Orléans : Les Fêtes de Jeanne d’Arc, Remise de l’épée
Dimanche 20H30, Orléans, collégiale St-Pierre-Le-Puellier : On se retrouve dans cette belle église désaffectée pour la première cérémonie des fêtes de Jeanne D’Arc pour laquelle peu de publicité a été faite. Il faut dire qu’on est là entre gens bien : autorités civiles, militaires et religieuses entourées des familles de la nouvelle Jeanne et de quelques notables qui pour l’occasion ont mis leur costume du dimanche – ça tombe bien puisqu’on est dimanche !
C’est l’occasion de découvrir la nouvelle Jeanne et de se rappeler les critères de choix : être orléanaise, être baptisée, avoir 17 ans, être « pure » et engagée envers son prochain. Comme critère de pureté, on dit que la fille doit être vierge mais il y a aussi la pureté du cœur, évidement. Pour l’engagement, on parle de scoutisme ou d’engagement associatif. Ces fêtes étant à la fois civiles et religieuses, il est de coutume de choisir, par alternance, une jeune fille d’un lycée public une année et d’un lycée privé l’année suivante. Il semblerait que depuis quelques années, le choix de la jeune fille se fasse uniquement dans un certain milieu avec une certaine sensibilité religieuse et politique. Sans vouloir nuire ni aux fêtes, ni à la Jeanne 2007, je noterais qu’elle est une nouvelle fois issue du lycée St Charles et qu’elle est beaucoup entourée par les scout d’Europe (frange la plus à droite des scoots sur Orléans). C’est très regrettable car ce type de choix, s’il est réitéré chaque année marque les fêtes d’une certaine coloration qui n’est pas de nature à encourager une jeune fille d’un milieu populaire dans un lycée public fortement engagé aux Resto du Cœur. Les orléanais sont attachés à leurs fêtes et il ne faudrait pas qu’elles deviennent l’otage d’une caste. Puisque décidément, la municipalité actuelle s’obstine dans ce genre de choix, j’espère que la prochaine alternance politique sera l’occasion de rééquilibrer les choses dans le sens de plus de pluralisme.
Évidement, dans ce contexte, les discours officiels ont porté sur la difficulté à trouver une Jeanne qui ose s’afficher, s’engager et faire face aux quolibets. Ceux qui organisent les fêtes devraient quitter de temps à autres les tribunes officielles et descendre avec le peuple d’Orléans car en 15 fêtes suivies de bout en bout, je n’ai JAMAIS entendu le moindre quolibet à l’encontre de Jeanne. A l’encontre du maire et des policiers, oui (c’est presque une tradition), mais à l’encontre de celle qui représente le peuple d’Orléans, jamais. Là encore, si le comité était un peu plus ouvert peut-être verrait-il les choses différemment.
Cette cérémonie de la remise de l’épée est très belle car très simple : la Jeanne de l’an dernier remet à la nouvelle Jeanne l’épée des fêtes (qui, ceci dit en passant n’est pas la vraie épée de Jeanne). Il me semble bien qu’une année, j’avais entendu l’ancienne Jeanne dire ce que les fêtes de l’année passée lui avaient apportées, personnellement. A son tour, la nouvelle Jeanne disait ce qu’elle attendait de ces nouvelles fêtes. Allez, ça fera une idée pour la prochaine fois. Une fois l’épée saisie, la nouvelle Jeanne la tend au ciel ce qui plait toujours aux quelques enfants présents et fait la joie des photographes
La Jeanne monte ensuite à cheval pour entrer dans la ville par la rue de Bourgogne.
Dimanche 21 H 30, Orléans, Porte Bourgogne : Le contraste est saisissant. On sort des discours convenus, de l’ambiance feutrée de la collégiale et on arrive rue de Bourgogne. Là, la foule des orléanais, j’allais dire le peuple d’Orléans, accueille Jeanne comme il le fit il y a 600 ans.
Applaudissements, « Bravo », « Vive Jeanne »… les chevaux fendent la foule joyeuse et l’on marche à sa suite dans la rue non sans éviter le crottin des chevaux mais que voulez-vous c’est aussi ça les fêtes de Jeanne d’Arc.
Dimanche 21 H 45, Orléans, Place de la république : La soirée se finit Place de la République (étonnant quand on fête quelqu’un qui a remis un roi sur son trône !). Pour occuper les gens, la marie avait préparé à la va-vite 3 petites activités : dances pseudo-médiévales, combats d’hommes en arme et cracheur de feux un peu fou. J’aurai préféré une piécette historique PREPAREE PAR DES ORLEANAIS mais visiblement, la mairie préfère faire travailler les compagnies venant d’ailleurs. Nous en reparlerons. Mes filles me disent : « il est fou ce cracheur de feu », « Bon on s’en va ? », « Oh non, le cracheur de feu n’a pas fini », « Bon d’accord mais après on y va… ».
Dimanche 22 H 45, Orléans, devant la mairie : Retour avec les enfants enchantés par cette soirée simple et joyeuse. On passe devant la place de l’Etape déserte. Tiens, Jeanne est là, à pied et en armure. Elle marche sur les pavés et ça fait comme un bruit de casserole. C’est alors qu’une vision étrange nous a écarquillé les yeux : Jeanne en arme qui rentre dans un bus de la SETAO ! Bon pour info, elle n’a pas mis de ticket mais y’avait pas de contrôleur
Sur la place, un jeune lui cri « Jeanne ! Je t’aime !« .
Vous voyez, le peuple d’Orléans n’envoie pas de quolibets à Jeanne d’Arc, que des messages d’Amour !









domage pas de vue télévisé a ce jour
La Dame à la Licorne (association d’insertion sociale et professionnelle « chantier permanent), a participé, en louant des costumes) à la fête de Jeanne d’Arc via la Société PIXSCENE (non recommandée)
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[...] cérémonie avait lieu dans la cathédrale et prenait pour prétexte la cérémonie de la remise de l’épée, instaurée en [...]