Le conseil constitutionnel vient d'annuler la taxe carbone considérant que "l'ensemble des "exonérations, réductions, remboursements partiels et taux spécifiques" dépouillent la loi de son ambition de lutte contre le réchauffement climatique et créent "une rupture d'égalité devant les charges publiques". "Moins de la moitié des émissions de gaz à effet de serre aurait été soumise à la contribution carbone", en raison de ces multiples exemptions, selon les juges constitutionnels. 93 % des émissions d'origine industrielle, hors carburant, en auraient été exonérées, poursuivent-ils." "
Cette taxe qui devait entrer en vigueur au 1 er janvier 2010 était une des mesures far qui fait bien rire quelques zouaves phare du Grenelle de l'Environnement. Alors que les verts en approuvaient le principe tout en jugeant son taux largement "insuffisant pour inciter à des comportements vertueux", Ségolène Royal la jugeait, elle, "écologiquement inefficace et socialement injuste". De nombreux parlementaires de droite étant hostiles à la "création d'une nouvelle taxe", on avait renommée la "taxe carbone" en "contribution carbone" ce qui parait beaucoup plus positif, quand on y pense !
Au travers de cette décision, le conseil constitutionnel remet le gouvernement face à ses contradictions. Comment être écologique en faisant peser les efforts sur les particuliers seulement ? Les entreprises productrices n'ont-elles pas, elles aussi quelques responsabilités ? Peut-on continuer à aider des secteurs qui ne vivent qu'en faisant circuler jour et nuit des camions sur les routes de toute l'Europe ?
Comment être cohérent dans l'ensemble de sa politique aussi ? Pensez-donc, grâce à la prime à la casse, les ventes de voitures ont battu tous les records cette année. Prime bien mal nommé elle aussi : il ne s'agit pas d'une "prime à la casse" mais d'une "prime à l'achat d'une voiture neuve qui pourra polluer encore de nombreuses années". Mettez votre voiture au rebut pour opter pour les transports en commun, vous n'aurez pas de prime ! C'est donc bien une prime à la pollution que le gouvernement a mis en place… en plein Grenelle de l'Environnement !
A bien y repenser, il n'y a pas de quoi s'étonner de l'échec du sommet de Copenhague. C'est même plutôt bon signe : signe qu'il reste 2 ou 3 chefs d'états qui ne sont pas d'accord pour les mascarades et les faux semblants, tels le Président du Sénégal qui a dit a rappelé à la tribune du Sommet les promesses faites et jamais mises en application. Pourquoi faire aujourd'hui de nouvelles promesses quand les promesses d'hier ne sont pas tenues ?
Au petit jeu de la responsabilisation des citoyens, il y a quelques politiques qui mériteraient bien de faire eux-aussi face à leurs responsabilités !
Au fait, Mr Grouard, quand est-ce que la ville dc'Orléans dont vous êtes maire pourra elle-aussi trier ses déchets ? Quand accepterez-vous de mettre en place le tri sélectif en centre-ville ? Depuis le temps que les citoyens vous le demandent… Je croyais que le développement durable était un des axes prioritaires de votre politique… Ah, vous travaillez au Grenelle II ? Pardon, dire et agir, c'est vrai qu'on ne peut pas tout faire…
Grouard s'en donne du mal pour sortir de l'anonymat ! Hélas, hélas, personne ne parle de lui ! pfff c'est pas juste…
Ce matin, quand vous tapez "Grouard" sur google, vous tombez sur… le blog de Fansolo (avant-même wikipedia, le site de l'assemblée nationale,…). C'est ce qu'on appelle un rayonnement… discret !
Ceci dit, bravo à fansolo et à son article sur Serge Grouard ! C'est bête qu'il ait dû quitter Orléans car au fond, c'est son meilleur allier en communication, n'en déplaise à orleans.mag et à AG:)
Parce qu'on n'est pas sur de s'y ennuyer si on prend les choses du bon côté !
Allez, joyeux noel à toutes et à tous !
Le babyfoot était l'un des cadeaux à la fois collector et tendance de ce noel 2009. Auchan, carrefour, Leclerc, Maxi Toys, la Grande Récré,… impossible d'y passer en voir plusieurs modèles !
Parmi les marques de jouets qui battaient le plancher des magasins, Smoby proposait 2 modèles : le baby foot Champions League n°1 autour de 100 € et le Champions League n°10 autour de 200 €.
Mardi 22, fidèle à son slogan "La vie Auchan, La vie moins cher", Auchan Olivet a eu la bonne idée de mettre ses babyfoots en promo.
Ainsi, il proposait aux heureux possésseurs de la carte Auchan une promo de 50% sur le babyfoot Champions League n°10 qui passait ainsi de 249,99 € à 125 €. Une aubaine pour ceux qui, comme moi, avaient fait tous les magasins à la recherche du précieux objet !
Seul problème, sous l'étiquette promotionnelle, ce n'était pas le baby foot à 249 € qui était présenté mais celui… à 100 € et des poussières !
L'erreur est humaine, me dis-je. Il s'agit manifestement d'une erreur d'étiquetage. Le vendeur va nous changer ça. Appel du vendeur qui commence par dire qu'il n'y a plus de babyfoot n°10 en stock puis refuse de faire une remise équivalente sur le prix du babyfoot n°1 au motif que son responsable n'est pas là (nous sommes à 2 jours de noel et il est 19 h dans un magasin qui ferme à 22 h).
"Enlevez au moins les étiquettes de promo car sinon, vous trompez les clients sur la remise réelle".
Don't act. Ailleurs, le n° 1 était en vente à 106 € chez Leclerc et le n°10 à 199 € à la Grande Récré, donc bien moins cher que chez Auchan.
Seulement voilà : 1 heure plus tard, le produit était toujours là, avec la fausse référence et la fausse promo. A l'heure qu'il est, les babyfoots sont sans doute vendus à des gens qui se seront fait duper.
Là comme ailleurs, il parait urgent que la direction d'Auchan Olivet inculque un minimum de valeurs à ses employés car au final, ce sont ces gestes de tous les jours qui dessinent une politique d'enseigne.
Lors de la présentation de la politique budgétaire de M. Martin au conseil municipal du 18 décembre 2009, nous apprenons que pour faire d’apparentes économies, la mairie d’Orléans veut limiter les frais de personnel. En effet, la ville prévoit un recours généralisé à l’externalisation des services, ce qui lui permet de réduire la masse salariale. Or, ce sont d’apparentes économies puisque cela ne diminue en rien les dépenses de la ville : d’évidence, les délégataires extérieurs sont payés pour effectuer ce que les agents municipaux faisaient déjà fort bien.
Toujours pour limiter les frais d’augmentation du personnel, la ville projette de recourir à un nombre croissant d’agents contractuels, démultipliant alors les situations précaires, plutôt que d’engager des agents titulaires. Les chiffres donnés par Mme Corinne Leveleux-Texeira sont frappants : en 2008, 748 agents contractuels contre 803 en 2009, soit une augmentation de 7 %. Le nombre d’emplois contractuels budgété pour l’année à venir est de 32% supplémentaires. Selon la conseillère municipale d’opposition, « ce n’est plus une mairie, c’est véritablement une agence d’interim ».
A ceci s’ajoute un décalage croissant entre les emplois réellement pourvus et les emplois budgétés. En 2008, 372 emplois n’ont pas été pourvus par rapport à ce qui était prévu. En 2009, ce seront 397 emplois encore qui n’auront pas été pourvus. Il y a donc eu, entre 2008 et 2009, une augmentation de 7% d’emplois non pourvus. La réalité de ces chiffres traduit un nombre d’agents inférieur à celui qui avait été envisagé dans les services. En clair, la mairie d’Orléans demande à ses agents de moins en moins nombreux de faire toujours plus.
Pour l’équipe municipale majoritaire actuelle (UMP – Nouveau Centre – Modem – MPF), l’année 2010 sera une année comme les autres, où tout va bien et où tout se passe dans le meilleur des mondes. La ville semble ne pas imaginer les difficultés que rencontrent des personnes en C.D.D. (Contrat à Durée Déterminée) pour louer un appartement, pour contracter un emprunt, ou tout simplement pour écrire leur avenir. Comment la mairie d’Orléans peut-elle se prévaloir de prendre des mesures sociales pour lutter contre la crise en confortant la précarité de ses propres agents ? Agir ainsi, pour une mairie censée donner l’exemple aux entreprises, c’est conforter la précarité !
Ceux qui suivent l'actu orléanaise le savent, le Maire, Serge Grouard, veut construire une salle de 10 000 places pour son équipe de basket professionnel, l'Entente Orléanaise. Cette salle devrait nous couter 60 millions d'Euros (certains parlant même de 100 millions si on compte les aménagements).
Alors, évidement, le sujet fait débat : pourquoi frinancer à cette hauteur-là un club de basket professionnel ? Ne devrait-on pas privilégier des sports de masse (foot, rugby, hand,…) ? Doit-on construire cette salle au bord de Loire, ce qui pose un tas de problèmes en termes de développement durable et de protection de l'environnement ?… On en a déjà parlé, on en reparlera.
Non, là, je voudrais être un peu factuel et poser une question simple : l'Entente Orléanaise de Basket peut-elle remplir une salle de 10 000 places ?
Le très officiel le site de la Ligue Nationale de Basket - "la LNB comme on l'appelle-ici" - donne les chiffres sur le remplissage des salles. Alors, rien que vous vous, mes amis, j'ai épluché tout ça et voici ce que j'y ai trouvé :
- le taux de remplissage moyen en ProA a été de 3 386 spectateurs en 2006, 3 504 en 2007, 3 565 en 2008.
- le taux de remplissage moyen à Orléans, 3 550 spectateurs en 2006, 3 584 en 2007, 3 411 en 2008
On attend les chiffres de 2009 mais ceux de 2008 sont assez inquiétants pour Orléans: le remplissage moyen a chuté de 4,8% alors que l'équipe avait fait une saison exceptionnelle (finissant 2° de la Pro-A). On se demande comment ces mauvais chiffre n'ont été mis en exergue, ni par l'équipe municipale, ni par les médias, qui nous parlent pourtant à longueur de journée des matchs de l'Entente Orléanaise. Un oubli ? Sans doute !…
En tout cas, pour ce qui est de remplir un jour 10 000 places, vous comprendrez que cette perspective ne me parait pas bien sérieuse.
J'attend donc de voir quand Serge Grouard va retourner sa veste pour nous expliquer que, non, cette perspective n'est pas très réaliste… on se tient au courant ?
SOS-Racisme lance une pétition nationale dont voici le texte. Pour consulter la liste des signataires et pour la signer, c'est ici
"Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.
Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.
Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.
Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.
La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.
Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.
C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble."
Parce que le racisme n'est pas une opinion, vous aussi, signez la pétition
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