Mairie Orleans : proposition #9
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A voir la route nationale 20 au nord et au sud d’Orléans, on pourrait croire que l’on est dans une zone qui n’est habitée ni administrée par personne. Les zones commerciales ont poussé et avec elles, des enseignes toutes plus grandes les unes que les autres. Pour attirer le chaland, chaque enseigne a placé une pub aux couleurs vives sur le bord de la route. C’est ainsi que, personne ne disant rien, on s’est retrouvé avec une des entrées de villes les plus moches de France.
A tellement côtoyer la laideur, on n’y prêtent plus attention. Il faut peut-être des petits films comme celui que j’ai diffusé pour, à nouveau, regarder l’environnement dans lequel on évolue avec un regard critique et constructif : il ne s’agit pas de dire « la pub, c’est de droite ou de gauche » mais de dire « est-ce que c’est dans une agglO comme ça que j’ai envie de vivre ? ».
Alors certains disent que le progrès impose de tels environnements. Est-ce que vous pensez vraiment que le progrès humain, c’est d’assommer les citoyens consommateurs avec de tels écriteaux. Certains parlent de dévelopemment économique. Savez-vous que dans de nombreux pays, de telles pratiques sont simplement interdites. J’ai un peu "bourlingué", principalement en Europe et aux US. Nulle part je n’ai vu un tel laisser aller, un tel abandon. La Suède ou l’Allemagne qui interdisent de tels amoncellements de pubs sont-elles moins développées économiquement que la France ?
Alors qu’attend-on pour reprendre possession de nos entrées de villes qui font aussi partie de notre territoire ? La ville, ce n’est pas l’hyper centre qui doit être joli, les faubourgs qu’on entretien le moins possible et l’entrée de ville qui ne fait plus vraiment partie de la ville. La ville, c’est un tout et je doute qu’un touriste passant par hasard sur la RN20, voyant cette entrée de ville si laide, ait envie de s’arrêter pour visiter ou passer du temps à Orléans.
Plus que de discours convenus sur le développement durable, je préfèrerais des actions concrètes en faveur de l’environnement : pour la planète si on veut mais aussi pour le respect de la nature et autant que possible pour l’environnement visuel et sonore des habitants et des touristes de passage.
Ma proposition #9 pour la mairie d’Orléans et plus largement pour les villes de la périphérie et en fait l’agglO est de reprendre possession de ces zones et d’y imposer des règles plus strictes en terme d’affichage. Lorsque vous êtes en centre-ville, vos toits sont en ardoise et vos volets blancs. Lorsque vous êtes dans un lotissement, vous avez aussi des contraintes de cohérence urbanistique. Je propose que les élus de l’AgglO travaillent à imposer une cohérence urbanistique dans les zones commerciales. Pour que nous et nos enfants ne vivent pas dans une jungle où un commerçant, sous prétexte qu’il fait partie d’un groupe multinational, aurait le droit de poluer impunément l’environnement visuel dans lequel nous vivons.





Grouard, je me souviens, en avait parlé avec force et volonté…je ne vois rien venir. C’est vrai que toute cette pub est gerbante. C’est une vraie pollution. De plus cela développe des comportements d’envie qui sont très malsains.
Voila qui ne devrait pas arranger le coté inesthétique de la RN 20:
La zone commerciale de Saran objet de toutes les convoitises
Publié le 21 avril 2008 – 00:05
Le terrain de trente hectares se trouve juste derrière l’hypermarché Carrefour et l’actuelle zone commerciale.Trente hectares de terrain sont à vendre par la mairie, juste derrière Cap Saran. Plusieurs grandes enseignes auraient, déjà, postulé. Si Ikéa dément toujours son intérêt, tout comme Decathlon, Alinéa serait sur les rangs.
Les rumeurs vont bon train depuis quelques semaines concernant les futurs acquéreurs de près d’une quinzaine d’hectares de terrain sur la commune de Saran.
Au total, la municipalité saranaise a décidé de vendre trente hectares à l’ouest de l’actuelle zone commerciale de Cap Saran. Si la moitié sera entièrement consacrée au commerce, « un quart de la surface sera destiné à la construction d’habitat mixte, le dernier quart étant réservé à des terrains à bâtir, des lots libres, car de nombreux futurs propriétaires veulent faire construire à Saran », souligne l’inamovible Michel Guérin, récemment réélu à la tête de la municipalité saranaise.
Prolixe sur les activités non commerciales, le maire de Saran l’est beaucoup moins sur les noms des futures enseignes susceptibles de s’installer dans cette zone. « Je sais qu’un aménageur a déjà des promesses d’acquisition, mais je ne peux pas vous en dire plus. On en saura peut-être plus d’ici à une quinzaine de jours. »
Le « non mais » de Decathlon
Toutefois, le premier magistrat saranais peut difficilement faire la sourde oreille à l’évocation du dossier Decathlon. « C’est vrai qu’ils veulent être au nord de l’agglomération comme c’est aussi vrai que Carrefour souhaite acquérir une emprise supplémentaire pour ses camions.
Brico-Dépôt ne cache pas non plus son intérêt pour une extension. » Au siège de Decathlon France, à Villeneuve d’Asq, dans la banlieue lilloise, on avoue que si « rien de concret n’a été décidé », le fait d’être au nord d’Orléans « peut être un bon complètement du Decathlon d’Orléans », souligne Fabien Mulier, le responsable de la communication externe. Laurent Sabatier, le responsable développement de la région orléanaise, affirme que « sur Saran, aucun engagement n’a été signé », mais que « la volonté de trouver une implantation au nord de l’agglomération reste d’actualité ».
Alors, info ou intox ? Une interrogation légitime puisqu’il y a trois ans, Decathlon avait déposé un solide dossier pour une implantation à Saran, sur le site où se trouve actuellement le magasin Gigastore. « Mais la CDEC (ndlr : commission départementale d’équipement commercial) a refusé », ajoute Laurent Sabatier, conscient également que certains aménageurs se servent du nom « prestigieux » de Décathlon afin d’attirer d’autres enseignes !
Du côté du centre commercial Cap Saran, la rumeur circule aussi au sujet des futures implantations. Alexandre Morisseau, le directeur de la galerie, avoue sincèrement n’être au courant de rien « sauf qu’on me parle souvent d’Ikéa ». Un secret bien gardé, car beaucoup d’intérêts financiers sont en jeu. Évidemment.
Alinéa à la place d’Ikéa ?
Viendra, viendra pas ? Ikéa, le géant suédois spécialiste de l’ameublement n’aurait toujours pas pris de décision définitive pour une implantation dans l’agglomération. D’où la rumeur amplifiée ces derniers jours à l’annonce de la vente des terrains saranais !
À moins qu’Ikéa ne jette son dévolu sur un terrain situé plus à l’ouest, près du futur Mécapôle et donc visible depuis l’autoroute A 10 : une des conditions sine qua non pour ses implantations, et ce n’est pas notre voisin tourangeau qui nous contredira ! Alinéa, son principal concurrent dans l’Hexagone, envisage d’autres créations de magasins dans plusieurs grandes villes de province. Le dossier de l’implantation à Angers est bouclé. Mais on parle également de Limoges et… d’Orléans.
À moins que d’ici là, Ikéa se décide à franchir le pas. À Saint-Étienne, l’enseigne avait longtemps tergiversé avant qu’Alinéa ne s’implante le premier. Vexée, la marque suédoise s’était ensuite installée dans la cité du Forez !
Grégory Legrand
Pour un pays toujours prompt á critiquer les Américains et le mode de vie qui va avec nous ne sommes pas mal quand même.
Ce n’est pas en développant ce genre de zone que l’on réglera les problèmes de circulation et de pollution (visuelle, sonore, CO2,…) induits.
Vraiment étonnant á une époque ou de plus en plus de personnes sont sensibles aux problèmes environnementaux et á la qualité de vie d’insister avec ce type de zone.
Ne pourrions nous pas commencer à faire machine arrière et commencer á sacrifier une certaine( ?) efficacité pour une vie meilleure (un peu moins de consumérisme ne devrait pas nuire, malgré ce que l’on essaye de nous faire croire).