S’intégrer dans une ville
inséré dans Orléans.
Mots-clefs :association, communautés, mcc, partis politiques, PS
Lorsque je rencontre une personne un peu déprimée, je lui dit « ça fait combien de temps que tu vis à Orléans ? 5 mois ? 6 mois ? T’inquiètes pas c’est normal. Maintenant, tu vas rencontrer des gens ». J’ai l’impression que c’est comme ça, à Orléans : on commence par déprimer 6 mois, après ça va mieux.
…
Un jour, j’était à Lisbonne. Accompagné par ma sœur ainée, je regardais les vagues de l’Atlantique s’écraser sur les rocher. Rapidement, on engage la conversation avec un homme qui pêchait là (ma sœur est très bavarde… elle aussi !). Le type nous demande d’où on est. Ma sœur lui répond « on est émigré en France ». « Moi aussi je suis immigré » nous répond-il. « A bon, vous êtes d’origine d’où ? »…. Il venait d’un village à 20 km de là.
Le déracinement n’est pas affaire de distance. Que l’on quitte Detroit pour l’Oregon, un petit village pour la capitale… ou… Paris pour Orléans, c’est toujours une épreuve. Et puis, souvent, sur place, on découvre un café, des gens, une perspective, un relief qui nous donne envie de mieux connaitre les lieux, qui nous les rend plus faciles à vivre et qui sait, à aimer.
Parfois, on ne découvre rien de tout ça. Alors on désespère et on se demande ce que l’on fait là. Pour moi, à Orléans, ça a duré 6 mois. 6 mois de solitude. Sans personne. Sans rien d’autre que le boulot. Et puis au bout de 6 mois, j’étais dans un train. Je discute avec une fille qui me dit « Y’a Rocard qui vient à Orléans, ça t’intéresse de venir l’écouter ? ». En plus de Rocard, je découvrais alors le PS, des amis et une autre jeune femme du PS qui devint plus tard ma femme. Je ne suis pas resté longtemps au PS mais c’est bien par lui que j’ai découvert Orléans.
On ne peut pas vivre tout seul ou renfermé sur sa cellule familiale. Une ville, ce sont des pierres mais aussi et surtout de multiples communautés. Vivre dans une ville, c’est faire partie de ces communautés (organisées ou non) qui nous irriguent et que l’on enrichit.
Les associations (de loisirs, de réflexion, caritatives,… ) sont avant tout des communautés humaines et à ce titre des lieux qui permettent de s’intégrer dans une ville.
Dimanche 7 septembre 2008, en centre-ville d’Orléans, dans une ambiance sympa, 500 associations tiendront des stands avec tout plein d’affiches et de tracts. Alors, si vous voulez mieux vivre la ville, allez-y !
Surtout, ne prenez pas les tracts, ne faites pas semblant de regarder les affiches. Allez discuter avec les gens qui seront là pour vous parler de leurs associations et ne repartez pas sans 1 ou 2 contacts… pas plus !
L’an dernier, j’ai interviewé les asso : Scouts de France, Centre œcuménique, SOS urgence Maman, les naturalistes orleanais, orleans-Image, à bras ouverts. J’essayerai cette année de faire de nouvelles vidéos pour vous faire partager mes découvertes.
Cependant rien ne vaut le contact personnel alors… faites pas votre timide quoi !





Comme je le disais il y a longtemps déjà, cela dépend de ta situation. Quand on travaille à Paris et qu’on se tape 2h30 de trajet le matin et 2h30 le soir, Orléans se transforme en dortoir et on ne voit personne. Mais tout le monde n’est pas dans cette situation et c’est tant mieux.
Les chances pour que nous fassions un tour à cette foire des associations sont assez élevées.
Miguel, merci. A mon humble avis, les associations sont l’avenir de notre société. On y apprend bien souvent le sens de quelques mots oubliés : solidarité, bénévolat, générosité, convivialité…
Reste à bien choisir, et là, avant tout, c’est une question de personnes, bien souvent.
D’où la nécessité d’aller papoter avec les gens, et non seulement, comme tu le fais si justement remarquer, de prendre un tract ou de juger sur une affiche.
Allez, et osez !
Je tiendrais modestement, et avec d’autres, le stand du Mouvement Chrétien des Cadres ( http://mccloiret.blogspot.com ) de 16h à 18h rue Jeanne d’Arc.
Si ce rapport entre foi et travail intéresse… passez nous voir