Archive pour: juin, 2009

Quand la science étudie la politique

Le 22 juin 2009, Nicolas Sarkozy utilise sa prérogative issue de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 et selon laquelle il peut « prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa
déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait
l’objet d’aucun vote
 » (article 18). La polémique sur son intervention est née lorsque les spécialistes se sont disputés la scène médiatique pour exposer leurs points de vue sur la nature de son discours : s’apparente-t-il au « discours du trône » de certaines monarchies parlementaires, ou  au « discours sur l’Etat de l’union » prononcé par le président des Etats-Unis, ou encore à la « déclaration de politique générale » de nos Premiers ministres devant l’Assemblée Nationale ? Toutes ces questions n’en comportent qu’une en réalité, proche des préoccupations des linguistes : à quel genre ce discours peut-il appartenir ? Pascal Marchand, professeur de psychologie sociale de la communication, tente d’apporter quelques éléments de réponse à travers une analyse du lexique essentiellement.

Je souhaite simplement présenter les grandes lignes de cette étude en résumant grossièrement et en copiant-collant de larges passages du texte de Pascal Marchand, qui nous promet, les jours à venir, un approfondissement de ces premières observations.

Le choix d’une analyse du lexique permet de comparer les « déclarations de politique générale » de la Ve République avec le discours du 22 juin 2009, répondant alors, au moins partiellement, à la question « peut-on dire que le discours du 22 juin 2009 est une déclaration de politique générale ? »
Le corpus (ou recueil de données) est constitué à partir des 36 dernières « déclarations de politique générale » (de 1959 à 2007) et de la dernière intervention du président de la République devant le Congrès à Versailles. La méthode d’analyse de discours assistée par ordinateur (notamment la lexicométrie, l’analyse du lexique) permet alors de comparer et de décrire le genre et l’évolution de 37 discours.

Le texte de Nicolas Sarkozy comporte 6296 occurrences lexicales, ce qui
le situe dans la moyenne des « déclarations de politique générale »
(6400). Il a été tenu dans un contexte particulièrement difficile pour la majorité, au même titre que ceux tenus par d’autres Premiers ministres : P.
Bérégovoy en 1992, A. Juppé en 1996, D. de Villepin en 2006. Aussi est-il possible de l’assimiler à un discours gouvernemental.
L’analyse du lexique met en évidence le vocabulaire évité et privilégié par Nicolas Sarkozy.
- Vocabulaire privilégié : sans surprise c’est le terme « crise » qui est le plus spécifique (26
fois). C’est un terme qui
caractérisait déjà les déclarations de M. Couve de Murville (1968), d’E. Balladur dans ses deux
déclarations de 1993 ou de J. Chirac à la veille des présidentielles de
1988. Mais aucun n’a employé le terme « crise » comme Nicolas Sarkozy, qui en fait le
fil rouge de son discours. Un peu plus surprenant, par comparaison avec les dernières analyses du
discours de Nicolas Sarkozy, le « nous » est plus spécifique que le « je » : les formes du « nous » connaissent une spécificité jamais atteinte par un
Premier ministre. Rappelons qu’elles marquent éventuellement
l’intention de fédérer dans une période de remise en cause de l’action
de la majorité. Une analyse en contexte montre que ce n’est pas
forcément le cas dans le discours du 22 juin. Quant aux formes du « je », elles sont habituellement associée à Nicolas Sarkozy, mais pas ici :
on est très loin du sur-emploi par R. Barre ou P. Bérégovoy. On atteint
un usage spécifique comparable à celui d’A. Juppé (dans une période
également tourmentée). On note également que « je veux » (forme
significative habituelle du discours de N. Sarkozy) s’accompagne ici de
« je dis ». D’autres termes apparaissent comme spécifiques à l’intervention du 22 juin 2009 : « idée », « modèle », « problème », « malaise », « avenir », « impôts », « investissement », etc.
- Vocabulaire évité : la forme « gouvernement » est particulièrement rare dans ce discours (3 fois). Chez les Premiers ministres, le « gouvernement » disparaissait
systématiquement lorsque le « je » augmentait. On retrouve ici la même
personnalisation du programme politique, mais de la part du Président. D’autres formes comme « président de la
république », « emploi », « action », « politique », « nationale » etc. sont évitées alors qu’elles ont
généralement de hautes fréquences et composent ce que l’on appelle la banalité lexicale, ce qui ne signifie pas que Nicolas Sarkozy a totalement renoncé à la banalité : lui qui puisait énormément dans un vocabulaire redondant sur
des hautes fréquences, il a considérablement réduit sa banalité lexicale mais elle reste tout de même élevée et comparable à d’autres (A. Juppé en
1996, J.P. Raffarin).

Pour conclure rapidement, les résultats indiquent clairement que Nicolas Sarkozy s’est davantage
calqué sur le genre de la « déclaration de politique générale », se
rapprochant des discours de crise, mais en excluant le gouvernement de
son programme. Le président gouverne donc, mais seul. Pour autant,
comme le signale Damon Mayaffre, « il ne présidentialise peut-être
pas tant que cela la
République. Il ministrialise la présidence en faisant un discours de
politique générale
« .

J’ajouterai qu’il faut être prudent sur les conclusions que l’on peut tirer d’une analyse ainsi présentée, et notamment s’assurer que c’est bien le scientifique qui parle du discours politique et non le discours du scientifique qui parle politique.

Pour les curieux, une analyse plus détaillée est développée sur le site :

http://pascal-marchand.fr/spip.php?article40

Vous trouverez également d’autres études, non pas moins intéressantes, sur ce que la science peut apporter à l’étude de textes politiques.

Aidez-moi à changer de look

Miguelmartroiavril09 Non, il ne s'agit pas de me relooker, moi ! 

Je suis déjà très bien (même si je prends un peu de bide mais bon). C'est de mon blog qu'il s'agit !

Je pensais garder le blog tout noir longtemps mais j'ai l'impression qu'il ne plaisait qu'à moi alors… je change !

J'ai opté pour un blog plus sobre.

Quel est votre avis ? Pensez-vous qu'il faut que j'enlève des élements ? Que j'en rajoute ? Que je mette plus de couleurs,… Que j'arrête mon blog (non je déconne) ?

J'attends vos conseils !

China Moses et Barack Obama

Concert d'Orléans Jazz exceptionnel jeudi 25 juin 2009 avec China Moses et Raphaël Lemonnier

China est la fille de la chanteuse de jazz Dee Dee Bridgewater et du réalisateur Gilbert Moses. Elle évolue sur la scène du R’n’B français (chantant notamment sur le morceau "Evasion" de Diam's) et du hip-hop. Elle anime aussi des émissions de télévision sur MTV.

Hassan-kerim-china-moses Repérée par le pianiste Raphaël Lemonnier, elle vient de sortir un album-hommage à la chanteuse Dinah Washington, "This One's For Dinah"

Au campo Santo, China Moses a donné un spectacle extraordinnaire, à la fois puissant, sensible et drôle. Elle est ensuite allé à la rencontre du public dans le stand de la FNAC et de France Bleu où elle a étonné tout le monde par son humour, sa gentillesse, son accessibilité.

Chapeau, China !

China-moses-Mathieu-maillard

Comme elle est à la fois américaine et qu'elle travaille à MTV, j'aurais pu lui poser une question au sujet de la mort de Michael Jackson mais j'ai préféré laisser faire les professionnels :)

Je lui ai donc demandé ce que signifiait pour elle l'élection de Barack Obama à la maison blanche.

Voici un morceau du concert et ma petite interview… en exclu pour les lecteurs de coteboulevard !


China Moses en concert
envoyé par coteboulevard

Vous l'aurez compris, après avoir entendu le concert, tout le monde aura été séduit par le naturel de China et, finalement, tout le monde sera revenu avec ses petits souvenirs !

Mourad-Guichard-mathieu-maillard

 

Michael Jackson

C'était en 1983, j'avais 15 ans. Un jour je regarde la télé (comme tous les jours en fait). Je tombe sur ce clip vidéo. Travaillé comme un vrai film avec un vrai sénario, une lumière étudiée, de vrais plan coupés. Il ringardisait tous les clips de l'époque. La déferlante Michael Jackson arrivait en France. Ce clip se mit à passer en boucle à la télé. Suivirent les radios et les boom (et oui, il y avait les boom !). Tous les gamins voulaient danser comme lui.

Ce type était vraiment génial. Les vrais fans diront que Off The wall était son meilleur album. Peut-être, mais pour moi, jeune adolecent, il n'y avait pas mieux que Thriller.

Très vite, d'autres clips sont sortis, notament "Beat It" puis le génial "Thriller". On a vu également les concerts où Michael recyclant la dance hip hop pour la musique funk et le spectacle ! Même si vous n'êtes pas fan, vous l'avez sans doute déjà vu marcher à reculon sur la piste de dance.

Ma génération avait trouvé un nouveau Travolta, oubliait la fièvre du samedi soir pour s'adonner à la Michael mania. Quelques années plus tard, le mythe en a pris un coup. Décolorations, opérations chirurgicales, vie privée chaotique, rapports aux enfants ambigus. Alors, quand on compare le Michael des années 80 (première vidéo) à celui d'aujourd'hui (deuxième vidéo), on ressent un malaise. Qu'est-ce qui a pu faire que ce jeune homme talentueux devienne un pantin désarticulé qui cache son visage décoloré, affreux.

En tombant sur ces vidéos, je n'ai pu m'empêcher de penser au petit Michael qui fait le show au milieu de ses frères. On sait maintenant que ses parents l'obligeaient avec brutalité à aller chanter quand il n'avait pas trop envie. J'ai retrouvé aussi les clips où il était encore noir. On ne comprend pas comment et pourquoi ce gachi. Est-ce le showbiz qui l'a détruit ? Est-ce son éducation qui ne l'a pas assez construit pour l'aider à s'assumer et à grandir ?

"In the beginning, the land was pure… Can you feel it ?"

 
MISE A JOUR de cet article de juin 2007 : ce matin, à mon réveil, j'apprenais la mort de Michael Jackson. Je suis vraiment triste de voir le parcours de ce gamin devenu une sorte de monstre au point que certains en ont oublié sa musique et son talent. Etait-il Peter Pan comme il se plaisait à se définir lui-même ? C'était en tout cas le Roi de la Pop, quand j'avais 15 ans, que ma mère me demandait pourquoi je voulais absolument des chaussettes blanches et des pantalons serrés à la cheville, que le samedi, dans les boums, on lançait le pied en avant et on partait en pirouette WOUUH !
 
Pensée particulière pour moonblogueur qui perd à jamais le moonwalker, pour fansolette à qui il ne reste plus que Madonna, et pour tous ceux de ma génération qui ont un jour été scotchés par les clips de Michael Jackson. Pour eux, Michael Jackson sera comme leur jeunesse, à jamais partie mais toujours un peu vivante.
 
Le 3 juillet avait lieu, à Orléans, un rassemblement en l'hommage à Michal jackson

Encore un tour de Fansolo !

Vous l'avez compris, les blogueurs et les lecteurs de blogs ont TOUS rendez-vous à 20h, le 3 juillet, à la Brasserie de l'Indien à La Source (Place de l'Indien).

Il y aura du monde, du débat, et… quelques surprises…

Spécialement pour cette soirée, fansolo a d'ailleurs préparé un grand tour de prestidigitation dont je livre ici un extrait..De quoi donner envie à tout le monde de venir !

Orléans en caméra (presque) subjective

Promenade dans le centre-ville d'Orléans, le 21 juin 2009, jour de la fête de la musique, de 18h à 0h


fete de la musique a orleans
envoyé par coteboulevard

Que feront les élus sourciens de la majorité le 3 juillet ?

C'est pas Tahar Ben chaabane ! 

Plutôt que d'éructer bêtement et veinement en conseil municipal au sujet des blogs et des blogueurs qu'ils ne connaissent pas, les élus de la majorité de La Source viendront-ils à la République Des Blogs ?

Et vous que ferez-vous le 3 juillet  ?

Pour éviter tout problème avec la justice (ils sont parfois un peu sur les nerfs à droite), je dois faire remarquer que la photo ne ressemble à aucun élu sourcien en particulier :) héhé !

Fête de la musique à Orléans

Moins de monde dans les rues, moins de groupes, moins de diversité aussi pour la fête de la musique d'Orléans 2009. Classique, chant, rap, hip hop semblaient totalement absents tandis que rock, percussions et DJ emplissaient tout l'espace sonore.

Heureusement, le jardin de l'Evéché était plein à craquer pour écouter les rythmes de la musique cubaine de José Luis Cortes visiblement heureux de jouer en France avec le groupe NG La Banda.

Voici un premier morceau de cette 28° fête de la musique à Orléans : une reprise de Gantanamera par, justement, NG La Banda !


guantanamera by José Luis Cortes & NG La Banda
envoyé par coteboulevard.

Que feront les élus d’opposition le 3 juillet ?

Shadock

Corinne Leveleux-Teixeira, élue d'opposition d'Orléans trouvera-t-elle une heure de libre dans son emploi du temps pour venir à la RDB ?

Et vous, que ferez-vous le 3 juillet ?

C’est du lourd : Histoire d’une génération en 2 minutes 59


Abd Al Malik – C'est du lourd !

..

Trouvé sur 3° génération, blog participatif – espace de réflexion et d’information sur l’immigration, les migrations, les origines, l’identité, la diversité et les discriminations

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Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
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