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Mobilite des cadres

TweetEmailSharebar TweetEmail Hier soir, réunion MCC avec d’autres cadres (moyens et dirigeants) sur le thème de la mobilité. Autour de la table (entre autres) un couple qui a pas mal bougé, en France et en Europe, une personne qui travaille en consulting en suisse alors qu’elle et son mari habitent à Orléans, une autre qui, [...]

Hier soir, réunion MCC avec d’autres cadres (moyens et dirigeants) sur le thème de la mobilité.

Autour de la table (entre autres) un couple qui a pas mal bougé, en France et en Europe, une personne qui travaille en consulting en suisse alors qu’elle et son mari habitent à Orléans, une autre qui, après un déplacement de 5 ans au Canada, décide de s’installer à Orléans, siège de son entreprise et apprend, à peine arrivée que le siège est déplacé à Tours et enfin ma femme et moi qui travaillons tous deux maintenant à cheval sur Paris et Orléans. Quelle brochette de situations !

Quelques pistes débattues.

Pourquoi vouloir ainsi courir tout le temps ? Pourquoi n’acceptons-nous pas de ne pas être des sur-hommes ? Pourquoi croyons-nous pouvoir tout tenir, vie professionnelle, vie familiale, vie sociale ? Quel prix payons-nous pour cela ? N’est-il pas possible de poser des choix simples ?

Question aussi sur l’attachement à un lieu, à des pierres, une maison. On a vu des couples se séparer parce qu’incapables de se séparer d’une maison, ils s’étaient lancés dans un mode de fonctionnement impossible à tenir. Quid alors de l’enracinement ? Comment construire quand on bouge tout le temps ?

Question sur l’organisation du travail. On se rend compte que certains cadres n’acceptent plus de se déplacer au gré des besoin des entreprises. Qu’est-ce que ça nous montre des changements du monde du travail ? Les entreprises sont-elles prêtes à prendre en compte l’envie des cadres de s’enraciner et de faire moins de concession sur leur vie familiale ?

Question sociale. La situation est-elle la même pour les cadres supérieurs dont la mobilité est prise en charge par l’entreprise (qui paye déménagement, logements de fonction, employés à domicile) et cardes moyens qui doivent s’organiser eux-mêmes et donc payer le prix fort ? Tant que la femme restait au foyer, les choses étaient plus facile. Quand la femme travail et ne souhaite pas s’arrêter pour favoriser la carrière de son mari, la mobilité géographique est plus difficile à gérer. Un homme serai-til prêt à arrêter de travailler pour suivre la carrière de sa femme ?

Beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions et 1 heure seulement pour en parler parce qu’arrivé en retard à cause d’un train raté à Austerlitz et obligé de partir tôt parce que l’un d’entre nous devait être à Tours, le lendemain, dés 7H30…

Pourquoi n’acceptons-nous pas de ne pas être des sur-hommes ? Pourquoi croyons-nous pouvoir tout tenir, vie professionnelle, vie familiale, vie sociale ? Quel prix payons-nous pour cela ?

Posté par le 2 oct 2007.
inséré dans Travail.
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5 Commentaires pour “Mobilite des cadres”

  1. c’est quoi ta définition du cadre moyen…?

  2. J’ai trouvé cette définition du cadre supérieur « La Loi sur les normes du travail fait référence au statut de cadre supérieur de façon à le distinguer explicitement du statut des autres personnes salariées et des autres cadres qui ne sont pas supérieurs. La personne qui est cadre supérieur est celle qui exerce des fonctions de haute direction et qui relève habituellement directement du conseil d’administration, de la présidence ou de la vice-présidence de l’organisation ou de l’entreprise. Elle possède un pouvoir décisionnel important et elle peut engager l’entreprise sur des questions primordiales.
    Le terme « supérieur » présuppose généralement qu’il existe d’autres cadres dans l’entreprise. La personne qui est cadre supérieur a donc fréquemment sous sa responsabilité des cadres intermédiaires. »
    Le cadre moyen (=intermédiaire), c’est le cadre qui n’est pas cadre supérieur.

  3. BCT

    Maigre contribution :
    Vie sociale : Pendant 10 ans j’ai mis entre parenthèse toutes vies sociales. J’ai commencé à découvrir l’endroit où j’habite à la fin. Avant c’était balades sur les bords de Loire et quelques manifs théâtrales. Essayer de partager la vie familiale n’était pas simple. Là il faut l’importance qu’ont nos compagnes et la confiance que nous avons dans nos progénitures.
    Vie familiale : Il ne fallait surtout pas décider de tout régler le week-end. Là on acquiert une certaine philosophie,
    Vie professionnelle : Soit elle est enrichissante soit elle ne l’est pas. Si elle ne l’est pas alors il faut développer d’autres choses comme apprendre une langue dans le train,
    Surhomme : Soit tu préserves ta santé phisique, morale et spirituelle en t’évadant(livres,…) soit tu deviens un zombi.
    En tout cas cette vie n’est pas que négative. La preuve en est vos questionements au MCC. Sur le plan spirituel (je ne me place pas sur le plan religieux seulement) les méditations qu’on peut avoir dans les déplacements sont très enrichissants.
    Moi j’avais choisi de m’évader. Mes aller et retour en vélo Gare / domicile m’aidaient beaucoup. Les copains dans le train aussi. Le train et le métro/RER sont beaucoup moins anonymes qu’on se l’imagine. Tu y faisais allusion je crois.

  4. Marc Petitqueux

    Quel bel apercu de ce que vivent des cadres sur Orléans aujourd’hui ! Cette vie trépidante a ses limites : à quoi mène cette course éperdue ? En début de carrière cela permet d’aller vers des postes qui mettent en valeur ses capacités. Ensuite cela devient un moyen de trouver des postes valorisant ses compétences ou bien trouver ou garder un job tout simplement sans faire déménager sa famille. Mais comme le disait Marie, faut-il tout accepter ? A quoi bon parfois vouloir tout concilier même l’inconciliable ? Parfois ces situations nous imposent de faire un choix radical permettant à la vie (en couple, en famille, au travail, sociale, sportive, …) de retrouver sa place et de rendre du souffle pour soi et pour ceux que l’on aime. Alors quand tout accélère et que le sens s’estompe et que tout devient à risque dans ma vie, il faut prendre le temps de se poser et de discerner. Facile à dire ? certes, mais le MCC est un lieu vital où aborder ces questions et de sortir la tête de la mélée !

  5. [...] Tous petits, par des poème, des pubs et des dessins animés, on nous a inculqué cette idée d’un bonheur qui est ailleurs, insaisissable, et derrière lequel il faudra courir avant qu’il file. Courir encore et toujours… mais courir pour quoi ? [...]

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