Parler des banlieues
TweetEmailSharebar TweetEmailHier soir, dans les journaux de la nuit, des voitures de polices en feu sur LCI, France 3, sky news… On demande au journaliste si la police a la situation en main à Villiers-le-bel : "on a bouclé toutes les entrées de la ville, on envoit des CRS mais 40 policiers ont été blessés [...]
Hier soir, dans les journaux de la nuit, des voitures de polices en feu sur LCI, France 3, sky news… On demande au journaliste si la police a la situation en main à Villiers-le-bel : "on a bouclé toutes les entrées de la ville, on envoit des CRS mais 40 policiers ont été blessés par 300 jeunes qui lancent des projectils et sont munis de pistolets à grenaille. Les zones sont faites de telle manière qu’elles sont difficiles à contrôler".
En résumé, les jeunes sont armés et ont décidé de mettre la ville ne feu. On a instauré un siège mais ce sont les jeunes qui ont la situation en main. Comment en est-on arrivé là ?
Dans la presse de ce matin, on trouve des interviews de jeunes de "villiers-le-bel". Ils sont convaincus que la voiture de police n’a pas freiné, que les jeunes ont été écrasés "comme des pigeons" et abandonnés sur la chaussée. Hier après-midi, on avait inscrit sur un mur de l’autoroute A1 "Vengeance pour Villiers-le-belle" comme un appel à l’insurection générale.
Dans ces conditions, allez tenir un dicours rationnel, parler de distances de freinage, d’enquete et de procédure judiciaire !
Le problème, c’est qu’on a laissé ces jeunes grandir sans espérance et dans la violence. Cette jeunesse est en train de tourner au "no future". Quelles leçons a-t-on tiré des émeutes de 2005 ? Qu’est-ce qu’on a fait pour les banlieues depuis ? Qu’est-ce qu’on a fait pour réconcilier ces jeunes avec leur police ?
RIEN.
Les français ont élu Nicolas Sarkozy, celui-là même qui est en grande partie responsable des émeutes de 2005 et la seule réponse qu’il y ait de la part du gouvernement est d’appeler les médias à la modération "n’en parlez pas, il ne se passera rien". Pendant ce temps, on met de fait des villes sous couvre-feux et on se tire dessus. Mais surtout, il ne faut pas en parler.
Désolé, mais il faudra bien en parler. Pour moi, ce phénomène ne relève pas du fait divers (ni même d’hivers pour faire plaisir à fansolo). Pour moi, on est dans la désepérance sociale et devant cela, même si je suis d’accord pour en appeler au calme, j’espère bien qu’on ne va pas se taire.
Comment rappeler au gouvernement que 2 ans pour une machine comme l’état, c’est un instant quand pour un jeune de 15 ans, c’est, hélas, une éternité ?
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Mots-clefs :banlieue, banlieues, clichy-sous-bois, jeunes, jeunes et police, police, sarkozy, villiers-le-bel





Un jeune de 15 ans qui n’a rien vu venir depuis 2005 et qui en a maintenant 17 et puis le petit frère qui en a 13 qui assiste aux « spectacles ».
Tu as parfaitement raison de parler de désespérance sociale. C’est palpable et insupportable à la fois. Je disais il y a peu que la révolte gronde et que lorsqu’elle éclaterait tout le monde aurait à y perdre. Et pour l’instant il n’y a que les plus jeunes qui sont dans la colère, la casse, l’irrésaison comme déraison. Ce qui est déraisonnable, c’est qu’on en soit arrivé là.Il y a tant de désespoir que je crains que l’on ne retrouve bientôt les plus âgés, les parents et tous ceux qui se sentent maltraités, méprisés, humiliés par notre société à leurs côtés. 7 millions de pauvres en france, est-ce que la poudrière n’est pas là ? Car à ces 7 millions, combien sont aux alentours du chiffre fatidique de 817 euros par mois ? 7 millions, c’est plus de 10% de notre population. Quand on n’a plus rien à perdre que la vie…
Tout à fait d’accord sur ta conclusion… on ne voit pas les choses de la même manière à 15 ou 20 ans.
Mais le fait est que c’est un dilemne : ne pas en parler est une manière de cacher un échec à la population. D’un autre côté, en parler trop comme font souvent les médias parce que ça fait des images sensationnelles, est effectivement un pari dangereux susceptible de propager le feu.
A quel niveau régler le curseur ?
Quand j’entends le présentateur de LCI qui liste les quartiers « dits » sensibles en disant <>, là c’est pas de la modération qu’il faut, juste connaitre son métier, relater les faits ne pas les créer.
Ségolène Royale vient d’appeler à « une mobilisation nationale toutes tendances politiques confondues, pour que la question de nos quartiers, de l’avenir des jeunes dans nos quartiers pour qu’ils aient l’espoir de trouver du travail, devienne une grande cause nationale. »
Est-ce que je peux donner la solution de la devinette du Castor, maintenant?
Si, Miguel, c’est un fait divers. mais dans un climat social et politique aussi grave, ça tourne au drâme.
Réconciliez les jeunes avec la Police. Arrêtez un peu, commencez donc par réconcilier les jeunes avec les politiques, tous ceux qui les ont trahis, bafoués, tout ceux qui ont empoché, tout ceux qui, d’ailleurs, trahissent même la Police car là aussi, conflit social ouvert en ce moment.
Ah bon ! Tu savais pas ? Ben si !
Apparament les émeutes semblent choqués aujourd’hui notre président de la republique et il se permet de traiter ces jeunes qui cherchent à s’exprimer de « voyoux », »bandit »…… il a oublié qu’ il était la cause de l’ incendie en 2005 qui a couté la vie d’une jeune fille de 25ans. Je pense que la loi en France sa s’applique à une minorité de peuple! Nous avons tous oublié l’incident commis par les jeunes de paris « 14″(je veux pas trop detailler car on le sait tous…) comme c’est de « parisiens » qu’ils l’avaient fait sa ne dérangeait pas notre ministre de l’interieur s’il sagit de parler de la banlieu la ils trouvent tous de sujet intéressant à raconter! Je pense que la politique en France est bafouée y compris la loi!!!! svp arreter de parler de la DEMOCRATIE en France………….. Ne croiez pas que votre soit disant politique rendra la vie de ces ados!!!!!!!!!!!!!!