Le 1er mai, quand on se promène à Orléans, difficile de ne pas tomber sur un défilé, qu'on le veuille ou non !
Pour moi, ce fut d'abord le démarrage de la chevauché de Jeanne d'Arc, Place de Gaulle. 10 heures du matin. Une cérémonie sans grand intérêt. On a quand-même réussi à avoir un discours de la responsable de l'association Jeanne d'Arc qui a expliqué que Jeanne avait montré qu'il ne fallait jamais desespérer, même dans les situations qui parraissent sans issue. D'après elle, ce message est à toujours réintepréter à la lueur de l'actualité qui nous rappelle encore aujourd'hui que... et là, je cite "TOUT EST POSSIBLE". Elle n'a pas dit "ENSEMBLE" mais on voit bien où cette dame voulait en venir. Cette dame avait déja eu des propos litigieux lors de la remise de l'Epée de Jeanne d'Arc, 2 jours plus tôt. Si les fêtes de Jeanne d'Arc servent à instrumentaliser l'histoire à but bassement politicien, soit il faut changer les fêtes, soit ceux qui les organisent !!!
Alors que Jeanne faisait le tour de la ville, j'ai choisi de rejoindre le "défilé des travailleurs" qui partait des quais pour croiser à 30 minutes d'interval le chemin de celui de Jeanne d'Arc.
A Orléans, le 1er mai, c'est simple : si vous croisez du bleu et des cornemuses, c'est Jeanne d'Arc. Si vous croisez du rouge et des megaphones, c'est les travailleurs !
Au défilé des travailleurs, cette année, les sans papiers et RESF étaient en tête du cortège. C'est le signe que la lutte pour les sans papiers devient l'une des grandes luttes sociales du moment.
Un peu plus loin, on a aussi vu défiler des employés d'entreprises menacées dont ceux de Quelle Saran et de Duralex.
Venaient ensuite les syndicats puis les partis, PCF, LCR (..100% à gauche mais la ville à droite...), lutte ouvrière. Enfin, le PS qui, comme à l'accoutumée clôturait le cortège.
Plus tard, vers 16h30, Jeanne d'Arc passait aux tourelles (au sud de la Loire). C'était entre deux averses. Il y avait plus de monde dans le cortège que de spectateurs mais qu'importe, la chevauchée de Jeanne se finisait sans domages...
En voyant passer le cortège, un homme d'origine africaine faisait le pitre à sa fenêtre :)



ce qui me plait, indépendemment de sa gentillesse, comme toi d'ailleurs, c'est qu'Horza a trouvé le moyen de faire les deux défilés
il a de l'avenir ce petit gars là...
ps : classe ! le nouvel habillage de ton blog
Rédigé par: jean-françois | 02 mai 2008 at 01:14
"A Orléans, le 1er mai, c'est simple : si vous croisez du bleu et des cornemuses, c'est Jeanne d'Arc. Si vous croisez du rouge et des megaphones, c'est les travailleurs !"
Excellent !
Rédigé par: Fansolo | 02 mai 2008 at 08:24