises Mr Montillot, l’adjoint à la sécurité. Il n’y a aucune amélioration. Pourquoi ? Pourquoi la police, si présente en voiture sur les boulevard ou aux feux rouges pour arrêter les automobilistes, ne fait-elle pas de rondes à pied dans le quartier ? Pourquoi laisses-t-on ces trafics de drogue et ses probables réseaux de prostitution se développer en plein coeur de la ville ? Quelle attention la municipalité porte-t-elle aux populations du quartier ?
Un peu plus loin des affaires municipales : deux policiers de la PJ d’Orléans viennent d’être jugés : alors que leur rôle consistait à mettre fin au trafic de drogue, ceux-ci revendaient la drogue saisie par des circuits parallèles.
L’histoire ne dit pas s’ils arrivaient à reprendre la drogue qu’ils avaient eux-même fourni ! Mais cette affaire de « policiers ripoux » ne manquera pas d’entacher durablement la police orléanaise auprès des jeunes tentés par les trafics. Dans une France en manque de repères, si la police n’est pas exemplaire, comment peut-elle demander aux jeunes de l’être davantage ? C’est une perte totale de crédibilité et je m’étonne que, même symboliquement, la hiérarchie n’ait pas été sanctionnée. Car être responsable, c’est aussi assumer les erreurs des gens que vous dirigez, ne serait-ce parce que vous êtes sensé mettre en place des procédures de contrôle de leur activité.
Dans le montargois, une jeune fille marocaine de 19 ans, venue en France pour échapper à un mariage forcé, était battue par son frère. Tandis qu’elle venait demander assistance à la gendarmerie, celle-ci a contrôlé son identité et s’est rendue compte qu’elle était sans-papiers. Les agents l’ont, illico, signalée à la Préfecture d’Orléans qui l’a renvoyée au Maroc où sa famille ne manquera pas de la marier de force avec un cousin.
Il est particulièrement choquant que, venu chercher assistance, elle trouve finalement des agents qui, comme pour légitimer la violence subie, lui infligent eux-mêmes une autre violence. On peut se demander quels sont les repères de ces fonctionnaires qui perdent tout sens républicain pour ne mener que des procédures (que les associations d’aide aux migrants jugent par ailleurs illégales).
Enfin, citons, dans la même semaine, les 7 voitures brulées rue de la Tour-neuve, en plein quartier Bourgogne du centre-ville, et la voiture brulée rue des Rosereies à St Marceau. Que s’est-il passé ? les caméras étaient-elles défaillantes ? Ne servent-elles finalement à rien ?
Devant ces affaires dont certaines sont gravissimes, les orléanais attendent des explications des tenants de la politique du chiffre au premier rang duquel le tonitruant responsable à la sécurité, Mr Montillot. Lui qui, il y a un mois, prétendait devant la presse et devant le conseil municipal que tout allait bien à Orléans, lui dont les chiffres ne pouvaient mentir, qu’a-t-il à fournir comme explication ?
La politique du chiffre n’a-t-elle montré ses travers, n’a-t-elle pas fait son heure, à Orléans ?
Il est temps de redonner du sens à la politique de la sécurité dans notre ville, de la ramener à ses missions essentielles : la protection des personnes, et en particulier, celle des plus faible. Pour cela, nous avons besoin d’une police présente sur le terrain, proche des habitants, exemplaire et formée intellectuellement au rôle qui est le sien.





Nous avons besoin de faire aussi et surtout un vrai travail en amont:Pré-ven-tion
La déliquescence du lien social,ça ne se chiffre pas ,pas plus que la désespérance.
Monsieur Montillot;à quand un débat argument contre argument sur les limites du tout sécuritaire?:Saupoudrer un peu social n’est plus suffiant sauf pour arriver à vous regarder encore dans le miroir et je le prouve! Alors,qui organise le débat?
Yves Bodard
Vous êtes particulièrement gonflé d’illustrer votre texte, qui vise uniquement Monsieur Montillot, par une photo d’accident de véhicules d’une police étrangère.
Le rôle de la police (nationale et municipale) est non seulement la protection des personnes, mais aussi la protection des biens et la mise à la disposition de la justice des délinquants.
Dans le cadre des trafics de drogue et de la prostitution, le but de la police (nationale et non municipale) est de reconstituer les réseaux et de faire des arrestations en flagrant délit.
On peut aussi rappeler le travail des G.I.R., dont on n’entend plus guère parler sur l’AgglO. La solution est pourtant simple : un ciblage des zones criminogènes et une fouille immeuble par immeuble, cave par cave, parking par parking !
Je vous entends déjà vous plaindre de la stigmatisation de certains quartiers !
Alors comme ça, quand la prostitution cesse sur les bords de Loire, c’est grâce à la mairie mais quand elle prolifère rue des Carmes, la mairie n’y est pour rien ? Un peu de cohérence Laudes !
Allez, dites-nous quand avez-vous pour la dernière fois vu passer des policiers à pied rue des Carmes ? 2001 ? La vérité, c’est que le quartier est à l’abandon et que vous le savez. Discutez avec les gens dans le quartier, vous verrez ce qu’ils vous disent…
Pour la photo, il s’agit de policiers belges catastrophés par leur plantage. Un peu plus loin, un jeune qui observe la scène. je trouve qu’elle illustre très bien mon propos.
je me permet de poster un commentaire hors sujet mais j ai besoin de different avis j ai vu un appartement a vendre rue des carmes qui semble correspondre a mes attentes et surtout a mon petit budget beaucoup de personne me deconseille ce qartier qu en est il vraiment y a t il des habitants qui pourrait me conseiller le logement est situer pres du bar dont vous parlez plus haut a savoir que je suis une femme seul avec un ado . on me dit egalement que le quartier sera plus calme d ici environ deux ans .merci de vos renseignements
Carole, votre question est tout à fait dans le sujet. Je vous conseille de prendre contact avec l’association de quartier « Aux Carmes Citoyen » qui saura répondre plus précisément à vos questions : auxcarmescitoyens@free.fr