La crise boursiere et vous
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Mots-clefs :bourse, bulle financière, crise, crise boursière, financiarisation, paniquez pas mais quand-même !, subprimes
La bulle des subprimes est en train d’exploser et avec elle les phantasmes que l’on pouvait avoir au sujet de la beauté de la financiarisation de l’économie.
Aux Etats Unis, le plan de George Bush pour renflouer les banques a été rejeté par les élus. Tandis que les démocrates lui reprochaient d’aider les banques sans aider les particuliers spoliés par le système, les républicains refusaient de voir l’Etat et donc les impôts intervenir dans la marche des entreprises. N’oublions pas que ces choix se font dans un contexte électoral où, en plus du Président, chaque élu remet son mandat en jeu ! J’analyse ce choix comme une victoire des combats idéologiques sur la prise en compte de l’intérêt général. C’est aussi une victoire des inétrêts particuliers contre la patriotisme américain.
Mais quels impacts en France ? Il y a 15 jours, on nous faisait le coup de Chernobyle : "Ne vous inquietez pas, le nuage s’arrêtera aux frontières de l’égocentrisme français". Mais on peut voir depuis 24 heures un changement important très bien résumé par un observateur Anglais en France qui a déclaré : "vous êtes curieux en France, pendant que le ministre de l’économie tient des propos rassurants dans les médias, le président réuni des réunions de crises". ce midi, le président de l’association des usagers des banques tenait, lui, des propos assez clairs : "Si vous avez plus de 70 000€ en banque, dispatchez votre argent dans plusieurs établissements". Je ne sais pas vous,
mais moi, ça me glace le sang. Non pas que j’ai autant d’argent, mais cela veut dire que l’on admet qu’une banque française de dépôt puisse faire faillite et ne pas rendre l’argent que les gens y ont déposé. Il disait aussi que le marché bougeait très rapidement et qu’il fallait être réactif. Vous vous direz "on s’en fout, on ne boursicotte pas". Y’a que Miguel pour se faire refourguer des actions Natixis foireuses ! OK, rigolez si vous voulez, vous allez rire jaune…
Depuis plusieurs années, on nous explique que le système de retraites par répartition ne suffit pas et qu’il faut que chacun épargne. Alors, les français beaucoup de français ont ouvert des assurances vie (héhé, certains commencent à se poser des questions ?). Ces systèmes sont la plupart du temps adossés à des actions. Alors évidement, on a réparti les risques sur des actions risquées pour certaines et moins risquées pour d’autres. Sauf que si tout se casse la figure… vous avez tout paumé… Géniale, la retraite par capitalisation…
Allez,… j’arrête là…
…
Pour y comprendre quelque-chose, une présentation du mécanisme des subprimes (rue89), à la fois humoristique (pour ceux qui ont le sens de l’humour) et pédagogique. En remerciant le lecteur occasionnel – et néanmoins ami – qui me l’a fait parvenir.





Si je peux soumettre ce liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes
Qui approche le pourquoi du comment et des possibles consèquences.
Ne cédons pas à la panique (mon PEA en freeze on ne sait jamais)
Cher Miguel
Tu écris « Depuis plusieurs années, on nous explique que le système de retraites par répartition ne suffit pas et qu’il faut que chacun épargne ».
C’est faux.
Ce sont les tenants d’une économie où on gagne plus en dormant qu’en travaillant qui disent cela.
Ces ultra-libéraux sont – certains semblent le découvrir aujourd’hui ! – immoraux.
La gauche l’a toujours dit : il n’y a que la répartition aujourd’hui de la richesse produite aujourd’hui qui peut fonctionner. Tout le reste n’est que tentative pour escroquer les gogos.
J’ai toujours considéré que pour que « mon » argent fasse des petits il fallait :
- soit qu’un pauvre con bosse comme un malade à ma place
- soit que je lui pique son fric.
Je ne vois pas comment, autrement, des billets viendraient s’ajouter à mes billets…
Revenons à des valeurs un peu simples : des gens travaillent, parce qu’ils en ont la capacité, ils en vivent et alimentent la nécessaire solidarité pour ceux qui en ont besoin.
C’est la seule société viable.
Alors, si la crise des machins ou des trucs affolent ceux qui ont fait des placements, je considérerai que c’est, comme à la fin des fables de La Fontaine, la morale de l’histoire.
Mais non Miguel « on ne va pas rire jaune » puisque Christine Lagarde la si honorable ministre des finances et Christian Noyer,gouverneur de la Banque de France, nous disent que les bases de l’économie bancaire française sont saines.
Moi je crois toujours ce que me disent les forts et les puissants.
A vomir…
A mort les écureuils qu’ont piques leurs noisettes!