Archive pour: janvier, 2009

Un Quartier vivant, des commerces et une vie de quartier

Demande bien légitime que celle de Céline et Loic : ils viennent s'installer dans une ville. Ils veulent un quartier sympa où ils pourrons s'intégrer le temps qu'ils seront là et ne pas prendre la voiture pour aller acheter le pain.

Vous m'avez un peu déçu, chers lecteurs, quand vous avez fait de vos réponses des motifs de propagandes. Je vais donc essayer de répondre comme je peux avec mes connaissances limitées.

L'un des choses qui rend le choix difficile est que la ville est très morcelée socialement. Tout le monde n'a pas les moyens d'habiter Dunois. Tout le monde n'a pas envie d'habiter l'Argonne.

Quartier Dunois : c'est un quartier bourgeois où l'on est bien entre gens bien. Il y a quelques commerces et un marché je crois sur la Place du même nom. On peut y acheter (quand on a les moyens) de belle maisons avec jardin. On est un peu éloigné du centre ville. Au moins, on n'est pas embêté par l'animation.

Autour du Faubourg Bannier (entre coligny et la médiathèque): c'est un quartier assez moche mais avec des commerces : Franprix Intermarché, traiteur, rotisserie, épicerie arabe, boulangeries, cafés un peu prolo, shoarmas, fleuriste, marchand de journaux,… Bref, il y a tout ce qu'il faut. Y habitent quelques jeunes et des mamies (d'où les commerces de bouche). Là encore, on n'est pas vraiment en centre-ville mais au moins, nul besoin de faire pas des kilomètres pour sa baguette. Côté animation, il y a le cinéma UGC et des brasseries place d'Arc à 200m

Autour de la rue de la République, Rue Bannier : on est au coeur de la ville. Au niveau commerces, on a des boulangeries, des cafés, des traiteurs, des brasseries, un supermarché et un cinéma Place d'Arc. Bref tout ce qu'il faut. A éviter si on aime le calme car la Rue de la République se transforme en autoroute pour piétons de toute l'AgglO le samedi. Si on a les moyens, on peut acheter un bel appartement ou une maison bourgeoise avec jardin.

Quartier St Euverte : Toujours un quartier bourgeois. Il y a un petit pôle commercial avec sa boulangerie, sa boucherie, son café et son marchand de journaux. On est prêt du Théâtre si on aime beaucoup sortir. Attention, le théâtre ne crée pas vraiment d'animation : les gens viennent et vont en voiture et les cafés sont fermés après le spectacle. C'est le quartier rêvé pour les RDV tupperware. Il y a là de magnifiques maisons anciennes avec jardin.

Quartier Bourgogne : C'est un quartier en train de changer depuis sa piétonnisation. De belles maisons à colombage, les 3/4 des cafés restaurants de la ville, la proximité avec la Loire, proximité du cinéma Pathé et des Halles Chatelet (voir plus bas). Un futur quartier bobo. A adopter si on est jeune et qu'on n'a pas peur du bruit le samedi soir à 1H (rues plus protégées vers la Place St Aignan).

Quartier des Halles : C'est là qu'on trouve les meilleurs commerces de bouche de la ville. Quelques restaurants, des magasins (galeries La Faillette)… Proximité avec la Loire. C'est The place to be si on aime vivre en appartement et qu'on est un fin gourmet (ressemble par certains aspects au quartier du bon marché à Paris).

Quartier des Carmes : l'un des quartiers les plus charmants de la ville (surtout entre la rue des Carmes et la Loire) avec des maisons anciennes à pans de bois au fond de jardins privatifs. La rue des Carmes à proximité offre de nombreux petits commerces (boulangeries, épicerie arabe, cafés turcs animés,…) c'est un peu le 19° arrondissement d'Orléans. Attention, d'importants travaux pour le tram sur la rue des Carmes vont durer entre 3 et 5 ans selon les capacités de la municipalité actuelle à mener à bien un tel projet (et quand on voit les ratés passées…). Ils risquent d'y rendre la vie impossible. Problème sur le quartier : des difficultés de stationnement. Louer impérativement un parking pour éviter les crises de nerfs. Le quartier sera rendu piéton dans 6 ans, quand la gauche aura repris la ville…

Quartier Madeleine : On revient sur les faubourgs avec ce quartier pourtant à proximité de la Loire. Quelques commerces et de rares restaurants. Un quartier que je trouve un peu froid mais on peut acheter un appartement dans immeubles récents quand on aime ça. Un quartier qui va être chahuté par les travaux puis un peu valorisé par l'arrivée du tram sous 5 ans.

Quartier Argonne : Un quartier populaire laissé à l'abandon depuis 8 ans par la municipalité et ça se voit. Un marché coloré, des cafés, des gens de toutes les nationalités, des associations. A adopter quand on a aimé avec force la banlieue et qu'on a une âme sociale.

Orléans SUD (NB: les gens du sud ne vont presque jamais au nord et réciproquement)

Quartier de La Source-Sud (autour du Lac et vers la Sologne) : un quartier sans aucun commerce (avoir impérativement 2 voitures) mais beau et calme. Des lotissements de standing où l'on vit bien entre gens bien. Une belle vie sociale, entre bourgeoisie et engagement pour les autres habitants de La Source parfois moins chanceux.

Quartier La Source-Nord : la plus belle vie sociale de la ville. Une ambiance polyculturelle. Beaucoup d'activités mais des commerces qui ont du mal à "tenir". A choisir si on n'a pas beaucoup de moyens et qu'on est passionné par le social, la vie associative et la banlieue.

Quartier St Marceau : des rues tranquilles dans un bel environnement. Des commerces autour de l'Eglise St Marceau; Ailleurs, je ne sais pas. C'est le quartier préféré des écolos qui peuvent y cultiver tranquillement leur jardin. Quartier assez bourgeois par ailleurs.

Quartier près de la Place de la bascule : de jolies maisons anciennes dans un quartier populaire. Quelques commerces sur la place. On est à proximité de la Loire d'où on peut admirer la ville (la vraie selon moi)

Olivet : Un joli centre-ville avec des commerces. Une ville de province à elle toute seule ! Une ville entre bourgeoisie et écologie. On est entre soi mais on a un beau jardin où l'on peut déjeuner en été. Une ville où il fait bon vivre quand on aime l'ambiance provinciale.

Voilà, un peu rapidement ma cartographie de la ville. Je n'ai pas parlé des quartiers que je ne connais pas. 3 conseils complémentaires :

1- le prix de l'immobilier est moins cher qu'à Paris. Si vous êtes propriétaires, sachez qu'il n'est pas facile de racheter sur Paris après quelques années à Orléans car les prix y grimpent plus vite là-bas. Si vous êtes locataires… devenez propriétaires ! Pourquoi enrichir des gens qui n'en ont pas besoin ? La ville est très peu dense et 25% des habitants de la ville d'Orléans habitent dans le centre-ville. Un peu partout, même en centre-ville, il y a des maisons avec jardin. Pourquoi ne pas faire le pas ?

2- pour ce qui est de vous intégrer dans la ville, sachez que c'est difficile : Orléans n'est pas une ville facile. Ce n'est pas vous, c'est la ville. Il faut juste oublier les chiens d'orléans, éviter de retourner à Paris tous les week-end (ce qui vous empêchera de faire des connaissances), aller dans une ou deux associations, se présenter comme parents d'élèves si vous avez des enfants, lire la république du Centre régulièrement (au début, ça va vous faire bizarre, vous verrez !). Vous finirez par vous faire des amis, au bout de 4 à 6 mois, souvent des gens qui, comme vous, ne sont pas d'ici. Dés-lors, ça devrait aller.

3- surtout lisez les blogs d'Orléans (www.blogorleans.fr), commentez, etc.. d'abord, ça fait plaisir aux auteurs, ensuite ça enrichit le débat, et enfin… ça peut faire des réseaux et des copains !

Allez, une petite visite à vélo (j'adore ce clip !)… on voit la rue de la république, la Place du martroi, la place de Gaulle, les bords de Loire, la vue depuis la place de la bascule, les abords du quartier Halles Chatelet, la place du Martroi et la rue de la Rep (dans l'autre sens) et évidemment, le boulevard !


Orléans a vélo
envoyé par coteboulevard

Les blogs politiques et citoyens d’Orléans sur Radio Campus

Radio-campusAprès 2 ans d'effervescence de la blogosphère locale, après 2 élections françaises où internet a eu une influence très modeste au regard des résultats impressionnants de la campagne internet de Barack Obama, il est temps de débattre au sujet des pratiques sur internet à Orléans et en France .
 
 
Le militantisme sur internet que certains appellent "militantisme virtuel"
Quels objectifs ? Quelles pratiques ? Quelles perspectives ?
 
 
  Un débat "A Batons Rompus"
spécial blogs politiques et citoyens,
mardi 3 février de 19h à 20h
sur Radio Campus – 88.3 FM
ou http://www.orleans.radio-campus.org (en live et en podcast)
 
Avec
- Yves Clément, Président du Modem du Loiret
- Corinne Leveleux Teixeira, Elue d'opposition socialiste à Orléans
- Calamity Jane, blogueuse orléanaise
- Gilles, blogueur sur openlasource
- Miguel, blogueur sur le Boulevard
 
 
Ce débat sera aussi l'occasion de faire un point sur l'actualité politique de ce début d'année.
Il sera animé par le journaliste Hassan Kerim
 

La rue des Carmes sera piétonne !

La concertation citoyenne n'aura pas duré longtemps ! Et pourtant, elle a été suffisante pour démontrer tout l'intérêt des habitants pour la piétonnisation de la rue des Carmes.

Problème, la municipalité était contre. Du coup, elle est bien embêtée mais des bruits concordants laissent entendre qu'elle serait prête à faire volte-face.

Jeudi 29 janvier, à 20h30, une Réunion publique aura lieu dans la salle polyvalente de la Madeleine à Orléans au sujet de la 2° ligne de Tram.

Même si le projet des Carmes n'est pas vraiment à l'ordre du jour, on s'attend à une annonce à ce sujet. C'est donc une réunion importante à laquelle tous les habitants sont appelés à participer.

Je parie :

1- que la municipalité va annoncer la piétonnisation de la rue

Sur le projet global, je parie :

2- qu'elle va dire que l'opposition fait rien qu'à l'embêter
3- qu'elle ne fournira aucun planning clair sur le projet
4- qu'elle ne fournira aucune information concrète sur les financements
5- que CE Lemaignen (président de l'AgglO qui vient d'augmenter les impôts de manière impromptue) va encore se gratter la tête quand Grouard parlera finances. A moins qu'il évite tout simplement de venir.
5- qu'il y aura du monde pour assister à ça

Blog en grève


Avis de greve
envoyé par coteboulevard

Aidons Céline et Loic à trouver un quartier !

Ce soir, je reçois le mail suivant :

"Bonjour

Dans le cadre de la mutation de mon mari nous nous
installons sur Orléans cependant cette ville nous est complètement
inconnue

nous recherchons un quartier vivant avec des
commerces de proximité et une vie de quartier que pouvez vous nous conseiller ?

Par avance nous vous remercions

Céline et Loïc"


Et si on les aidait ? Attention, c'est sérieux. Je compte sur tout le monde pour aider Céline et Loic dans leur choix. A vos com' !

Lire ma réponse à Céline et Loic :  Un quartier vivant, des commerces et une vie de quartier à Orléans

Le Travail entre joie et souffrance

Au cœur des réflexions chrétiennes au sujet du travail, on trouve ce court passage de la Bible où l'on voit Dieu en train de créer le monde : séparer l’ombre de la lumière, les eaux tourmentées de la terre ferme, créer l’Homme. Un sacré travail ! A chaque étape de son œuvre, il regarde ce qu’il vient de faire et ressent la joie profonde du travail accompli « Dieu vit que cela était bon » nous dit-on.

Dimanche 18 janvier 2009, une centaine de cadres chrétiens de la région Centre étaient réunis à Orléans pour réfléchir au thème « Le Travail, vers quelle Humanité ». Thème un peu classique mais qui allait finalement se révéler assez enrichissant.

 Tout d’abord, alors que l’on s’apprêtait à essayer de comprendre la situation du monde du travail en région Centre, on se rendit vite compte que les intervenant, cadres du secteur automobile, l’un à Orléans, l’autre à Chateauroux, étaient en fait totalement immergés dans la mondialisation. La mondialisation, objet du congrès MCC de Lille en 2001, semblait alors bien abstraite, lointaine. Elle est aujourd’hui là, au cœur des activités de la région, et elle est arrivée par un chemin où on ne l’attendait pas.

AutomobileLa sous-traitance et la mondialisation

Lorsque vous achetez une voiture, vous pensez qu’elle a été fabriquée par un constructeur, Renaud, PSA… En fait, les constructeurs automobiles se sont entouré d’un nombre incroyable de sous-traitants qui fabriquent les différents éléments qui constituent le véhicule. Le sous-traitant est fournisseur vis-à-vis de ce client auquel son avenir est intimement lié. Il ne vit que par le client, pour le client, le contenter, le garder. Il n'est plus seulement industriel, mais de plus en plus prestataire de services.

Pour gérer les appels d'offres, le secteur automobile a mis en place ce qu'on appelle des "places de marchés" sur internet (marketplaces) qui mettent en concurrence des fournisseurs du monde entier. Sur ces plateformes, on mène des enchères inversées. Dans ce mode de vente, le client fixe un prix plafond et les fournisseurs baissent leurs prix tour à tour jusqu’à ce que le prix soit tellement bas que celui qui vend ne gagne presque plus rien. Il arrive que, pour maintenir une production, l’entreprise vende à perte c'est-à-dire qu’elle accepte de vendre moins cher que ses coûts de production.

Parfois, les constructeurs exigent du sous-traitant qu’il fabrique ses produits en Europe de L’Est ou en Chine. Celui-ci est obligé de le suivre, sans quoi le constructeur se dirigera vers un autre fournisseur qui, lui, produira moins cher. Les prestations étant contractualisées sur le long temps, perdre un marché, c’est prendre le risque de fermer son entreprise. Le fournisseur n’a donc pas le choix. Il délocalise pour produire moins cher là-bas en espérant sauvegarder les emplois ici qui produisent, eux, déjà à perte.

C'est ainsi que, par le biais des relations client-fournisseurs, la mondialisation est entrée de plein pied dans notre économie et elle n’est pas prête d’en sortir puisque ces relations structurent de fait l'économie moderne.

Pour un cadre dirigeant, comment expliquer ces enjeux aux ouvriers ? Pas facile ! On essaye de les rassurer, de leur rappeler l’engagement des dirigeants pour garder les emplois locaux, on rappelle qu’ils l’ont toujours fait depuis toujours. N’empêche, l’inquiétude est là et les relations ne sont pas faciles…

Le client est la raison de vivre de l'entreprise ! N'est-elle pas aussi une figure commode sur laquelle on peut être tenté de se défausser de ses responsabilités ?

La recherche de la taille critique

Parfois aussi, les constructeurs disent au fournisseur: « Vous êtes trop petit. Vous comprenez, on va faire une toute nouvelle voiture très sophistiquée qu’il va falloir construire pendant des années. On est très contents de vous mais on ne peut pas prendre de risque. Sur ce dossier, on veut travailler avec une entreprise qui a de solides assises financières ». Alors, pour garder son client, sauvegarder son entreprise et ses emplois, le patron vend son entreprise à un groupe international. La PME française perd ses capacités de décision et ses projets. Elle se converti en simple centre de production dirigé par un groupe dont les décideurs ne parlent même pas le français.

Dans une PME à taille humaine, le patron connait tout le monde : le jeune qui voit là l’occasion de tenter sa chance dans un grand groupe, le suiveur qui se dit que tant qu’il a un boulot, ça ira comme ça, et le retissant qui ne voit que les points négatifs. Le rôle du cadre est alors de comprendre les inquiétudes légitimes, d’écouter les gens et d’essayer de trouver de vrais réponses à leurs questions. « Vous dites qu’on va supprimer la R&D ? Mais peut-être que nous sommes compétents et que nos compétences les intéressent. Peut-être aussi peuvent-ils nous apporter des compétences que l’on n’a pas et qui nous seront utiles ». Dés-lors, par l’humain, on arrive à convaincre les plus motivés qui a leur tour convaincront la majorité.

Finalement, dans l’exemple de la PME en question, certes le centre de décision est à l’étranger mais plusieurs années après, l’emploi est toujours là. On constate cependant que la mutation de l’entreprise ne lui a semble-t-il pas permis de gagner les marchés qu'elle escomptait puisqu’elle n’a pas connu de croissance significative.

Le cadre pris dans les tourbillons de l'organisation

 Dans ces expériences, on se rend compte que les structures s'adaptent en s'internationalisant. Pour cela, des français partent en Bulgarie, des allemands viennent en France… Parfois, on a l'impression que les hommes sont les jouets (sans doute involontaires) de ces organisations, tel ce cadre parti 3 ans de France pour créer une filiale au Canada. Au moment de revenir, il n'y avait plus de place pour lui en France, on lui a donc proposé une mission de 3 ans en Bulgarie. Et après,… on ne sait pas.

EscalatorsC'est qu'un cadre dirigeant est au service de l'organisation, tel ce jeune devenu cadre dirigeant d'une grande entreprise en 3 ans sans y être vraiment préparé et qui se retrouve à travailler comme un fou du matin au soir, WE compris. Qu'il se passe quoique ce soit et il se doit d'
;être là, de toujours répondre. Qu'il ne se passe rien, il répond quand-même aux mails qu'il reçoit de manière incessante sur son blackberry. "Ton blackberry, c'est ta maitresse" lui dit un dimanche sa femme un peu excédée. "Je me demande s'il n'y a pas là quelque-chose qui ressemble à de l'addiction" nous dira-t-il spontanément.

"Il faudrait se garder 2 heures par semaine pour soi, pour réfléchir à ce qu'on fait au travail" lui conseille quelqu'un qui avoue aussitôt, que, évidemment, ce n'est pas possible ! Alors quel recul sur son travail, sur les relations qu'on y noue, sur sa manière d'agir ? La meilleur solution, c'est de se faire aider nous dit-on. Certains ont des coachs, d'autres des psy, d'autres des groupes tels le MCC. Mais au fond, ce ne sont souvent que des solutions à notre incapacité à consacrer ces 2 heures hebdomadaires qui nous permettraient de nous construire.

Ah, si on ne recevait pas autant de mails ! Si on en envoyait pas autant aussi ! Finalement, on peut se poser beaucoup de question sur les mails, portables,… tous ces outils sensés nous mettre en relation permanente les uns avec les autres. Car, qu'est-ce qu'une relation ? L'expérience nous montre en effet que c'est par le rapport personnel que l'on arrive à échanger réellement, comprendre, créer une relation justement. Les outils de communication nous y aident-ils vraiment ?

La joie et la souffrance

Dans l'évangile, il est dit "Que votre oui soit un oui et votre non soit un non". En écoutant les témoignages, j'ai sans doute entendu des "oui", je n'ai pas perçu aucun "non". Cela doit nous interroger sur notre capacité à discerner, à faire des choix. Sans quoi nous serons toujours à courir derrière la situation qui nous est imposée. Sans quoi, nous et ceux qui travaillent avec nous, risquent bien d'être broyés par les circonstances. J'ai senti de la souffrance dans les situations qui nous étaient présentées.

Dans "Le dernier métro" de François Truffaut, il y a cet échange extraordinaire (je cite de mémoire) "madame, de vous voir est une souffrance". "Hier, vous disiez que c'était une joie". "C'est une joie… et une souffrance". Quand on réfléchit au monde du travail, on perçoit tout à fait ça : à la fois la joie devant le travail accompli, les chalenges relevés,… mais aussi cette souffrance des hommes qui ne comprennent pas toujours bien ce qu'ils font au milieu de tout ça.

La responsabilité du cadre chrétien devrait être d'aider ceux qui l'entourent à voir la joie et à chaque fois que c'est possible, à diminuer la souffrance. Encore faut-il être en capacité d'y voir clair dans les situations, celle des autres, et la sienne…

[Je précise que ce texte est une réaction à la journée MCC et non un compte rendu.]

Bonheur simple d’un moment partagé

Histoire-simpleAu café "Autour de la Terre", j'ai vu cette inscription qui nous donne, avec des mots tous simples, une définition du bonheur.
 

La blogosphère d’Orléans aux becs à vin – IX° RDB

Vendredi 23 janvier, IX° RDB (rencontre des blogueurs citoyens et de leurs lecteurs) aux Becs à Vin de la Rue de Bourgogne. Une rencontre où je pensais qu'on serait très peu nombreux. On l'a annoncé hyper-tard, peu de gens avaient dit qu'ils viendraient. L'un avait piscine, l'autre basquet, l'autre une réunion,… 5 confirmations seulement sur facebook. La promesse d'un flop. Mais bon, pour discuter on n'a pas besoin d'être 35 (notre record je crois) !

Finalement, pas mal de monde. Des blogueurs, quelques lecteurs et politiques. Une ambiance sympa dans un cadre sympa.

A l'étage, devant un grand feu de cheminée, il y avait :

Les habitués :
- Horza (qu'avait un beau manteau), Calamity Jane (qu'avait une belle casquette), Fansolo (qui trouve que CDG fait un rejet des blogs), policarpov (qui a bien bossé pour RESF), polyborus (qui est resté jusqu'à la fin !), Jean-Paul Morat (qui en avait gros sur la patate), Minijack (qui a calmé le jeu avec jean-Paul), Gilles (qui n'a pas parlé des pinguoins de La Source), Jean du Modem (qui ne comprend pas pourquoi on le vanne au sujet de ses commentaires), GABRIELLE (qui n'a pas dit "patate")

Les occasionnels non politiques:
- Fo0 (qui est parti trop tôt pour que je puisse vraiment parler avec lui), son copain dont j'ai oublié le nom  (qui nous a un peu expliqué pourquoi il a arrêté son blog 1doubleJe)

Les entrepreneurs :
- Katherine (qui a bien aimé Les Becs a Vin puisqu'elle est devenue fan sur Facebook), Johann (avec qui j'ai discuté politique même si j'aurai bien discuté d'autre chose sauf qu'on a pas eu le temps)

Les nouveaux blogueurs :
- Marie (qui j'espère a passé une bonne soirée), Jean-Pierre (qui va créer un blog tout vert, normal puisqu'il est vert)

Les politiques :
- Corinne Leveleux Teixeira (qui est arrivée en retard vu qu'elle était à Paris), Marie Thérèse Noel (qui est partie en avance), Guislaine Kounovsky (qu'on a obligé à venir alors qu'elle sortait d'une réunion politique à La Source)

Les Lecteurs :
- Jean (qui n'a plus de cheveux mais ça va repousser je crois), Emmanuel (qui est venu, parti, revenu,…)

J'ai essayé de voir tout le monde mais ça n'a pas été facile.

Voilà, finalement, on était asses nombreux. En partant, on a remarqué que l'addition était 5 fois inférieure à celle du Bobar. Pourtant le vin était super bon et les planches aussi. Pas cher et sympa les Becs à Vin !

Sympa aussi cette communauté des blogs d'orléans !

Butterfly

Je sais, c'est nul de mettre de la musique ou de raconter sa vie sur un blog citoyen. Mais bon,comme le dirait un célèbre blogueur orléanais, "Je fais ce que je veux, c'est MON blog".

Voici donc butterfly de Jason Mraz, un type que j'ai découvert par hasard au travers du web, dont j'ai reproduit la vidéo sur un article (oh là là, c'est mal !) avant d'acheter son CD sur amazon (ouf !). Je ne peux que vous encourager à faire de même ! L'album est super !

Il pleut dehors, on a tous besoin d'un peu d'énergie. A consommer sans modération. Bon samedi à Tous !


Un vrai projet pour le quartier Carmes

On l’a bien senti lors de la réunion publique de la municipalité d’Orléans de décembre : quelque-chose n’allait pas dans le projet Carmes. Tandis que la salle demandait la piétonnisation du quartier, Serge Grouard affirmait qu’il sentait que le quartier n’était pas prêt. Pourquoi voulait-on mettre la rue au carré ? Pourquoi voulait-on raser les immeubles du XV° au XVII° plutôt que de les rénover ?

Parce que la mairie n’a pas su ou voulu répondre aux habitants, l’opposition a avancé ses pions sur ce dossier pour sensibiliser les habitants du quartier. La présentation du contre-projet de l’opposition a eu bon écho tant en réunion publique que dans les discussions dans le quartier.

Aussi, alors que la mairie s’apprête à clore le débat (mené depuis le 15 décembre, donc en période de vacances !), on apprend dans la république du centre de ce matin que la quasi-unanimité des commerçants (65 sur 67) a signé une pétition réclamant la piétonnisation de la rue !

Pas prêts pour la piétonnisation ? Les habitants n’attendent que ça depuis 30 ans ! Faut-il que l’on méprise tant un quartier pour ne pas se rendre compte de ses aspirations profondes !

Aujourd’hui, les habitants réclament de poursuivre la concertation et de l’élargir à la contre-proposition de la gauche . Il va être difficile à Mr Carré et Grouard d’admettre qu’ils se sont trompés. Il leur sera également difficile d’aller contre la volonté du quartier. Le jeu va sans doute consister à faire des promesses aux commerçants qui sont, pour la plupart des gens modestes. La question est de savoir si ces commerçants vont céder devant des gens qui représentent une droite raciste (au moins du point de vue social) puisqu’elle va jusqu’à dire, en privé et en public, qu’elle veut  « nettoyer » le quartier. La question est enfin de savoir à quel point le quartier est sensibilisé à son avenir et s’il a une vraie volonté de le prendre en charge.

Comme le dit Jacques Chavane dans son article de la République de Centre, ce dossier parait plein de rebondissements. Car, qui dit piétonnisation, dit tramway en site propre et suppression des voitures dans la rue. Pourquoi alors aligner la rue en rasant les immeubles anciens ? Pourquoi faire un parking pour les voitures qui ne sont plus là ?

Voilà un projet encore une fois bien mal ficelé qu’il convient de reprendre dans le bon sens : On veut un tramway ? On le veut en site propre pour qu’il ne soit pas bloqué dans les embouteillage ? On veut une rue piétonne, pourquoi pas tout le quartier, d’ailleurs ?

Ok, alors on fait passer le tram. On piétonnise la rue créant ainsi de larges trottoirs. On installe une station vélo+ à chaque bout de la rue.  On rénove la rue et le quartier. Il est là le projet, le vrai, celui qui respecte et le quartier et les habitants.

Bon les jeunes, vous revoyez votre copie et vous repassez en deuxième semaine ? Et si on mettait en route un vrai projet pour la rue des Carmes ?

Miguel.

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Agenda

  • CINÉ/DÉBAT au 108 / Les nouveaux verrous de la société avec OWNI + film " PUNISHMENT PARK" le 24 fév 2012 19:00
  • LA RUMEUR + FRED D'ORLINZ TRUBLION & SUPAFUH + ALI'M PHANTOM • jeudi 5 avril, à 20:30, à Le Bouillon. le 05 avr 2012 20:00
Web-TV L'actualité d'Orléans en vidéo vue par Côté Boulevard sur youtube.com/coteboulevard
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