Qu’est-ce que la laïcité à la française ?
Pour pas mal de gens la laïcité, c’est la garantie que le religieux n’interférera pas dans la sphère publique, et en particulier, dans les affaires politiques. Pour d’autres et en particulier des croyants, c’est la garantie pour chacun d’exercer librement sa religion. A la fois républicain et catholique, je me situe entre ces deux positions.
Alors ministre des cultes, Nicolas Sarkozy avait pris conscience du fait que le Loi de 1905 avait été créée dans un contexte où la religion musulmane n’était que peu présente en France. Il nous avait alors décrit une religion musulmane contrainte d’organiser sa survie dans la clandestinité des caves de HLMs et sous le contrôle de puissances étrangères, forcément mal intentionnées, forcément extrémistes. Il avait alors mis en place le conseil du culte musulman dont il s’avère aujourd’hui qu’il est de plus en plus… sous contrôle d’extrémistes, justement !
Jamais en reste quand il s’agit de créer l’évènement, Nicolas Sarkozy devenu président est alors rendre visite au Pape pour lui rappeler la fidélité qui est la sienne et celle supposée de la France qu’il représente. Un instituteur ne pourra jamais rivaliser avec un prêtre a-t-il dit ! Le religieux est au dessus de la république ? Les non-croyants apprécieront.
Continuant à ouvrir la boite de pandore, sa conseillère aux affaires religieuses et la laïcité a tenu des propos effarants en déclarant que, finalement, les sectes ne sont pas un problème et qu’il convient de revoir la position de la France vis-à-vis de l’Eglise de scientologie. On se rappellera utilement que Tom Cruise, l’un des mentors de cette secte si habile en lobbying, avait rendu une « visite de courtoisie » à celui qui n’était alors que ministre des Cultes.
Chose peu banale, il semblerait que les Eglises, quant-à elles, s’engouffrent dans la brèche et se disent que si le président est si volontaires dans les affaires religieuses une carte est peut-être à jouer.
La révision de la Loi de 1905 serait-elle à l’ordre du jour sans qu’on en soit avertis ?
Lorsque je vois les commentaires que je reçois à chaque billet sur la religion, je me dis que la Loi de 1905 résulte d’un équilibre instable qu’il serait dangereux de compromettre. Cet équilibre entre indépendance et liberté est profitable à Tous, je ne vois pas pourquoi il faudrait revenir dessus.
On se rappelera utilement qu’à Orléans, il y a 3 ans, lors de la cérémonie traditionnelle de l’embrasement des tours de la cathédrale, le maire Serge Grouard appelait les jeunes à se rendre massivement aux Journées Mondiales de la Jeunesse (réunion des jeunes catholiques) de Cologne. Comme beaucoup de catholiques d’Orléans, j’ai été choqué par ce mélange des genres. Je vois aujourd’hui que ce genre de comportement visant à revenir sur la laïcité fait son chemin à l’UMP. Pour moi, ça ne mène à rien de bon.
Il me semble important que les uns et les autres sachent qu’on peut être catholique et attaché à la laïcité. Rendons à Cesar ce qui est à Cesar et à Dieu ce qui est à Dieu !
Quelque soient leurs convictions personnelles, on préfèrerait un président exemplaire en terme moraux à un président qui sa s’agenouiller devant le Pape. On préfèrerait un maire plus attentif aux quartiers pauvres d’Orléans, à un maire qui fait sa promo en appelant au rassemblement des JMJ.
Cela fait un moment que je guettais ça ! J’en avais rêvé, google l’a fait pour moi aussi !!!
Quand on recherche « coteboulevard », google affiche, en dessous du libellé de mon site un certain nombre de rubriques. Comment fait-il ? En fonction des requêtes les plus souvent utilisées pour arriver sur mon site, il a essayé de déterminer des rubriques.
Cela veut dire que google est en train d’essayer de faire de la classification sémantique ! C’est ça qui me semble le plus intéressant !
Pour mon site, google a déterminé que mes rubriques les plus significatives étaient « Humour », « Inexplosible » et « rupture sarkozy ». On le voit, les critères de google ne sont pas forcément les meilleurs pour en déterminer les rubriques mais c’est un début !
Pour les techniciens, sachez que l’outil google sitemaps permet pour le moment d’afficher et supprimer les rubriques. A terme, il devrait permettre d’en ajouter (si j’ai bien compris). Allez, pour jouer un peu, je vais essayer de supprimer une rubrique. On va voir ce que ça donne à la prochaine "google dance"
Au fait, google a aussi travaillé pour les autres blogs. Je vous laisse regarder ça…
Je réagis indirectement avec… 6 mois de retard à un article d’Olivier qui disait son agacement de voir tant de fôtes d’orthographe sur les blogs. Article que je me suis bien gardé de commenter (enfin je crois) et, comme les esprits sont un peu survoltés en ce moment, je précise en préliminaire que ma réponse n’est pas une attaque mais bien une réaction.
Les lecteurs de ce blog savent que je suis une honte pour tous les Roberts, Larousses et autres Littrés. Loin de moi l’idée d’une quelconque revendication, encore moins de protestation.
Ce qui est vrai, c’est que j’ai toujours eu du mal avec l’orthographe. Il me semble que mes difficultés se sont d’ailleurs accentuées avec l’âge.
Mon métier ne m’a d’ailleurs pas beaucoup aidé : un informaticien en début de carrière écrit très peu. Quoi qu’on en dise, on préfère un bon technicien à un bon rédacteur. C’est d’ailleurs l’une des maladies de la profession, mais c’est un autre sujet.
Il y a quelques temps, j’ai dû écrire mes premiers cahiers de charges. Quelle difficulté que de se remettre à écrire ! Car après l’orthographe, c’est la grammaire puis la rédaction tout court qui en avaient pris un coup…
Et puis voilà qu’un jour, j’ai ouvert un blog. Chaque jour, je me suis mis à écrire un texte court, sans complexe, un texte simple, naturel. Au bout d’un moment, je me suis rendu compte que toute difficulté de rédaction disparaissait… Si bien que dans mon travail, rédiger est devenu naturel. Plus d’angoisse face au paragraphe ou au document de 80 pages. Tout coule de source.
Etonnante découverte (encore une diront les habitués) !
Alors bon, la grammaire n’est pas revenue. L’orthographe, je n’en parle pas. Mais quel bonheur que d’écrire à présent !
Si je raconte cela, ce n’est pas uniquement par pur nombrilisme mais parce que je me demande si le blog ne peut pas être une méthode pour apprendre à certains jeunes à affronter leur appréhension de la rédaction…
PS: en relisant mon article, je me rend compte que je ne retrouve plus l’article d’Olivier mais ce n’est pas bien grave, celui-ci n’était qu’un prétexte à la suite. Enfin, je me demande si, sur mon prochain blog (déjà) en projet, je ne vais pas aussi écrire des articles en anglais pour, de la même manière, améliorer mon niveau…
A l’occasion des élections municipales, France 3 a publié un reportage sur les blogs d’Orléans. Je trouve le reportage assez bien rythmé. Bien fait sur la forme mais aussi le fond.
Plusieurs interview, des extraits vidéos, des articles. Tout ça monté de manière didactique. Bravo France 3 !
PS: Merci à
Romain pour la vidéo
Sur le panneau d’affichage, en bas des pistes, on peut lire « Le plan, matin, -6 degrés ». Un type qui vient de l’autre versant, du côté de Megève, dit à son copain : « c’est normal, c’est un trou ici ».
L’endroit dont il parle, c’est le Plan de la Giettaz, 1000m d’altitude. Pour lui c’est un trou. Pour moi, c’est le petit bout de paradis dans lequel je viens me retrouver depuis 10 ans. Un endroit perdu où le téléphone ne passe pas, avec son café-restaurant qui ferme vers 22H, son épicier qui ne marche que l’hiver, son loueur de ski et sa vingtaine de Chalets. Il faut faire 3,5 km pour arriver au bourg de la Giettaz et 10 ou 15 km de route de montage pour trouver un distributeur CB.
Les gens du pays préfèrent qu’il n’y ait pas trop de neige : d’un côté, ils gagnent moins d’argent car il y a moins de touristes mais d’un autre, ils ont moins de galères le matin pour déblayer de toute urgence le chemin et emmener les gamins au car de ramassage scolaire, faire leurs courses… Ici, tout le monde cumule 2 emplois : charpentier-moniteur de ski, éleveur-perchman,… Chacun porte aussi sur lui le deuil d’un de sa famille qui est mort sur l’une des routes de la région. La vie est dure pour les habitants du Plan !
On s’en étonnera mais le Plan est habité par de vrais gens, des gens pas bouffés par la société du tourisme de masse et de la consommation. A tel point que parfois je me demande comment ils voient mes passages répétitifs, impromptus et décontractés au milieu de leur vraie vie.
Dans ce hameau du bout du monde, on a aménagé des pistes de ski et des remontées mécaniques. Mais une ancienne institutrice de la Giett’ qui passait par là par hasard (?) m’a dit un jour que le Plan avait finalement peu évolué depuis 30 ans. En hiver, c’est une toute petite station de ski familiale, un lieu d’habitués, souvent un peu écolos, qui ne filent l’adresse qu’aux bons copains, et qui aiment être loin de tout, technologie, actualité, foule, société de consommation…etc. En été, c’est un peu la campagne, les marmottes et le vieux chamois semi-domestiqué (!) en plus.
Il y a peu de temps, la commune a recherché une solution au surendettement causé par les équipements de la station. La Giett’ s’est alors alliée aux riches stations de Megève et Combloux qui voyaient là un moyen d’agrandir leur domaine skiable. Les gens du pays disent « on s’est vendu aux riches ».
Comme d’autres habitués, j’ai d’abord eu peur de ces nouveaux venus qui créaient de l’attente aux remontées mécaniques, qui vous doublaient dans les files et vous regardaient de haut à la moindre remarque (tout ça n’existait quasi pas jusqu’alors). Ils n’allaient pas manquer de faire gonfler les prix et saperaient à jamais le côté « authentiquement authentique » du hameau et de ses habitants.
2 ans après l’ouverture du domaine de la Giett’, je constate que les gens de Megève qualifient le Plan de « trou » dont ils repartent à toute vitesse pour retrouver des contrées plus peuplées et plus chics. J’en suis bien heureux et considère chaque année de réputation ringarde comme une année de gagnée pour mon petit bout paradis !
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A l’heure où j’écris ce billet, La Giett’ n’a pas de liste aux municipales. Les gens du pays n’ont semble-t-il pas pardonné à la municipalité actuelle d’avoir « vendue » l’âme du village… Il faut dire aussi que le désormais domaine « je ne sais pas quoi »-mont-blanc vient de décider la fermeture de pistes jugées non rentables… ici comme ailleurs, l’argent roi essaye de triompher, ici comme ailleurs, certains ne sont pas d’accord avec cette logique.
C’est Eric qui nous en parle.
"A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu’en aurait-il été des dénonciations de juifs ?"
Carla Bruni
Non, franchement, il y a des jours où il faut arrêter avec le Génépi !
Une petite ville de province dans le Nord. Un médecin généraliste. Un malade qui meurt et un proche qui appelle le médecin et le menace de poursuites judiciaires. Un médecin qui se suicide. C’est l’histoire que nous raconte le journal libération dans son édition du 20 février 2008.
Cette histoire me rappelle une réunion de cadres chrétiens. Je ne sais plus quel était le thème de la réunion. Ce dont je me rappelle, c’est que quelqu’un a prononcé le mot « euthanasie ». Or, dans l’équipe, il y avait 2 médecins. Ils ont commencé à parler du thème de la fin de vie : à partir de quand faut-il tout arrêter ? sur quels critères ? le fait-on pour le malade ou sous la pression des proches qui parfois voudraient bien qu’on en finisse… etc…
Ainsi, j’ai appris que, dans le secret de son cabinet médical, en cours de journée, entre un enfant grippé et une personne dépressive, le médecin devait faire des choix radicaux, seul avec sa seule conscience.
Ce jour-là, la réunion a complètement dérapé du thème initial et nous avons laissé les deux médecins échanger sur le sujet. J’ai pensé que, s’ils le faisaient ce soir-là, c’est sans doute qu’ils n’avaient pas d’autre lieu pour le faire. Je me suis dit que ce devait être terrible de porter cela.
Les néophytes considèrent la médecine comme l’un des plus beaux métiers du monde. Pourtant, quand ils en parlent, certains médecins vous décrivent surtout des horreurs qui peuplent leur quotidien.
A cela s’ajoute un changement dans le regard croisé du patient et du médecin : le patient considère la médecine comme une science exacte, le corps médical, lui, parle d’art. Le patient exige la qualité du service et n’hésite pas à attaquer hôpitaux et médecins de ville en justice, le corps médical déclare, lui, qu’il n’a qu’un devoir de moyen et non de résultat. Au milieu de tout cela, reste l’homme, seul dans son cabinet médical, avec ses cas de conscience, ses questions et souvent, sa solitude.
Dans son article, Libération nous apprend que le taux de suicide est 3 fois plus important chez les médecins que dans la population globale. Lorsqu’on construit un hôpital on parle de mètres carrés et de flux logistiques. Parfois, on parle de liens avec la médecine de ville. Des hommes, jamais. Quand on parle médecine, on parle coûts, responsabilité, quotas de médecins. Parle-t-on de l’accompagnement humain ?
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