Il a été à l'origine directe ou indirecte d'une trentaine de blogs citoyens à Orléans. Si je ne savais CDG si têtu, j'essayerai de lui dire que non, qu'il n'a pas le droit de faire ça, qu'il est unique, utile, indispensable. Mais bon, il est breton…
Si vous en avez le courage, allez-y. On en a tous besoin. C'est ici
A l'occasion de son message de Noel, André Fort, Evèque d'Orléans, rappelle notre devoir d'hospitalité envers les étrangers.
« Le jour où Marie devait accoucher arriva. Elle accoucha de son
fils premier né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire parce
qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie ». (Luc 2, 6-7).
Il n’y avait pas de place pour eux !… Saint Luc mentionne le fait
sans aucun commentaire. Il nous laisse le soin de prendre conscience de
ce que cette situation a d’extraordinaire et de bouleversant.
Aujourd’hui, des familles qui ont dû s’expatrier pour échapper aux
dangers qui les menaçaient sont longuement réduites à survivre chez
nous dans des conditions de précarité et d’inquiétude insupportables. Les souffrances des étrangers soumis au régime des centres de rétention
ont soulevé une vague de compassion et de protestation que les Cercles
du silence ne nous permettent plus d’ignorer.
Nous savons qu’il appartient aux Pouvoirs publics de maîtriser les
flux migratoires générés par les guerres, la corruption et les crises
socio-économiques des pays en voie de développement. On ne peut
cependant rester indifférent aux souffrances des étrangers présents
chez nous dont les situations sont traitées administrativement, sans
suffisamment prendre en compte leurs efforts d’inculturation, leurs
capacités de participation laborieuse à l’économie locale et
l’application courageuse de leurs enfants scolarisés.
Nous sommes trop peu nombreux à avoir pris conscience que le
développement ne peut être réel et assuré que s’il est commun à tous.
Plus les fractures socio-économiques se creusent, plus la justice est
bafouée et la paix menacée. Lorsque la crise économique suscite
l’inquiétude et pousse à l’individualisme, elle appelle un sursaut de
lucidité courageuse et de solidarité généreuse.
Il n’est pas nécessaire d’être chrétien pour partager ces
convictions et compatir aux épreuves des migrants privés des droits et
des ressources sans lesquels ils sont réduits à la clandestinité et
parfois victimes d’une exploitation scandaleuse. Mais pour les
chrétiens, le devoir de solidarité et d’assistance s’impose au titre de
leur foi, et pour les catholiques au titre de la doctrine sociale de
notre Eglise.
Nous sommes les disciples de Jésus, le Christ de Dieu « venu chez
les siens et que les siens n’ont pas reçu ». Nous avons appris de Lui
qu’en tout homme nous devons reconnaître un frère et nous l’entendons
nous dire : « J’étais un étranger et vous ne m’avez pas recueilli » (Mt
25, 43). Nous avons manifestement beaucoup à faire pour être de dignes
héritiers des générations chrétiennes qui nous ont précédés et pour
lesquelles il était évident que « l’hospitalité est la fille aînée de
la charité ».
Noël tombe le 25 décembre, moment de l'année où les jours cessent de décroitre, où le monde cesse d'aller vers l'obscurité pour se diriger vers la lumière. C'est ainsi qu'au travers de la naissance de Jesus, on continue sans doute à célébrer d'anciennes fêtes païennes à renaissance de la Lumière.
Au coeur de la foi chrétienne, il y a l'idée que Jesus est en chacun de nous et que l'assemblée de ceux qui croyent en lui forment le corps du Christ. Au travers du souvenir de sa naissance parmi nous, c'est donc aussi notre propre renaissance que nous espérons : c'est tout naturellement une vie moins noire, plus généreuse, plus fraternelle que nous appelons de nos voeux.
Cette espérance est au coeur des veillée de noel.
Tous les ans, les croyants vont à la messe célébrer le divin'enfant à la lumière des bougies. Mais même ceux qui ne croient pas (ou plus) veillent, souvent en famille, jusqu'à minuit pour s'offrir des cadeaux qu'ils ont posé aux pieds d'un arbre coloré et illuminé.
Dans un cas comme dans l'autre, dans cet act de la veillée, il y a l'aspiration à se retrouver tous ensemble dans la même attente, la même joie et, en fait, dans la même espérance.
C'est pourquoi quelques-soient nos convictions religieuses, nous voudrions qu'en ce soir de noël les personnes seules aient de la compagnie, que les pauvres aient un repas de fête, que chaque enfant ait un cadeau. Les gens qui sont dans ces situations difficiles sont comme une tâche à ce monde que nous rêvons plus fraternel.
Mais ce désir peut-il se limiter à cette nuit de noël ? La solitude et la pauvreté sont-elles affaires d'une soirée ? Si notre joie ce soir est vraiment profonde, peut-être nous donnera-t-elle la force de nous battre pour ce monde plus fraternel que nous appelons tous de nos vœux.
Puisse donc cette lumière de noel guider nos pas dans l'année qui s'annonce. Très bon noel à Tous.
Comme le raconte très bien Corinne sur Place de l'Etape, il semble que les élus de la majorité orléanaise aient pris pour habitude de voter des textes qu'ils n'ont pas lu.
Preuve, s'il en fallait, ils ne sont pas offusqués lors du dernier conseil de ne pas avoir dans leur dossier la charte de la démocratie citoyenne alors qu'ils étaient sensés se prononcer dessus.
Pire : lorsque l'opposition demanda à voir le texte, le maire fit reproduire 12 exemplaires pour l'opposition mais aucun pour la majorité. Personne ne s'en offusqua !
C'est vrai que du centre à la droite extrême, tous ont toujours voté sans broncher toutes les délibérations. On peut quand-même se demander comment ces élus considèrent leur mandat et leur responsabilité politique.
L'histoire complète (et en plus drôle !) racontée là.
Il y a plusieurs années, la mairie d'Orléans a décidé de créer un marché de noël Place du Martroi. Les premières éditions ont connu une forte affluence.
En ce noël 2008, alors que le pays s'enfonce doucement dans la crise, la municipalité a décidé d'en faire encore plus dans les flons-flons avec la mise en place d'une grande patinoire inaugurée par Philippe Candeloro autour de la statue de Jeanne d'Arc et par le déploiement des chalets idouanes sur d'autres places que la place du Martroi (Place d'Arc, Place de la République, Halles Chatelets). Ce déploiement à contretemps a eu pour résultat une fréquentation très médiocre.
Déjà, en conseil municipal, à la suite de l'opposition, les élus de la majorité convenaient que les résultats du marché de noël de la Place de la République et des Halles Chatelets laissaient à désirer. J'ai donc interrogé les commerçants de la Place du Martroi : -25 à -30% de chiffre d'affaire par rapport à l'an dernier. La cause évoquée ? La crise d'une part, l'éparpillement d'autre part.
Il semble que la ville n'aime pas le concept proposé par la municipalité Grouard : on se rappelle que déjà, pendant les fêtes de Jeanne d'Arc 2007, la municipalité avait essayé de faire vivre d'autres lieux que la Place du Martroi. Cela avait eu pour effet une faible affluence au Martroi et un échec sur les autres places.
Toulouse a son Capitole, Paris ses Champs Elysées, Lyon sa Place Bellecour . Le cœur d'Orléans bat , lui, au Martroi : c'est là qu'on donne rendez-vous à un inconnu, que l'on manifeste, que l'on fête les victoires de l'équipe de France de foot, que l'on fait campagne. Ne pas tenir compte de ces repères sans doute assez anciens, c'est un peu comme vouloir aligner la rue des Carmes : c'est ne pas respecter ce qui structure la ville et ses habitants.
Pourquoi voulez-vous qu'une ville qui a fait la fête pendant des siècles le 8 mai autour de Jeanne d'Arc se mette à fêter Noël sur la petite Place de la République ?
Alors certes, il ne faut pas être rétif à tout changement. Ce n'est pas une raison pour ne pas en tirer quelques leçons pour les prochaines éditions ou échéances…
"Alternative nomade" est une association qui organise des événements culturels dans la région et aide des groupes musicaux à trouver des dates de concerts (dont alf et les dindons, vus à l'Astrolabe en octobre )
Pour fêter dignement ses 5 ans d'existance,
"Alternative nomade" organise un concert le 20 décembre 2008 à Ingré, espace Lionel Boutrouche avec ALF et les Dindons, Palette europe, anael miller, les tapeurs de tortues
Tarif exceptionnel ! 3€ !!!
Une bien belle soirée en perspectives !
…
Je profite sur cet article pour signaler qu'il y a un blog citoyen à Ingré : moningré. Bonne visite !
Voici le commentaire que j'ai posté il y a 24 heures sur le forum de La Rep (en attente de publication):
Chers amis de La Rep, êtes-vous fiers des publi-reportages diffusés depuis lundi 15 décembre ?
Quelle place au recul du journaliste par rapport à la communication municipale ? Quelle mise en perspective déontologique ?
Je
trouve cette série proprement scandaleuse : ce qu'on attend d'un
journal, ce n'est pas de reprendre tel quel ce que lui dit ou écrit la
mairie.
Le journal municipal orleans.mag est gratuit. Pourquoi acheter un journal s'il écrit la même chose ?
Les
surprises vont grandissant de jour en jour. Faut-il être pro-grouard
pour lire La Rep ? Merci de nous l'indiquer, cela pourrait nous faire
quelques économies à Tous.
En effet, depuis lundi, la République du Centre a entrepris de parler du programme municipal pour 2009. Soit, c'est plutôt une bonne idée. Problème : chaque article est le lieu de l'auto-promotion de la majorité municipale. Le journaliste ne fait preuve d'aucun sens critique. Ne met pas en perspective, par exemple avec le bilan. Ne met en regard ni la situation des orléanais ni leur avis. Il ne présente aucune alternative au discours qu'on lui sert. En plus, il signe l'article. Moi, à sa place, je n'oserais pas.
Je regrette d'autant plus ce que j'appelle un dérapage manifeste que La Republique du Centre nous avait habitué depuis les élections à une ligne éditoriale moins scandaleusement favorable à la droite.
J'en ai parlé à un ami socialiste qui m'a dit "ben, ça t'étonne ? qui écrit ? qui procède le journal ?". Oui, ça m'étonne ! Je ne savais pas qu'il fallait lire la Rep comme on lit le Figaro. Sa situation de monopole n'est est que plus insupportable.
J'ai créé ce blog parce que je ne me retrouvais pas dans les journaux que je lisais. Si les journaux se remettaient à faire leur travail, peut-être que les gens arrêteraient de lire les blogs et se mettraient à lire à nouveau les journalistes.
Voici un extrait de l'ordre du jour du prochain conseil municipal (vendredi 19 décembre 2008 – 18h)
n° 1 – Désignation du Secrétaire mort de rire n° 5 – Communications diverses en général, le maire en profite pour nous raconter une histoire drôle n° 6 – Budget Primitif 2009 pourquoi "primitif " ? n° 11&12 – Association La Sainte-Famille. Garantie d’un emprunt de 938 146 € & 4 783 130 € 5 millions d'euros ? ben mon gars ! n° 13 – Proximité. Charte de la participation citoyenne de la différence entre marketing et politique n° 16 – Grand Projet de Ville de La Source. Programme de logements en accession à la propriété n° 25 – Schéma Directeur Départemental du Très Haut Débit n° 30 – Marché de Noël 2008. Partenariats. Approbation de conventions 2008 ? ben il était temps ! n° 34 – Centre d’Histoire et de Mémoire d’Orléans. Versement d’une subvention au profit de la Ville. Approbation d’une convention à passer avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah avec un stage obligatoire pour le secrétaire de séance ? n° 40 – Mission lumière résolution assez obscure, en fait ! n° 57 – Quotient familial. Actualisation de la grille tarifaire. n° 65&66 – Rapport d’observations définitives arrêté par la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la Société d’Economie Mixte Sportive Locale Entente Orléanaise 45 ces infos auraient dû être remise le mois dernier. Etonnant oubli ! n° 76 – Direction Générale des Services Techniques. Convention de mise à disposition de certains services auprès de la Communauté d’Agglomération « Orléans-Val de Loire » comment orléans va fagociter les moyens de l'agglO ? n° 80 – Direction de l’Information et de la Communication. Recrutement d’un journaliste communication, journalisme, tout ça, c'est pareil ! n° 81 – Direction de l’Information et de la Communication. Poste de responsable des chargés de communication ben, il est où l'ancien ? n° 85 – Exploitation du réseau de téléphonie mobile. Mise à disposition du stade 7, rue de Beaumarchais Approbation d’une convention à passer avec la Société Bouygues Télécom. de nouvelles antennes sur nos têtes ?
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